Conseils au quotidien – semaine du 26 au 30 mars

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’accès facebook ou pour retrouver tous les petits conseils du jour, voici ceux qui ont été publiés au quotidien sur ma page facebook durant la semaine du 26 au 30 mars 2018. Retrouvez plus de conseils au quotidien.

Lundi 26 mars

Enfant je lisais les livres de la bibliothèque rose. Je me rappelle que lorsque je devais aller chez le dentiste, ma mère proposait toujours de faire un détour par la librairie avant et je pouvais choisir un livre. Mon coeur d’agnelet frémissait à cette idée. Oui oui oui. C’était justement les Oui-Oui que j’adorais à l’époque. Des histoires de lutin à grelot, de korrigans et de l’indéfectible amitié de Oui-Oui avec son mentor Potiron. Mais pourquoi je vous parle de cela ce matin? C’est qu’il m’est revenu en tête un titre que j’avais particulièrement trouvé intrigant c’était : Oui-Oui et la gomme magique. Ah la gomme! magique! Je me souviens vaguement qu’il s’amusait à effacer la queue d’un singe qui l’embêtait essayant de le faire disparaître complètement. Une fois la jubilation d’éliminer tout ce qui l’agaçait, il finissait par réaliser qu’il n’y avait plus rien du tout.
Bref! Imaginez que vous ayez une gomme magique entre les mains, qu’effaceriez-vous aujourd’hui de votre vie?
Attention, réfléchissez-bien! Dans un réflexe spontané de réécriture du scénario nous aurions tendance à vouloir effacer tous les événements et souvenirs douloureux et difficiles qui nous ont marqués, traumatisés. Laissez venir tous ces moments, ces périodes, ces situations, ces relations, dans le pêle-mêle de votre mémoire. Ah oui c’est certain! cette situation terrible qui vous a tant affectée des années durant vous l’effaceriez d’un coup de gomme et cet autre où vous avez cru mourir sur place aussi et cet autre là dont vous gardez encore des rancoeurs et des ressentiments… et la liste est peut-être longue.
Une fois ces événements plein d’émotions douloureuses qui ont jalonné votre vie et marqué des tournants revenus à votre conscience, décidez d’en effacer un et voyez-en les conséquences. Placez-vous dans le sillage de ce qui s’est passé et de ce qui a suivi pour vous jusqu’à maintenant. Demandez-vous si vous effacez ce souvenir ce qu’il adviendra ensuite. Même s’il a été très douloureux, quelles en ont été les suites, comment cela a-t-il influencé ce que vous êtes aujourd’hui? Pouvez-vous regarder aujourd’hui précisément et sous un angle de ce que vous avez été amené à transformer à cause de cela? Qu’est-ce que cela vous a obligé à faire, à changer, à remettre en question? Notez cela, prenez le temps d’examiner réellement l’impact de ce qui était une épreuve, une terrible épreuve de vie selon ce qui vous est arrivé. Ecrivez pour en prendre pleinement conscience. Et puis demandez-vous si vous avez encore envie d’enlever cet ou ces événements. Peut-être les acceptez-vous mieux? Peut-être voyez-vous les choses autrement à présent?
Aujourd’hui je vous invite à essayer la gomme magique de Oui-Oui et de réaliser ce qu’elle vous apprend. Inutile d’aller chez le dentiste après!
Un bon gommage de l’âme vaut mieux qu’un effacement de tout ce qui a été notre vie. Qu’en pensez-vous?
Belle journée de roses et de potiron magique!

Mardi 27 mars

Ce matin, j’ai pensé à la remarque de Denis en commentaire du texte précédent, celui d’hier qui parlait de gomme magique. En commentaire, il précisait qu’il aimerait effacer les moments où il a fait du mal ou blessé. Oui cela nous arrive à tous de vouloir revenir en arrière pour avoir à nouveau le choix d’autres actions qui engendreraient d’autres conséquences etc. Nous souffrons d’avoir fait souffrir et cela fait aussi partie de notre évolution.
Toutefois, il est possible de retourner sur les lieux du crime. Nous pouvons revenir sur les lieux intérieurs de ce qui nous a amené à faire souffrir, non pour se culpabiliser mais pour ne pas recommencer à être victime de notre ignorance, de notre égoïsme, de nos lâchetés.
Pour effacer, nous allons devoir être encore plus conscient. Nous pouvons même écrire sur notre cahier confident :
Par ignorance, colère, peur et lâcheté, j’ai blessé autrui, et peut-être pouvez-vous vous rappeler une situation particulière, la raviver, la revoir, y faire face.
Par ignorance, colère, peur et lâcheté les autres m’ont blessé.
Par ignorance, colère, peur et lâcheté je me suis blessé moi-même.
Nous pouvons revenir sur nos pas afin d’effacer les traces des blessures et des souffrances. Non parce qu’elles n’auraient pas existées mais parce qu’elles existent bien encore maintenant.
Le regret, la force du regret sincère et la compassion qui jamais ne me sépare d’autrui est ce qui délivrera le coeur de ses ombres de douleur, des fantômes qui viennent hanter et manifester leur besoin de délivrance.
Même si notre conscient oublie, notre inconscient n’oublie pas.
La vérité de la souffrance, celle subie ou infligée, est la base d’une plus grande conscience. Et une plus grande conscience ne peut échapper à la vérité de la souffrance qui loin d’être une abstraction est un état de fait très concret et très observable. Ne pas minimiser les conséquences de nos actions qui, certes, semblent se perdre dans le flot continuel des jours qui passent mais laissent des perles de sang dans la mer de nos histoires qu’il nous faudra un jour récupérer.
Cela me rappelle une anecdote dont j’ai perdu l’origine et le contexte mais pas le sens. C’est un sage qui a effacé toutes traces de mauvaises actions. Tellement qu’il est impossible de lui faire aucun mal. Or quelqu’un cherche à le tuer mais aucune arme n’agit sur lui car il a effacé depuis longtemps toute trace d’armes en lui et dans ses actions. Alors un jour néanmoins quelqu’un informe son ennemi qu’autrefois ce sage a marché sur une fourmi qui grimpait sur un brin d’herbe. Et c’est ce simple brin d’herbe qui tranchera la tête du sage. La souffrance que nous aurons infligée, même sans le savoir, sera notre talon d’Achille, notre point faible, notre point sensible.
Aujourd’hui je vous propose de revenir sur des lieux de souffrance, pour vous ou d’autres et d’y élargir votre conscience. C’est parfois ce que l’on fait lorsque l’on va réellement sur des lieux où beaucoup de personnes ont souffert, on s’y rend en pélerinage, pour que notre coeur ouvert embrasse tout cela et que cela ne se reproduise plus jamais. Le coeur le souhaite, en sera-t-il ainsi? Nous n’en savons rien mais nous avons tous cet élan de compassion, de générosité.
Appliquons cela à nous-même ici et maintenant. Ne laissons pas s’accumuler des tonnes de pensées toxiques et d’actes d’indifférence à la souffrance que nous engendrons.
Vous pouvez reprendre cette formule si elle vous convient ou vous pouvez faire la vôtre :
Par ignorance, peur, colère, indifférence (et toutes les émotions qui exprimeront au mieux votre ressenti), je t’ai blessé (e) autrefois mais aujourd’hui ma conscience s’est éveillée à ta souffrance et j’en souffre aussi.
Je regrette profondément tous les actes de ma part, faits en corps, parole, esprit qui ont pu t’affecter. Que par ce regret sincère, toute trace de ces relations de souffrance soit à jamais effacée entre nous.
Bonne pratique d’apaisement.

Mercredi 28 mars

Fréquemment j’entends des personnes me dire leur déception du chemin qu’elles ont parcouru, du « travail » qu’elles ont fait sur elles-mêmes depuis des années, avec souvent beaucoup d’investissement à tous les niveaux. Je n’en suis que là – après tout ce temps j’éprouve encore des émotions, de la peur – j’ai des difficultés que je croyais avoir résolues une fois pour toutes etc
Cela peut paraître étrange mais c’est précisément la déception de toutes ces attentes, de toutes ces croyances qui est un des fruits du cheminement vers soi. Nous voulons être quelqu’un de mieux sur la base d’une inimitié cachée avec nous-même. La vie nous rattrape dans ses mouvements incessants. Qu’as-tu atteint? revient souvent à dire : qu’as-tu éliminé, coupé, décimé de ce que tu es, par quoi t’es-tu remplacé? Et vois, ne cherche pas d’état à atteindre, reste plutôt dans le mouvement, la fluidité, la danse des équilibres qui se déséquilibrent.
Cela ramène à soi, sans cesse, à ce face-à-face où nous prenons conscience de nous nuire sous prétexte de progression spirituelle ou d’avancée relationnelle.
Nous avons trop souvent une mentalité d’acquisition avide, nous voulons nous accroître, nous développer, quitte à devenir plus encombré encore d’inaccessible. Cela crée de la jubilation momentanée. Ensuite il nous faut revenir à la simplicité de l’instant, dépouillé de toutes ces couches.
Vous savez c’est un peu comme les astronautes, ceux qui sont allés sur la lune. Je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler. mais ceux qui sont revenus de cette aventure incroyable, eh bien ils ont eu du mal à atterrir dans leur vie ensuite. Ils sont devenus dépendants, drogués, alcooliques, dépressifs, suicidaires.
Comment apprécier un simple brin d’herbe quand on a connu une telle expérience? Il faut réapprendre à s’émerveiller de ce qui est autour de soi, des petites choses qui n’en sont pas.
On est un peu shooté à l’extrême. Mais plus encore que l’expérience en elle-même, tout ce qu’elle a suscité autour de soi, toutes les préparations extraordinaires, toute la tension générée juste pour une fois laissent certainement ensuite un vide énorme, un contre-coup on pourrait dire. C’est la dépression du cosmonaute qui n’a jamais pu réellement ré-atterrir.
Ne vous laissez pas piéger par l’extraordinaire, même si vous vivez quelque chose qui ressemble à être dans la lune, revenez le regard équanime.
Aujourd’hui je vous propose d’avoir de la gratitude pour les petites choses de la vie quotidienne, ce sera comme marcher, la lune en poche, la vision ouverte et enchantée sur les alentours. Pas la peine d’en faire des tonnes, style citations gnan gnan style à liker, à noyer la vraie beauté qui ne s’en laisse pas conter. Inutile d’élimer les angles à coups de bons sentiments, la vie est déjà ailleurs.
Non il ne s’agit pas de ça.
Il est question plutôt de faire chanter notre coeur pas après pas et de planter le drapeau de la vigilance à chaque moment vécu avec la grâce du don reçu.
Vous avez cru que pour être quelqu’un, pour être aimable, il fallait vous en rajouter et vous découvrez que vous pouvez tout enlever parce que ça ne sert à rien. On est vite démodé, allez Apollo enlève ta combinaison d’Apollon.
Le désillement est une bonne nouvelle, passé l’effet pincement au coeur des croyances. Apprécier ce qui est sous nos yeux, sensation de vie intense à renouveler chaque jour. Pour s’y préparer, lâche les comparaisons, lâche hier, aujourd’hui et demain.
Bonne pratique des insignifiances qui sont les fées cachées de la réalité là où ton regard se pose pour la première fois.

Jeudi 29 mars

Vivre un chemin de transformation n’est pas devenir quelqu’un de parfait, de moralement supérieur, qui vit une vie lisse et ne laisse jamais tomber sa petite cuiller.
Il s’agit plutôt d’être complet. C’est pourquoi nous sommes invités à accueillir tout ce que nous sommes, ombres et lumières, à mettre les morceaux du puzzle à leur place.
Nous n’avons pas à nous battre contre nous-même, notre humanité, à vouloir nous élever ou échapper à ce corps de putréfaction. Bien au contraire, nous avons à être reconnaissant pour ce précieux véhicule, et toutes les substances qui le composent, pus, fèces, urines, phlegme, lymphe et bien d’autres matières encore que je vous laisse énumérer au gré de votre inspiration.
Ces substances elles-mêmes, vues habituellement comme dégoûtantes ou répugnantes, sont considérées comme purs, du point de vue de leur nature vide de toute entité, ce qui est leur nature propre, si on peut dire et oser ce jeu de mots. Pur peut aussi s’entendre comme vide de tout jugement, de toute discrimination, de toute séparation.
Enfant, ma mère, infirmière, m’emmenait parfois sur son lieu de travail . Je me souviens d’une maison de retraite dont j’arpentais, livrée seule à moi-même, les grands couloirs d’où s’échappaient des râles, des cris qui rompaient brutalement le silence.
Toucher des corps, les laver, les nettoyer, les soulever, etc. Où se placer en soi pour faire cela si ce n’est, sans le savoir forcément, au cœur du non jugement et de l’acceptation. J’admirais l’humilité des personnes dans cette proximité humaine, leurs capacités à ne rien montrer sur leur visage, un sourire ou une blague parfois.
Il y a une méditation où on utilise le scan du corps imaginé en putréfaction à défaut d’en avoir réellement un sous la main qui se décompose en direct, à part le nôtre, bien sûr.
On imagine les odeurs, les couleurs du corps qui se flétrit et les réactions de dégoût, de répulsion qui nous traversent pour vaincre l’attachement à ce sac de peau et d’os, attachement au nôtre ou à celui d’autrui. Avouez que vu sous cet angle, le désir est amusant : deux squelettes qui dansent ensemble sur le charnier de leurs croyances en l’éternité. Cette méditation sur l’impermanence du corps peut être efficace ou pas selon comment vous arrivez à la vivre. En tous cas cela peut être une expérience intéressante. Essayez.
Aujourd’hui prenez bien soin de votre corps, libre de jugements.
Tout intégrer à sa pratique est l’acte spirituel par excellence.

Vendredi 30 mars

Nous filtrons la réalité. Avec quoi ? Déjà avec notre histoire personnelle, et ce n’est pas rien ! Imaginez comment a commencé votre histoire avant votre naissance. Les conditions dans lesquelles vous avez été conçu. Ce que vos parents vivaient à ce moment là. Si vous étiez prévu et bienvenu : oiseau de paradis ou oiseau de malheur mais qui vous a déposé dans ce chou et cette rose alors que vous ronronniez dans les limbes du Pacifique ? Imaginez l’ambiance, comme on dit, psychique de ce moment de votre conception. Les circonstances de notre conception et de notre naissance influencent notre conception de la vie. On conçoit comme l’on a été conçu. Heureusement ça se soigne !
Ensuite il y a la petite enfance. Avons nous été choyé, battu, négligé, en rivalité avec des frères et sœurs ? Avons nous été abandonné, rejeté, trahi ? Peut-être avons nous dû nous couper de nos émotions pour survivre ?
Ces circonstances influencent notre vie relationnelle. Nous voyons les autres à travers les regards qui nous ont vu. C’est pourquoi nous sommes si sensibles et interprétons pratiquement tout le temps les intentions des autres. Heureusement ça se soigne !
Il y a dans les trames qui nous co-émergent à l’existence ici et maintenant encore de nombreux filtre. Par exemple, le filtre des croyances qui nous limitent, de notre culture, de notre religion, de notre langue, du lien aux ancêtres, etc.
Comme tout filtre, cela laisse passer certaines choses et en retient d’autres. Nous vivons la réalité comme nos préférences, en relation avec ces filtres. Heureusement cela se soigne !
Dans les ateliers des Cinq Racines, et pendant les constellations particulièrement, nous apprenons à les identifier, les reconnaître et nous en libérer, en prenant de nouvelles habitudes.
Aujourd’hui je vous invite à faire vous-même des liens entre le début de votre histoire, ce que vous en savez ou en pressentez, sans rien en savoir peut-être, et ce que vous avez vécu ou vivez dans votre relation à la vie, à vous et aux autres.
Que remarquez-vous ?
Bonne pratique du « heureusement ça se soigne » !

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