Le temps n’arrange rien

Avec le temps va tout s’en va comme le dit la chanson sauf l’intensité émotionnelle de certaines situations qui nous ont marquées et dont les traces sont encore vivaces au coeur de notre être.
Nous n’avons pas réglé, résolu, solutionné réellement ce qui a été semé de douloureux, de difficile, d’humiliant, de blessant, de cruel. Nous avons égratigné les autres, nous avons appuyé sur leur point sensible, nous avons ré-ouvert leurs blessures et avons fait comme si de rien n’était car nous pensons qu’avec le temps tout va s’arranger.

Mais rien ne s’arrange de cette façon, le temps n’efface pas les blessures émotionnelles, elles restent intact attendant de resurgir au détour d’une situation.

Elles attendent de vous sauter à la figure comme des monstres agressifs et impitoyables. A moins d’avoir la force d’aveuglement, d’insouciance et d’optimisme d’un nain de jardin, personne n’échappe à ce qu’il a semé.

Même si tout semble aller bien en surface, même si vous continuez à parler avec des personnes que vous avez profondément blessées, ce qui n’a pas été réglé restera toujours une ombre au tableau des relations.
Ce qui n’a pas été réglé, apaisé, réconcilié, pardonné viendra nous hanter et nous empêchera de fermer l’oeil sans qu’on sache toujours pourquoi ou nous serons parfois déprimé ou pris de fatigue.
La vie n’a pas de recoin, rien n’échappe à l’oeil de la conscience.
Beaucoup de conflits émotionnels de ce type nous laminent même si nous faisons comme si tout allait bien et nous berçons dans l’illusion de l’action quotidienne et du fameux temps qui adoucit tout.

Nous qui n’aimons pas le temps, pour une fois nous pensons qu’il sera de notre côté. Certes les choses s’éloignent dans leur relativité événementielle mais la douleur reste la même, sanglante et tranchante. L’inconscient ne connaît pas le temps et ce qui n’est pas affronté revendra épandre ses effluves de mal-être. Peut-être reconnaissez-vous des expériences que vous avez déjà faites ?
Lorsque nous travaillons sur les blessures émotionnelles, nous recontactons ces torsions du coeur qui vrillent le corps entier et amènent à prendre conscience et à réellement regretter nos actes, nos paroles, nos comportements, avec une totale et complète sincérité.
C’est pourquoi il est important de mettre en ordre ses affaires avant de mourir et comme nous ne savons pas quand cela arrivera, nous pouvons décider que c’est chaque jour que nous mourrons, quand vient le soir, c’est là que nous pouvons faire notre examen de conscience.

Nous pouvons le faire régulièrement ou la vie peut nous confronter à ces résurgences de mal-être. C’est alors le moment de réparer, de regretter, de s’excuser, de faire un pas vers l’autre afin de partir plus léger. Que ce soit pour une partie de sa vie ou pour une autre vie.

Les blessures émotionnelles sont des blessures relationnelles, où il y a souvent deux blessés. L’un parce qu’il a blessé, l’autre parce qu’il a été blessé. A nous d’élever notre conscience à cette dimension de courage et de légèreté.
Bon dimanche au cœur d’oiseau de vérité et de gai printemps.

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4 commentaires sur “Le temps n’arrange rien

    1. Bonjour Bérénice,
      si vous ressentez une blessure à la suite de cette séparation, il est préférable de l’examiner et de vous demander avec sincérité ce que vous ressentez. Il est mieux de ne pas trop vite passer l’éponge au risque de traîner encore des choses non réglées qui se répéteront. Si vous pouvez éclaircir la raison pour laquelle il y

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    2. Désolée ma réponse est partie avant que je ne termine.
      Oui il est bien si vous pouvez éclaircir les raisons et si l’autre ne veut rien vous dire examinez vous-même ce que vous en pensez, en ressentez. Si vous souhaitez d’autres éclaircissements n’hésitez pas à me recontacter par le site des racinesdelapresence.com

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  1. Même si la Vie nous apporte parfois son lot de désillusion, elle nous offre aussi un îlot de Paix et de réconfort.
    Cet article arrive à point nommé … synchronicité bienvenue.
    En effet,hier lundi, en rentrant chez moi, j’ai trouvé le message d’une amie avec laquelle je devais partir la semaine prochaine en vacances. Elle m’annonçait « ne pas avoir envie du tout de passer des vacances avec moi », qu’elle avait besoin « de force et de bonnes énergies » pour la rentrée et « qu’au vu des dernières semaines » (???) elle partait de son côté.
    J’ai pris un grand coup de bambou sur la tête, un vilaine claque dans la figure car je me faisais une Joie de passer ces quelques jours avec elle et son compagnon. D’autant que ce séjour s’annonçait, du moins pour ma part, sous de très bons hospices revenant du séminaire de constellations qui je le sais d’expérience me relie toujours à la Source de ma nature profonde et j’espérais bien, me sentant détendue et à l’écoute leur en faire profiter pleinement (rires, bon petits plats, ballades au bord de la mer…).
    Ce sont enchaîner le cortège bien connu des Petits Mois : désespoir, envie de m’annihilée, colère (salope, connasse!!!) et enfin tristesse, immense tristesse d’avoir failli quelque part, de n’avoir pas pu pour la énième fois faire plaisir à l’autre et avoir éloigné, de part des comportements inadéquats, son amitié qui m’était si chère.
    Que faire? Appeler pour demander de quoi il retourne en prenant le risque d’empirer les choses? Ecrire? Dans quelle direction aller? Que ferait Wangmo à ma place? Que ferait le Bouddha?
    Je me suis rappelée l’histoire du Bouddha attaqué par un de ses détracteurs car je savais pourvoir y trouver une guidance … mais je n’ai pas réussi à retrouvé toute l’histoire (où il était question de ce qu’on apporte quand on vient chez des amis).
    Alors, je me suis tournée vers les Racines de la Présence et j’ai trouvé l’article publié par Wangmo dimanche entre midi (moment pendant lequel mon amie m’envoyer son message !!! Synchronicité? vous avez dit Synchronicité!!!!) Et j’y ai trouvé ma réponse : reconnaître ses tords, prendre sur soi l’erreur, s’excuser, demander pardon. J’ai pu répondre à son message sans colère ni ressentiment.
    Voilà, ne reste maintenant en moi que ce grand vide mélancolique que je ressens quand quelqu’un me quitte.

    Merci Wangmo, mille Mercis. Je m’incline devant Toi et ton immense Bonté envers les Etres et chaque jour j’essaie d’en être digne même si je suis encore, désespérément malhabile mais je n’aspire qu’à me parfaire à ton contact et à celui de tes enseignements
    Merci, Merci, Merci
    Et bonne Vacance.
    Bénédicte

    Aimé par 1 personne

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