Conseils au quotidien – semaine du 7 au 11 mai

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’accès facebook ou pour retrouver tous les petits conseils du jour, voici ceux qui ont été publiés au quotidien sur ma page facebook durant la semaine du 7 au 11 mai 2018. Retrouvez plus de conseils au quotidien.

Lundi 7 mai

Ce matin, et pour rester dans la connexion à l’énergie de celle qui libère des peurs, pratique de Tara et récitation de sa louange. La beauté de la louange vient de son langage crépusculaire, à plusieurs sens possibles, certains cachés à première lecture et sans commentaire éclairant.
Cette pluralité de sens montre la non fixation à un seul, littéral et ordinaire sens convenu et facile. Les images, les symboles, les formulations même demandent d’aller au-delà du sens apparent.
Les formes sont utilisées pour aller au-delà des formes. Dans la louange et la description de l’aspect courroucé de Tara, on dit qu’elle « tue les ennemis »et ce, d’une syllabe.
Evidemment, il ne s’agit pas d’une invitation à devenir psychopathe. Les ennemis dont il s’agit ici sont essentiellement les ennemis intérieurs des émotions perturbatrices. Ce qui est intéressant est cette habileté à utiliser l’illusion pour la dépasser.
Par exemple, l’épée de Manjusri tranche l’illusion à sa racine. Cela signifie qu’elle coupe ce qui nous coupe de notre vraie nature.
Si nous pouvons entendre ces différents sens, nous ne serons pas déstabilisés par les images ou les symboles. Nous en apprécierons la force et la puissance d’éveil, de retournement et de dissolution.
Aujourd’hui je vous invite à faire peur à la peur elle-même si elle surgit dans votre esprit, la ou les peurs.
Faites peur à la peur : laissez sortir le son Pé très soudainement quand vous sentez que vous tournez en rond dans la panique et la noirceur, action! Ou encore claquez des mains l’une soleil, l’autre lune, et dissipez les nuages, faites s’envoler les oiseaux noirs des pensées qui, comme dans le film d’Alfred, finissent par s’accumuler, attirés par votre peur de la peur, et vous menacent sérieusement d’enfermement dépressif.
Il y a de nombreuses manières de travailler avec nos expériences et nos pensées, nos émotions. Pourquoi ne pas essayer celle-ci très radicale? Cela vous donne un moyen supplémentaire, très simple et très direct de passage à l’action pour ne pas devenir soi-même un oiseau de mauvais augure.
En même temps que vous faites ce son ou ce geste ou les deux en même temps, vous aider votre conscience à basculer dans une nouvelle reconfiguration possible, après un salto dans la vacuité, où allez-vous retomber, je vous le demande?
Bonne pratique, dans la joie de ne pas tergiverser.

Mardi 8 mai

Avez-vous remarqué que la personne avec laquelle nous passons le plus de temps est nous-même? Que vous soyez tiré à quatre épingles pour un événement particulier ou en train de vous goinfrer de chips sur votre canapé ou de perdre votre temps devant des inepties, vous êtes totalement livré à vos états émotionnels.
Or nous sommes en général peu renseigné sur comment nous comporter dans la relation à nous-même. Nous avons souvent été habitué à nous dévaloriser, à nous juger pas assez ci, trop ça. On a grandi en quelque sorte avec l’habitude de mal se traiter. On pense facilement qu’on n’a pas de valeur, c’est une tendance très présente dont nous ne sommes pas toujours conscient et que nous subissons. Et quand on s’en rend compte, quand on voit comme on se dévalorise, on culpabilise aussitôt, ce qui n’arrange rien.
Avez-vous remarqué comme nous sommes sensible à l’accueil que l’on nous fait lorsque nous arrivons quelque part : dans un nouveau lieu, dans un restaurant, dans un hôtel, chez des mais, lors d’un stage etc. La qualité de l’accueil détermine la relation qui va s’engager. Notre système nerveux, toujours prêt à nous alerter d’une menace, se détend.
Or il s’agit de pouvoir s’accueillir avec la même bienveillance. S’accueillir signifie observer que oui on est en train de se dévaloriser que oui on est en train de perdre son temps en ce moment que oui on est en train de mal se nourrir etc oui c’est vrai – j’ajoute de la conscience à tout cela – l’accueil se fait à partir de cette conscience sans reproche qui est capable aussi de relativiser, de contextualiser avec bienveillance. En ce moment tu vas mal émotionnellement, alors tu te dévalorises, voilà de temps en temps, à cause de ce que tu vis, voilà tu te laisses aller à des actions qui pourraient être destructrices à long terme mais c’est seulement maintenant que voilà cela a lieu.Tout n’est pas déterminé, heureusement!
Tu peux te ré-aimer, aimer à nouveau cette personne que tu es. Tu peux apprécier ses faiblesses, ses fragilités, ses qualités et ses forces. Tu peux te donner à toi-même cette qualité d’accueil quotidiennement, t’y entraîner pour t’en rappeler dans les moments difficiles. Accueillir en conscience est la porte pour accepter d’entrer en relation avec soi avec respect et appréciation.
Aujourd’hui je vous invite à lister ce que vous aimez chez vous, physiquement, énergétiquement, spirituellement. Imaginez, une fois cette liste faite, que vous perdiez un de ces éléments de votre liste. Par exemple si vous appréciez vos yeux, que vous les perdiez ou votre main, ou votre sens de l’humour etc évaluez ce que la perte génère en vous, et sentez-vous encore plus dans la capacité d’apprécier ce que vous avez.
Une pincée de conscience est plus efficace que tous les reproches auxquels on s’est habitué. Aujourd’hui, changeons nos habitudes, malgré ou grâce à nos états émotionnels, faisons la paix dans la relation à nous-même. Et d’autres paix s’ensuivront, peut-être ou pas, et voilà si tu échoues tu pourras recommencer.
Bonne pratique des voilà, j’observe, j’accueille et j’apprécie.

Mercredi 9 mai

Dans toute relation, il y a le moment de la prise de contact. Beaucoup d’informations non verbales sont captées à ce moment là. Ensuite vient le moment où l’on se met en phase, on se synchronise ou pas à l’autre. Dans une relation, se synchroniser est souvent trouver ou retrouver ce que l’on connaît déjà. On a besoin de ressembler, on aime ce qui nous ressemble dans la forme, cela nous sécurise. Mêmes projets, mêmes valeurs, mêmes codes sociaux, même langage etc. Cela apporte la reconnaissance, donne un sentiment d’importance.
Plus on est en sécurité et plus on est capable d’aller vers la différence. Les relations sont faites de séparations et de retrouvailles. Que ce soit au sein de la famille, dans le domaine professionnel, les amis, etc.
Il y a différents niveaux de communication mais ces niveaux passent tous par des phases de contact, synchronisation, sentiment de reconnaissance, et toutes les empreintes émotionnelles qui ont été laissées et seront retrouvées lors de la prochaine rencontre. Il n’y a donc pas que les échanges verbaux, bien évidemment, qui constituent la trame d’une relation. Bien d’autres choses se jouent. Ces phases se refont toujours lors de toute rencontre. Rapidement si elles ont été positives, difficilement s’il y a beaucoup de non dits, de décalage.
Nous avons tous besoin d’authenticité. Celle-ci a lieu lorsque l’on peut parler sincèrement de ce que l’on vit. Même si vous êtes en groupe ou si vous animez un atelier, parfois vous sentez que vous pouvez aller loin dans la franchise et la vérité de qui vous êtes. L’intimité n’est pas une question de nombre d’interlocuteurs, de restriction, de duos.
Nous avons tous besoin de parler de ce que nous vivons et pas seulement de ce que nous faisons. L’amitié véritable, l’amour sincère sont basés sur le désir réel d’entrer en contact avec l’autre à partir de ce que l’on vit, ouvrant l’espace pour cela. L’espace pour dire ce qui est ressenti, ce qui est vécu, ce ce qui touche au coeur. Toute vraie rencontre est basée sur l’échange de ce que l’on vit pas de ce que l’on fait. C’est pourquoi nous avons plaisir à communiquer avec les animaux, voire à nous sentir compris par eux. Ils ne nous demandent jamais notre emploi du temps, notre profession. Ils ne nous réduisent pas à des automates.
Qui ne s’est jamais confié à son chien ou à son chat, juste d’émotions à émotions? Cela fait du bien, donne du soleil à notre quotidien, prolonge la vie, selon certaines études.
Avec qui pouvez-vous parler vraiment de ce que vous vivez? Avec qui aimez-vous passer votre temps? Qui vous demande : au fond, qu’est-ce que tu vis? Qu’est-ce qui se passe en toi?
Aujourd’hui rappelez-vous, si vous souhaitez voir l’autre s’ouvrir, ou si vous désirez une vraie communication, pensez à échanger à partir de votre souci, de votre intérêt de ce que l’autre vit et ressent et non à partir de ce qu’il fait, de ses activités, de la surface. La relation sera toute autre. La qualité relationnelle est vitale et essentielle pour tous. Ce que chaque être humain veut, sans parfois toujours le savoir consciemment, c’est aimer et servir ou dit autrement contribuer au bien des autres. Nous avons tous ces élans. Ai-je suffisamment aimé? Ai-je suffisamment contribué au bien d’autrui? Posons nous ces question avant que la mort ou la vieillesse ne nous les posent.
Bonne journée sous le signe de l’authenticité.

jeudi 10 mai

Nous sommes tellement habitués à nous critiquer ou avons tellement bien intégrés la critique qu’il est souvent difficile de nous entendre, d’entendre la voix en nous qui rêve à notre accomplissement.
Quel est ton but? A quoi tu rêves? Quel est ton accomplissement le plus cher? Tout cela est enfoui ou recouvert par des multitudes de voix critiques.
Tout ce qui nous entoure est l’expression de rêves qui se sont réalisés, de choses qui semblaient impossibles avant que quelqu’un ne les tente.
Tout naît dans l’esprit et sa puissance claire et créatrice, pour qui sait vibrer à son coeur solidaire.
Lorsque nous demandons à quelqu’un son rêve, souvent la personne ne sait pas ou alors elle s’en rappelle pour dire que ce n’était qu’un rêve, c’est-à-dire une illusion. Certes des marchands d’illusions il y en a plein, des vendeurs d’image et non de rêve, c’est très différent.
Lorsque nous regardons en nous ce qui nous empêche d’accéder à nos souhaits profonds, nous voyons qu’il y a en fait un grand saboteur qui nous raconte toutes nos incapacités, qui brode sur toutes les comparaisons invalidantes, qui chante tous les dénigrements passés, futurs et présents.
Contacter ses qualités, leur faire confiance et les amplifier, devient alors une voie de héros. Comment s’entendre, se ré-entendre?
Plutôt que de croire que nous devrions être comme notre voisin ou notre frère ou soeur ou encore comme les images vides du star système qui enfoncent le clou.
Celui qui est créatif va nier sa créativité pour devenir organisateur car c’est mieux, plus valorisant (une croyance qui passait par là, d’où venait-elle?) alors que ce n’est pas ce qui le fait vibrer et que ce combat contre lui-même l’épuise.
Comment faire? Reconnaître les qualités qui sont les nôtres et les amplifier. Et si nous n’avons pas toutes les qualités pour un projet alors nous nous ferons aider, nous demanderons aux autres de participer car nous saurons reconnaître leur complémentarité. L’école nous a fait croire que nous devions être bon en tout sinon nous ne sommes bon à rien; que nous devons accumuler la pyramide des diplômes et mépriser celles et ceux qui n’en n’ont pas. Nous avons appris qu’il est de bon ton de mépriser et d’être méchant, même dans l’humour, par vantardise et prétention. Cet esprit détestable et talentueur, largement répandu dans tous les systèmes, n’est en rien solidaire du meilleur de chacun.
Aujourd’hui je vous invite à regarder ce que vous voulez devenir que vous n’avez jamais réussi à être ou une qualité que vous n’avez pu développer parce que ce n’est pas vous. Qui vous a mis cela dans la tête? D’où tenez-vous qu’il faut être ci ou ça? Que c’est mieux d’être bon en maths qu’en dessin? Regardez pourquoi ça n’a pas marché, il y a sûrement plus d’une condition, mais surtout arrêtez de vous le reprocher.
Mettez votre énergie là où cela en vaut la peine. Respectez qui vous êtes et surtout vibrer à vos qualités, amplifiez-les. Essayez d’être encore meilleur là où vous êtes déjà bon. Et arrêtez de vous torturer pour des qualités qui ne vous concernent pas. Ainsi vous deviendrez solidaire naturellement du meilleur de chacun et il sera possible d’oeuvrer avec d’autres.
Comment amplifier ses qualités? Déjà en les reconnaissant comme ce qui vous apportera de la joie. Une vie réussie et accomplie est l’expression de qualités qui nous dépassent et trouvent en nous leur plus belle expression pour le bien de tous, au service de valeurs solidaires.Ainsi vous vous détournerez des images vides et mortes que l’on nous présente comme le summum d’une vie heureuse.
Comment ramener la vision de vos qualités? Rappelez-vous ce que vous vouliez être quand vous étiez enfant et adolescent. Qu’est-ce qui vous faisait vibrer? Qu’est-ce qui s’est accompli de cela? Vous le savez.
Bon retour à vous même.

vendredi 11 mai

Parfois nous nous sentons sous le regard de l’autre dépendant d’étiquettes que nous n’avons pas voulues. Des étiquettes il y en a toujours : un tel est blond, une telle est grande, un autre est gros, ci ou ça. Bref, on pourrait dire que nous sommes livrés au code-barre des regards qui nous définissent comme des images qui ont rarement droit au changement.
Peut-être avez-vous déjà eu la sensation d’être aimée pour l’image que vous renvoyez et non pour nous-même. Or on n’aime pas une image, on n’aime que ce qu’elle nous fait croire. L’image et les étiquettes sont aliénantes.
Dans le milieu des artistes, des stars et des festivals, nous voyons de belles images défiler. Parfois du jour aulendemain, ceux qui étaient adulés sont oubliés. Ceux qui vendaient des millions de disques n’en vendent plus un seul. C’est que leur étiquette a changé et que cela n’a pas plu. Le public peut se détourner facilement de ce fait. Nous avons l’illusion d’une intimité avec tous ces visages en gros plans mais en réalité nous ne savons rein d’eux que leur étiquette. Si quelqu’un change ou s’il se passe quelque chose dans sa vie qui déroge à son image ou plutôt à l’image qui nous satisfaisait, alors il sera d’autant plus accablé car il n’a pas le droit à l’erreur.
Dans notre vie, c’est un peu la même chose. Et selon le métier ou la posture que que vous exercez vous pouvez en souffrir ou en jouer.
Le Dalaï lama serait-il encore le Dalaï lama s’il s’habillait en costume cravate? Assurément, cela ne plairait pas à certains, cela déstabiliserait. Certains se diraient que quelque chose ne pas dans bien et auraient des doutes. L’image du sage en habit d’une certaine couleur, voilà ce qu’ils aiment peut-être plus encore que la sagesse réelle. Et parfois cela représente un frein à la rencontre véritable, voire l’empêche.
Nous aimons les décors. La fascination des images est tellement bien markettée dans nos sociétés d’apparence que nous subissons souvent son pouvoir limitant, sans plus nous en rendre compte.
Alors comment faire puisqu’on ne peut empêcher les étiquettes?
Je vous invite aujourd’hui à réfléchir à l’impact du regard des autres et à vous dire que vous restez libre d’écrire ce que vous voulez sur votre propre étiquette.
Et puis nous rappeler que nous ne sommes pas qu’une image et si nous sommes aimés pour cela nous pourrons être tout autant haï pour la même raison.
Lorsque j’ai commencé à enseigner sans la robe du dharma, j’ai réalisé le pouvoir du costume. Certes il y a des raisons spirituelles à s’habiller d’une façon ou d’une autre. Mais ce n’est pas le point que je veux souligner ici, c’est autre chose.
Nous voulons tous être aimé au-delà des images, nous voulons de vraies rencontres qui ne vacillent pas quand vous montrez que vous êtes humain car de fait nous ne sommes pas une image figée dans le marbre, comme on dit,, nous sommes composite et pas toujours si prévisible.
Aujourd’hui demandez-vous s’il y a des choses que vous n’avez pas faites par peur du regard des autres, des étiquettes qu’ils vous ont collées et qui n’étaient que leurs croyances.
Aujourd’hui demandez-vous si, quelle que soit l’apparence de ce qui apparaît, vous n’iriez pas voir un peu plus loin pour voir ce qui s’y cache.
Bon tapis rouge.

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