Invitations au quotidien – semaine du 11 au 15 juin

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’accès facebook ou pour retrouver tous les petits conseils du jour, voici ceux qui ont été publiés au quotidien sur ma page facebook durant la semaine du 11 au 15 juin 2018. Retrouvez plus de conseils au quotidien.

Lundi 11 juin

Où et comment? –
Le jour de notre anniversaire est un bon moment pour se rappeler qui on est, d’où on vient et où on veut aller. Les trois fameuses questions : qui suis-je? D’où viens-je et où vais-je?
Qui suis-je ou que suis-je? Question à multiples strates que nous explorons – de la personnalité avec ses multiples parts en régression ou en évolution à la nature essentielle que nous sommes déjà sous les couches de jugements et de croyances. Où en sommes-nous aujourd’hui?
D‘où nous venons: notre famille – nos ancêtres – notre passé immédiat ou lointain et puis l’ici et maintenant où nous habitons toujours quelque soit le lien de transit. Où en sommes nous aujourd’hui?
Et puis où voulons-nous aller? Aller de l’avant ou stagner? Le temps nous précède mais lequel? Notre futur se décide au moment où nous posons le pied pour avancer. Qui décide?
Quels risques prenons nous à bouger? Quels avantages avons nous à ne pas bouger? Quelle est notre intention? Quelles sont nos peurs? Peut-être celles d’un inconnu qui ne ferait que répéter nos échecs passés?
Et surtout comment avancer? Avancer dans et avec quel esprit? Celui qui s’entraîne chaque jour, chaque minute parfois qui est celui qui accepte – aime – bénis et remercie ce qui a été et accepte – aime bénis et remercie à l’avance ce qui se présentera. Oui je sais, joli à dire mais pas toujours aisé à réaliser.
Aujourd’hui, bon anniversaire ou bon journiversaire à toutes les parts de vous-même et au-delà. Que les possibles soient au rendez-vous –

Mardi 12 juin

L’estime de soi –
Il est fréquent que nous ayons une mauvaise estime de nous-même difficile à estimer si vous me permettez ce jeu de mots. L’estime est la valeur que nous nous accordons – la relation que nous avons de soi à soi. Elle est souvent confondue avec la confiance qui elle concerne plutôt ce que nous faisons, nos compétences, nos savoirs faire et la relation aux autres. Si je pense que je ne vaux rien, pas une clopinette, que je suis nul et non avenu alors ce n’est pas une question de confiance mais d’estime de soi. Cela a à voir avec l’amitié que nous nous portons. Pour savoir si nous manquons d’estime, nous pouvons nous poser ces questions : est-ce que je dois sans cesse prouver ma valeur? Est-ce que j’en doute sans cesse? Est-ce que je suis avec des personnes qui me renvoient une mauvaise image de moi-même? Est-ce que je suis démoralisé(e) au moindre échec? Est-ce que je déprécie mes réussites et nie les compliments qu’on me fait? Est-ce que je fantasme ma vie plutôt que de la vivre,? Est-ce que je ne mène rien à terme? En examinant vos réponses vous pourrez mieux savoir comment redresser la barre et naviguer à la bonne estime de vous-même malgré les turbulences et les tempêtes. Sachez vous apprécier et être bienveillant(e) envers vous-même sans mollesse ni rigidité. Bon voyage sur les flots d’aujourd’hui.

Mercredi 13 juin

Saut de puce –
Chaque jour nous pouvons choisir d’aller dans la direction de ce que nous avons déjà. Choisir d’être ce que l’on est déjà, s’aimer tout de suite sans plus attendre, aimer notre vie.
Si nous aimons notre vie cela revient à nous aimer nous-même, à nous rassembler dans l’unité sereine de la non exclusion. Rien n’est exclu de soi ni de l’instant. Nous voulons nous unir malgré nous à la joie qui ne demande rien et sourit à tout. Toutes les parties de moi laissées à l’abandon cherchent à s’aimanter par le coeur laissé ouvert. Une amie me disait qu’elle se sentait vieillir, qu’elle sentait ces perceptions subtiles des cycles qui s’enchaînent semblant nous laisser derrière eux comme s’il n’y avait plus d’avant. Bien sûr il y a toujours l’illusion d ‘un déroulement comme si le temps s’échappait par la fenêtre avec la sensation d’un irréversible en fuite. Craignons nous l’isolement? La solitude? La maladie? L’impotence? L’oubli? Autant de mots qui grelottent à nos oreilles. La vie passe sans repasser. C’est pourquoi nous pouvons nous détendre dans la joie d’être sans rien vouloir réussir d’autre que ce qui est déjà réussi, Tout est déjà accompli d’aujourd’hui qui se découvre petit à petit au fil de tes pas. Rien n’est écrit dans le ciel que rien n’est écrit.

Jeudi 14 juin

Tourner en rond dans son carré –
Un carré structure et stabilise mais il peut aussi rigidifier et enfermer. Le carré de quoi? De nos certitudes – de nos « j’ai raison » et peu importe si je suis heureux(se) ou pas! Le bonheur n’est peut-être pas toujours notre vrai désir. Notre aspiration du coeur peut vite s’envoler au privilège des logiques de l’avoir raison. Le ballon léger, souple et sans aspérités de l’esprit ouvert se retrouve coincé entre les barreaux d’un ego contrarié.
Il y a des ronds et des carrés qui peuvent parfaitement faire ensemble de jolies figures s’ils s’accordent de l’espace. L’espace qui nécessite parfois de lâcher les preuves et l’entêtement. Le rond n’a rien à prouver au carré et le carré n’a pas besoin de s’opposer au rond. Stabilité et fluidité peuvent se passer de l’oppression d’un « je » voulant valider son existence constamment ébranlée. Vous allez me dire et le triangle? Voilà encore une façon de relier – de pointer – de dynamiser des pôles voire de les inverser.Toute figure a sa géométrie humaine et spirituelle, ses angles et ses liquidités – les formes qui font et défont harmonisent les énergies en présence – en dégagent des lignes de force, sinon tout serait flouté d’avance.Il est nécessaire d’yn voir clair.
Aujourd’hui on pourrait se demander si on n’est pas trop enfermé dans son carré – le carré de quoi? – si on n’est pas trop dans sa bulle – à quoi veut-on échapper? – si la dynamique d’un trois ne pourrait pas nous sortir de là – nous éjecter des cages en pointant une sortie salutaire inattendue.
A quelles pensées, à quelles opinions, visions suis-je très attaché? Qu’est-ce qui me fige, me fait tourner en rond et génère des énergies lourdes et plombantes? Un troisième terme est parfois l’union sans fusion des deux autres. J’ai raison et j’ai tort ouvre une troisième voie : celle de l’exploration de nouveaux possibles. Par exemple, essayez sur vous-même: partez d’une affirmation que vous n’aimez pas voir remise en question : je suis intelligent – joignez « et » – je suis bête et terminez par : et bien d’autres choses encore. En effet, je ne suis pas toujours et en toutes circonstances intelligent et idem pour la bêtise. Inutile de choisir entre les deux – de se défendre à son propre tribunal – dissolvez – faites un pas de côté et laissez fuser : je suis ceci et cela « et » bien d’autres choses encore – comme quoi? Aujourd’hui faites de nouvelles figures –
Ne tournez plus en rond dans votre carré, suivez la dynamique des entrelacs infinis. Et à chaque fois que vous vous sentirez enfermé dans la raison des autres, vous vous rappellerez : je suis peut-être cela mais surtout je suis bien d’autres choses encore.

Vendredi 15 juin

Eloge du pied –
Ce qui touche la terre ce sont nos pieds, ce qui modèle nos pieds c’est la terre. En ces matins de terre mouillée qu’il est bon d’aller à la claire fontaine des herbes tendres abreuver ses humaines racines. Je pense à toutes celles et à tous ceux qui en sont privées, exilées, amputées.
Nous sommes aussi racines aux pieds d’argile, qui marchons sur des poussières auxquelles nous retournerons.
Spontanément se déchausser en signe de partage pour recevoir les bienfaits de l’appartenance à tout ce qui a lieu, quand la terre tremble et que les bateaux sombrent. Humblement, les disciples lavent les pieds du maître et le maître lave les pieds des disciples, en signe d’égalité. Parfois nous perdons pied, tous ces petits os assemblés parfois traînent du pied, et parfois on a bon pied, bon oeil et on se lève du bon et tout va bien.
Pas à pas nous avançons, le prochain pas dessine le futur au moment où il se pose. Objet érotique du pied bandé, objet mutilé dans les chaussons des danseuses, jusqu’au talon, si vulnérable que parfois le tendon craque pour faire temps pont. Je ne peux plus avancer semble dire nos pieds, j’ai besoin d’une pause, d’arrêter de danser sur des rythmes effrénés que je ne maîtrise plus. Aujourd’hui massons nos petons, allons les abreuver de sang vert et frais, les choyer, eux qui pensent à nous écarter du danger avant que la tête n’agisse. Aujourd’hui ayons les pieds sur terre.

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