Conseils au quotidien – semaine du 21 au 25 mai

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’accès facebook ou pour retrouver tous les petits conseils du jour, voici ceux qui ont été publiés au quotidien sur ma page facebook durant la semaine du 21 au 25 mai 2018. Retrouvez plus de conseils au quotidien.

Lundi 21 mai

De tous lieux aujourd’hui nous en revenons aux émotions. C’est le Dalaï Lama qui a précisé que tout travail avec les émotions est un travail spirituel.
Nos émotions peuvent nous tuer, nos émotions peuvent nous soigner. La relation que nous avons à celles-ci est fortement influencée par l’éducation, la société et les modèles parentaux. Il est bien vu de ne pas manifester ses émotions, c’est dérangeant, ça fait honte, c’est déplacé, il faut savoir se tenir etc. Voyez vous-même si vous n’avez pas quelques phrases héritées qui vous aident à être le ou la superdiplomate que tout le monde admire car ne fâchant personne. Sauf que ous avez le syndrome de la cocotte-minute ou ne l’avez même plus, c’est alors encore plus grave!
Or si savoir tenir en laisse ses énergies débridées est une bonne chose, les ignorer est une catastrophe. Et pourtant c’est ce qui est bien vu. Souriez vous êtes filmés par vos voisins, vos proches, et les autres tout le monde s’attend à ce que vous ne fassiez pas de vague. Et pourtant il est absolument nécessaire de ne pas refouler ses émotions car vous ne ferez que les nourrir et elles se retourneront contre vous. Bien sûr on peut toujours se déchaîner contre un coussin ou faire une bonne séance d’eft bien ciblée et révisez ses classiques spirituels. Tout cela aide. Mais vous devrez toujours faire face dans le situations à ce genre de masque qu’on vous demande de porter. Alors parfois n’hésitez pas à briser les codes sociaux des nains de jardin qui contrairement à ce qu’on croit habitent des royaumes institutionnels et non des jardins et à montrer que votre colère face à l’hypocrisie est saine, que votre envie de dire ce que vous ressentez est une façon de dire stop à ces manipulations entendues. Certes vous risquez l’exclusion du clan de celles et ceux qui savent se tenir, la solitude, pire que la mort, et les jugements qui assassinent. Mais vous aurez peut-être fait mouche là où tout le monde sent qu’il a un coeur qui bat sous la chemise bien fermée. Ne vous inquiétez pas l’hypocrisie a encore de beaux jours devant elle. Ce que vous aurez ouvert se refermera aussitôt. Peu importe! Il faut casser des oeufs même si personne ne mangera votre omelette.
Combien d’entre nous à l’école ont subi humiliation, dégoût de soi et honte? Que ce soit de la part de ses petits camarades ou des enseignant(e)s? Et ensuite nous sommes des adultes qui faisons la même chose aux autres. Il est de bon ton de se moquer, de mépriser, de s’enorgueillir de toujours plus, de rabaisser les autres, de jouir de leur souffrance en minimisant leurs souffrances.
Nous sommes dans une société émotionnellement dysfonctionnelle. De la famille en passant par l’école et les lieux de travail, la même hypocrisie règne. On fait semblant que tout va bien, on fait semblant de parler de la pluie et du beau temps pour éviter, contourner la réalité sauvage des êtres humains que nous sommes. Et cela a de quoi générer la violence. Non la paix n’est pas sembler tranquille quand l’orage gronde c’est faire face à l’orage et avoir le courage de s’y tenir avec l’autre.
Aussi débarrassons nous de la honte, de la culpabilité, de la peur de l’exclusion, du regard bien pensant de celles et ceux qui croient avoir un pouvoir. Comme le disait ma mère, quand tu as peur de quelqu’un pense que lui aussi ressent la même détresse que toi quand il a une envie pressante d’aller aux toilettes et là c’est égalité. Oui au-delà de l’image surtout ça fait du bien de ré-égaliser. Cela s’appelle l’équanimité, qu’elle vienne du haut de votre esprit ou du bas de vos fesses, tout y est juste. La merde aussi a son potentiel d’illumination. Ce n’est pas aux tantrikas que j’apprendrai ça.
Aujourd’hui mes ami(e)s faites le point sur tout cela et dites tout haut ce que vous pensez tout bas, face à votre miroir chéri si c’est le seul chéri que vous avez, ou au mur solide qui peut tout recevoir sans vous juger ou gueulez le avec la mouette qui passe et qui ne fait jamais semblant mais surtout surtout ne gardez rien qui vous abîme.
Beau lundi sans langue de bois, pentecôte oblige.

mardi 22 mai

La méditation commence avec la posture du corps : bien posé, sur une chaise ou un coussin, la colonne vertébrale bien étirée, la tête posée posée comme l’oeuf dans son coquetier, le bassin ouvert et les épaules relâchées pour ne citer que les points principaux.
Cet alignement nous fait toucher un sentiment naturel de noblesse, de dignité, de stabilité.
L’énergie qui s’enracine dans la terre peut s’élever et celle du ciel descendre et se rencontrer au point du coeur. Et cela influence notre esprit car le corps est aussi esprit. Et cela change nos perceptions.
Aussi aujourd’hui je vous invite très simplement si vous vous sentez fatigué ou abattu ou sous le poids de pensées harassantes de vous redresser, de relâcher vos épaules, de vous sentir droit connecté à la terre et au ciel.
C’est très simple mais très efficace. Vous n’avez pas forcément besoin d’être assis ni de faire quoi que ce soit d’autre que ce rappel et ce contact.
Même debout ou en marchant, vous pensez à reprendre la posture correcte, juste. Cela vous influencera et vous reconnectera à cette noblesse, cette confiance du coeur appelé dignité qui vous aidera à faire face à n’importe quel moment.
Aujourd’hui, faites de votre corps votre allié, devenez ou redevenez instantanément montagne, enracinée et majestueuse ou lac limpide et ouvert, selon les images qui vous inspirent.
Comme le rappelait Jacques Brosse lors de ses sesshins : la posture exclut l’imposture.
Bonne pratique!

mercredi 23 mai

Ce matin au moment d’écrire me vient à l’esprit un conte qui s’appelle « le tapis » et qui parle des interconnexions. Il n’a pas émergé par hasard, si vous voulez mon avis, mais dans l’interconnexion d’idées flottant autour de : comment savoir dans quelle direction aller, ce que certains appelleraient connaître notre mission de vie. Y-a-t-il une mission? C’est un mot un peu étrange. Ceci dit il y a souvent dé-mission. Alors comment ne pas dé-missionner de la vie? Voilà une question qui me semble plus concrète. Néanmoins, je n’ai la réponse à aucune des deux, ni la première ni la deuxième, alors pause et examen.
Par quoi commencer? Si je me remémore le conte il commence par un homme qui veut « à tout prix » acquérir la connaissance. A tout prix, à n’importe quel prix, autant dire cela lui tient vraiment à coeur et il est prêt à tout pour cela. Cela va lui rapporter l’estime de lui-même, lui donner de la valeur. En premier il va voir un sage, un ermite pour lui demander cette fameuse connaissance sans laquelle il n’est rien dit-il. Alors l’ermite lui dit : ok mais en échange tu dois me ramener un petit tapis. L’homme se met donc en quête d’un tapis. Et là à chaque rencontre, il lui est demandé quelque chose en échange. Tu veux un tapis lui demande le marchand? Alors apporte moi du fil pour le tisser. Tu veux du fil pour un tapis dit la bergère? Alors apporte-moi du poil de chèvre. Et ça continue comme ça un bon bout de temps, car chacun a des besoins à satisfaire et en général se moquent comme d’une guigne du besoin des autres. C’est un aspect non négligeable de la question.
Cela me rappelle un documentaire vu récemment où un jeune-homme essaie de faire lui-même son propre sandwich et doit commencer par semer du blé pour le pain etc. Il montre les interactions qu’il a fallu – et tous les acteurs finalement – pour arriver à quelque chose que nous consommons sans y penser : un simple sandwich. Ce qui vaut bien la connaissance car sans se nourrir on aurait du mal à avoir un corps satisfait et à réfléchir. Bref, tout ça se tient.
Revenons à notre homme qui cherche de quoi faire le tapis. Il connaît à un moment des difficultés, des épisodes de découragement intense. Tout n’est pas cousu de fil blanc. Il y a des épreuves au point qu’il se dit : autant tout abandonner. Il devient mendiant mais ne cesse d’être obsédé par l’ermite et son tapis. Voilà qu’il ne cherche plus la connaissance pour lui-même mais qu’il laisse résonner en lui cette énigme : l’ermite et son tapis. Il répète cela comme un mantra « l’ermite et son tapis » et un jour quelqu’un l’entend et se dit qu’il doit être un saint homme pour répéter de telles paroles et justement il en a besoin d’un pour sa fille malade. Et là de fil en aiguille le tapis se re-tisse autrement à travers des synchronicités qui relancent l’histoire. Je vous passe les détails sinon mon article va encore être trop long. Alors qu’il cherchait seulement pour lui-même mais il fallait bien commencer, le voilà à présent libéré de l’aspect obsessionnel de sa quête.
Finalement il réussira la mission confiée et rapportera le tapis à l’ermite qui, évidemment, n’en n’avait pas besoin personnellement. Ce tapis revient à celui qui l’a rapporté car il n’aurait pu le ramener s’il l’avait voulu pour lui seul lui dit l’ermite. Il a donc ainsi acquis le début de la connaissance.
Ce que nous voulons aujourd’hui peut-il être utile à d’autres? Si je le veux à tout prix que pour moi, cela sera limité. Un chemin de synchronicités s’ouvrira mais aussi d’épreuves car nous sommes souvent enfermés dans nos demandes comme si elles ne concernaient que nous seuls. Or se mettre en marche c’est rencontrer les besoins de tous, et aucun n’est supérieur à un autre car chacun a ses raisons de vouloir ce qu’il veut. Toi un tapis pour la connaissance et lui un sandwich pour nourrir la personne qui fera éventuellement le tapis. Nous pourrions rester dans des obsessions égoïstes. Bref c’est une longue histoire que les interconnexions de la vie. Mais par quoi ça commençait déjà?
Bonne journée sous le signe des échanges.

jeudi 24 mai

Sachons que nos placards sont remplis d’émotions. Vous en doutez? Si si je vous assure! allez vite regarder puis revenez lire la suite.
Alors? Nos placards sont emplis d’aliments qui sont censés nous faire plaisir, nous rassurer, nous emplir de douceur et pas seulement nous sustenter ou nous faire du bien sur le long terme.
Il y a beaucoup de choses qui répondent au plaisir immédiat et à la rapidité du prêt à réchauffer. Vous me direz que nous avons des circonstances atténuantes car le temps nous presse et nous avons beaucoup de choses à faire.
De fait, le grand oublié dans tout cela est le corps qui passe toujours après. Et pourtant il nous envoie des signaux. Mais à force de ne pas les écouter nous ne savons plus les interpréter correctement. Je mange mais ai-je vraiment faim? Ou suis-je contrarié, triste, seule, en colère etc? et j’ai envie d’une petite douceur ou d’une petite cochonnerie ou saleté qui me fera drôlement du bien sur le moment. Mais juste après avoir fini le paquet de chamallow? Culpabilité, colère envers soi, réprimandes etc. Allez tu reprendras bien un peu de ce délicieux chocolat à 2% qui n’a jamais vu une gousse de cacao?
Avez-vous déjà eu la sensation que votre corps pouvait vous lâcher? Si vous avez fait l’expérience de la maladie sans avoir rien vu venir vous sentez peut-être que votre corps peut vous trahir à tout moment. Or il est bon de pouvoir vivre en co-équipier avec son corps en apprenant à mieux l’écouter. Certes vous avez un héritage biologique mais quel qu’il soit vous pouvez, vous, aujourd’hui en faire quelque chose pour préserver au mieux ce capital, voire l’améliorer.
Alors aujourd’hui je vous propose une visite inopinée dans vos placards. Les chips et autres mises en bouche n’ont qu’à bien se tenir. Et si une fois le tri fait vous décidiez de donner la priorité à votre corps? en l’écoutant par exemple – en redécouvrant la sensation de vraie faim – en mâchant, c’est très important, même l’eau ne doit pas être avalée d’un trait. Mâcher les aliments trente-deux fois. oui oui vous avez bien entendu! je l’ai fait – en même temps vous pratiquez pleine conscience et silence c’est pas merveilleux?
Oui je sais mon texte vient après le repas de midi et avant celui du soir cela vous laisse quand même le temps de pendre de belles résolutions pour être plus en forme.
Bon vide placards et bonne mastication!

vendredi 25 mai

Parfois nous avons besoin d ‘apprendre à nous protéger de nous-même car nous sommes très fort pour nous saboter. Apprendre à s’aimer commence simplement par apprendre à aimer être. Cela n’a rien de sorcier ni d’élaboré. Lorsque l’on entend que nous devons commencer par nous aimer nous-même se lèvent peut-être devant nous toutes les ombres qui nous en empêchent. On cherche alors psychologiquement à faire quelque chose qui semble sans fin alors qu’il s’agit simplement déjà de revenir à l’instant présent.
Quoique l’on fasse, et même rien de particulier évidemment, simplement boire une tasse de thé ou prendre le métro, vivre est là. Pas seulement exister mais sentir la vibration de la vie. Apprendre à aimer être dans chaque action, chaque geste, chaque moment. Cela signifie vivre en conscience ce qui a lieu et sentir cette appréciation au plus profond de ses cellules.
Pour apprendre à être nous devons sentir nos pieds bien enracinés. Nous sentir incarnés et sur cette terre plutôt que de vouloir toujours être ailleurs ou d ‘attendre un événement spécial qui nous fera vivre le temps à venir comme palpitant et celui du présent comme long. Et au final rien n’est jamais si palpitant que nous l’avions imaginé, non? Alors autant rester là où nous sommes déjà.
Savoir poser ses valises et rentrer chez soi. Etre enraciné pour se déployer pleinement.
Si vous avez beaucoup déménager dans votre vie sans doute sentez-vous ce qu’est la difficulté à se déployer véritablement.
Si vous quittez votre terre pour une autre, vous aurez peut-être le mal du pays et puis vous chercherez vos propres racines dans ce nouveau sol et pour cela il faudra un peu de temps. Vous devrez y honoré les mémoires qui y sont ancrées et être vous même accepté par ce lieu.
Nous recherchons tous ce lien à la terre. Nous pouvons être très attaché à des lieux, des maisons, des endroits. Et ce n’est pas pour rien car tout cela contient une partie de nous et a fait de nous aussi ce que nous sommes aujourd’hui.
La souffrance d’être séparé des lieux qui comptent pour nous est comparable à perdre quelqu’un. Cela se retrouve aussi dans le désir de mourir chez soi, dans la matrice des énergies que l’on a créées et qui sotn comme une extension de nous-même. Une maison, un pays, un lieu sont comme une personne, des liens affectifs et vivants chargés d’émotions et d’humanité. Nulle part il n’y a de briques, de murs, de matière solide et sans âme, tout suinte l’humain et sa volonté de créer des liens pour se déployer.
Bien que tout soit impermanent, tout est important et digne de vision aimante.
Aujourd’hui je vous invite à apprécier pleinement et comme jamais la terre sous vos pieds là où vous êtes, à apprécier vos créations, l’endroit où vous vivez et à réaliser la souffrance de la séparation et du non déploiement.
Agissons dans la conscience que tout est vivant et viendra alors naturellement le respect et le sentiment du sacré.

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