ça marche!

En ces temps de confinement, à plusieurs, parfois à plusieurs générations, dans de petits espaces, ça ne marche plus, et même si nous pouvons aller à l’extérieur, notre périmètre est délimité et restreint, alors ça ne marche pas beaucoup!
De fait, pratiquer la méditation assise s’en trouve facilité, peut-être, mais n’oublions pas que méditer est une attitude d’esprit, de présence à ce qui est, d’accueil de ce qui se passe en même temps qu’accueillir ce qui accueille. Et cela quelque soit la situation. Lire la suite « ça marche! »

Qu’en est-il des voies, des chemins, des sentiers…

« Qu’en est-il des voies, des chemins, des sentiers ? » demande Annette à la suite de la méditation thématique d’hier soir sur l’ennui et sa porte ouverte à l’expérience immédiate de notre nature profonde, tellement proche, intime, qu’elle ne peut être vue comme l’oeil ne peut se voir lui-même – on va dire ainsi même si les mots sont toujours un peu casse-gueule surtout en ce domaine de l’esprit, il est néanmoins nécessaire de les l’utiliser pour pointer vers l’insaisissable, ce qui n’a pas de caractéristiques – et comme chacun se plait à le citer en exemple, ne regardez pas le doigt mais la belle super lune rose apparue dans le ciel mais déjà passée c’était hier soir que le doigt indique – enfin n’importe quelle lune en général. Lire la suite « Qu’en est-il des voies, des chemins, des sentiers… »

Comment lâcher l’attente?

Comment lâcher l’attente ou juste l’espoir de passer une bonne journée, après ce que je ressentais comme une bonne pratique? Ma question est un peu naïve rajoute Annie.
Rassure-toi Annie ta question nous donnera l’occasion d’éclairer ce phénomène spirituel très répandu, l’attente de résultats. C’est ce que l’on pourrait appeler une forme de matérialisme spirituel. Lire la suite « Comment lâcher l’attente? »

Difficile d’avoir de la compassion pour soi-même

Difficile d’avoir de la compassion pour soi-même me disait un ami hier soir après notre temps partagé de méditation, dans un commentaire. Le thème de la pratique était justement la compassion envers soi-même.
Ce mot de compassion est délicat. Il semble désigner un idéal humain impossible à atteindre car, par expérience, nous savons que nous sommes souvent confrontés à des barrières, à des limitations, à des rejets, basés sur la différence irréductible entre moi et l’autre. Comment avoir de la compassion pour tous ces gens qui commettent des atrocités, tuent, violent, pillent, manipulent, torturent, mentent, trahissent, agressent, abusent? Nous ne ferons jamais cela, nous ne sommes pas comme cela, voilà ce que nous nous disons dans une réaction immédiate. Peut-être que nous ne ferons jamais cela, peut-être, mais nous en avons les graines, et l’herbe poussera si nous l’arrosons souvent. Si nous sommes honnêtes envers nous-même nous reconnaissons qu’au quotidien, sans aller même jusqu’à des situations extrêmes, nous vivons fréquemment ces  tentations de petits meurtres entre amis. Heureusement que la pensée ne suffit pas à tuer, mais quand même!
Alors juste aujourd’hui, sans faire le tour complet de la question, cher ami, je vais essayer d’entrer dans la profondeur de ce qui a été exprimé. Lire la suite « Difficile d’avoir de la compassion pour soi-même »

Le courroux de ma bonté

Le courroux de ma bonté est une phrase du texte de pratique « inspirer dans la souffrance et libérer le coeur » – texte écrit pour ces temps incertains de pandémie et de confinement. L’esprit insufflé bien sûr dépasse largement les époques et les événements. mais il est bon de rendre concret et de renforcer le pouvoir des pratiques en les plongeant au coeur de notre quotidien quel qu’il soit. D’abord parce que c’est précisément le sens d’une pratique à laquelle on s’entraîne de tout inclure. Il n’y a pas d’ailleurs ou de conditions favorables. Invoquer des conditions favorables, comme d’avoir du temps, reste une façon de se dédouaner de son peu de confiance ou d’investissement. Et les conditions favorables auxquelles on pense du point de vue de la pratique sont avant tout défavorables. En effet quand on a du temps on fait autre chose que de penser à l’essentiel, on ne semble pas en avoir besoin. Et quand on en a besoin, force est de constater le manque d’entraînement, de rappels, de stabilité. Alors à quoi bon, c’est trop tard! Lire la suite « Le courroux de ma bonté »