Comment lâcher l’attente?

Comment lâcher l’attente ou juste l’espoir de passer une bonne journée, après ce que je ressentais comme une bonne pratique? Ma question est un peu naïve rajoute Annie.
Rassure-toi Annie ta question nous donnera l’occasion d’éclairer ce phénomène spirituel très répandu, l’attente de résultats. C’est ce que l’on pourrait appeler une forme de matérialisme spirituel. Lire la suite « Comment lâcher l’attente? »

Difficile d’avoir de la compassion pour soi-même

Difficile d’avoir de la compassion pour soi-même me disait un ami hier soir après notre temps partagé de méditation, dans un commentaire. Le thème de la pratique était justement la compassion envers soi-même.
Ce mot de compassion est délicat. Il semble désigner un idéal humain impossible à atteindre car, par expérience, nous savons que nous sommes souvent confrontés à des barrières, à des limitations, à des rejets, basés sur la différence irréductible entre moi et l’autre. Comment avoir de la compassion pour tous ces gens qui commettent des atrocités, tuent, violent, pillent, manipulent, torturent, mentent, trahissent, agressent, abusent? Nous ne ferons jamais cela, nous ne sommes pas comme cela, voilà ce que nous nous disons dans une réaction immédiate. Peut-être que nous ne ferons jamais cela, peut-être, mais nous en avons les graines, et l’herbe poussera si nous l’arrosons souvent. Si nous sommes honnêtes envers nous-même nous reconnaissons qu’au quotidien, sans aller même jusqu’à des situations extrêmes, nous vivons fréquemment ces  tentations de petits meurtres entre amis. Heureusement que la pensée ne suffit pas à tuer, mais quand même!
Alors juste aujourd’hui, sans faire le tour complet de la question, cher ami, je vais essayer d’entrer dans la profondeur de ce qui a été exprimé. Lire la suite « Difficile d’avoir de la compassion pour soi-même »

Le courroux de ma bonté

Le courroux de ma bonté est une phrase du texte de pratique « inspirer dans la souffrance et libérer le coeur » – texte écrit pour ces temps incertains de pandémie et de confinement. L’esprit insufflé bien sûr dépasse largement les époques et les événements. mais il est bon de rendre concret et de renforcer le pouvoir des pratiques en les plongeant au coeur de notre quotidien quel qu’il soit. D’abord parce que c’est précisément le sens d’une pratique à laquelle on s’entraîne de tout inclure. Il n’y a pas d’ailleurs ou de conditions favorables. Invoquer des conditions favorables, comme d’avoir du temps, reste une façon de se dédouaner de son peu de confiance ou d’investissement. Et les conditions favorables auxquelles on pense du point de vue de la pratique sont avant tout défavorables. En effet quand on a du temps on fait autre chose que de penser à l’essentiel, on ne semble pas en avoir besoin. Et quand on en a besoin, force est de constater le manque d’entraînement, de rappels, de stabilité. Alors à quoi bon, c’est trop tard! Lire la suite « Le courroux de ma bonté »

Dur et noir comme un caillou

Ce soir, après la session de pratique ensemble sur youtube, où nous avons fait un tonglen spécial, ouvrant les vannes du coeur et distribuant ses trésors en toute direction, vers tous les êtres, une amie m’écrit : la pratique m’a fait beaucoup de bien car au début mon coeur était dur et noir comme un caillou.
Quelle belle évocation que cette image et si juste, chacun-e peut la ressentir dans sa chair, parfois le coeur est dur et noir comme un caillou, n’est-ce pas? Lire la suite « Dur et noir comme un caillou »