Conseils au quotidien – semaine du 12 au 16 mars 2018

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’accès facebook ou pour retrouver tous les petits conseils du jour, voici ceux qui ont été publiés au quotidien sur ma page facebook durant la semaine du 12 au 16 mars 2018. Retrouvez plus de conseils au quotidien.

Lundi 12 mars

Si vous vous êtes levé tôt ce matin vous avez peut-être dû allumer la lumière dans votre cuisine. Et puis le jour s’est pleinement levé et selon où vous étiez le soleil est arrivé inondant la pièce de lumière. Lorsque le soleil illumine un endroit, on ne voit plus la lumière restée allumée. Les contrastes ont disparu.
On ne voit donc vraiment la lumière que par l’ombre – et l’ombre par la lumière – ce qui s’oppose se contient et se complète.
La lumière pourrait être une métaphore de la vérité ou de ce qui permet de la voir et l’ombre la métaphore du mensonge, la méprise. Prendre de fausses lumières pour des vraies nous est déjà arrivée à tous. Un peu caverne de Platon où on a pris ou on va a fait prendre des vessies pour des lanternes.
Et si le mensonge était la lumière et l’ombre la vérité? Rien ne nous empêche d’inverser, c’est logique ou analogique, à vous de voir, ou peut-être les deux?
Ne comptez pas sur moi pour répondre à ces dédales métaphysiques vieux comme le monde. Comme Icare qui s ‘est cramé les ailes. Faut faire gaffe quand on cherche la lumière on peut y laisser sa peau.
Il est facile de se tromper soi-même sur ce qu’on peut contenir comme vérité. On a parfois les yeux plus gros que le ventre.
Prends le temps de bien mastiquer ce qui vient à toi.
Ce matin, au petit déjeuner, peut-être qu’un anneau magique est tombé dans votre café et vous avez fait comme si vous ne l’aviez pas vu – vous avez peut-être décidé que ce matin une vérité complète c’était trop, une demi-vérité suffira, ou une vérité statistique angoissante ou rassurante vaut toujours mieux qu’une vérité qui nous implique directement?
La vérité d’aujourd’hui est-elle le mensonge de demain?
Si le chemin qui mène de la naissance à la mort est inévitablement solitaire, nos relations sont-elles le mensonge de tous les mensonges, ne faisons nous que nous distraire en compagnie d’autrui? L’autre ne servirait-il qu’à me faire oublier l’ombre de moi-même? Et vissé versailles – Eh oui on ne peut pas empêcher la lumière de se retourner sur elle-même.
Mais attention ne prends pas la pâle lumière artificielle que tu oublies d’éteindre en sortant avec la lumière du soleil qui fait semblant d’entrer.
Nos mensonges sont de fausses lumières qui nous protègent de la peur que le soleil ne revienne pas. Et si la nuit noire, la nuit obscure nous enveloppait totalement? Nous la savons, au fond de nous, aussi puissante qu’un encrier qui déborde.
Faire face à la fois à nos faiblesses et à nos forces demande de passer de la lumière artificielle à la vraie lumière. Cela s’interroge – cela s’entraîne. Cela demande d’accepter de nouvelles informations pour mieux comprendre l’illusion de la réalité.
Nous sommes des couples d’opposés : intelligence et bêtise – courage et lâcheté – bonté et méchanceté – etc. Parfois un trait se manifeste qui occulte les autres. Les autres sont restés dans les coulisses et regardent et soufflent parfois des répliques. Nous savons que nous pouvons être bon et aimant parce que nous savons que nous sommes aussi méchant et cruel.
Qu’est-ce que ça change de le savoir? Aujourd’hui je vous propose de lister quelques couples d’opposés, émotionnels ou de vos traits de caractère par exemple, et de vous demander quelle est la lumière de l’ombre ou l’ombre de la lumière.
Par exemple si vous avez du chagrin ou éprouvez de la tristesse, demandez-vous quelle est la lumière de cet état – Quelle est la lumière du chagrin? Quelle est l’ombre de la joie? Et ouvrez-vous aux deux – Il nous arrive parfois au coeur de situations tristes d’éprouver aussi de la joie –

Prenez le temps de trouver des exemples et des histoires qui vous reviendront à la mémoire – invitez-les afin de mieux comprendre la dynamique des opposés et leur enrichissement mutuel.
Bonne pratique des anneaux magiques – des jeux d’ombres et de lumières – et des noeuds à son mouchoir.

Mardi 13 mars

Pouvons nous traverser nos souffrances en restant généreux? Sachant que ce qui nous fait partir, nous mettre en quête de nouveaux royaumes est précisément le manque, l’urgence du manque.
Dans les contes, nous voyons les héros mis à l’épreuve dans leur quête. Les deux premiers frères partent à la conquête de la princesse et en cours de route rencontrent une vieille qui les interpelle et leur demande de l’aide. Obsédés par leur but, craignant de perdre du temps, ils ne lui répondent pas très poliment en général mais lui ordonnent de s’écarter de leur route car ils sont on va dire un tantinet pressé de trouver le bonheur. Alors les autres! Et une vieille en plus!
Heureusement le troisième frère, le dernier, en général le simplet, lorsqu’il rencontre la vieille femme répond avec un grand coeur, tout à l’écoute de ses besoins du moment et lui offre volontiers ses services. Il donne de son temps, il accepte de ne pas être obnubilé uniquement par sa propre quête et reste attentif aux autres.
Par ce don, cette générosité, il recevra ensuite un objet magique ou un renseignement majeur pour réussir sa quête.
Ainsi par ses qualités de coeur, son attention à ce qui vient vers lui, sa disponibilité à rendre service, lui sont donnés des moyens qu’il n’attendait pas.
En effet, les faux héros manigancent. Ils sont menteurs et prétentieux. Ils veulent seulement obtenir et impressionner les autres.
Dans certains contes, les deux frères arrogants et arrivistes volent ce que le plus jeune a obtenu et essaient de le tuer. Cela signifie qu’en chaque héros il y a une part de faux héros à débusquer. Celle qui se vante d’être ce qu’elle n’est pas, celle qui trompe soi et les autres. Celle qui est pressée d’arriver au but.
La vie ne s’y trompe pas car ce qui a été dérobé, le cheval ou la princesse ou l’oiseau, perdent soudain leur vitalité. Ainsi on ne peut rien acquérir ou posséder longtemps en piégeant les autres ou en profitant de ce qu’ils ont fait car c’est se piéger soi même. Les impostures sont dévoilées. Je peux faire semblant d’être qui je ne suis pas mais cela sera au final mis à jour.
Ce que le héros a acquis dans sa quête, ce sont de nouvelles capacités, aptitudes qui justement apporteront quelque chose aussi aux autres. C’est là le sens véritable de toute quête.
Aujourd’hui je vous propose de vous mettre à l’épreuve en vous questionnant ainsi : ce que je suis est-il en cohérence avec ce que je prétends être? Suis-je à la hauteur de ce que je dis ou raconte? Ai-je le sentiment d’avoir volé ou de m’être approprié des qualités que je n’ai pas vraiment au fond?
Mettez vous en chemin, la vieille viendra peut-être vers vous tester votre sagesse, votre attention, votre générosité pour vous permettre de vous réajuster à votre coeur.
La « vieille », ce qui sait en vous ne vous mentira pas.
Aujourd’hui soyez moins focalisé sur l’urgence de vos propres buts qui vous font écarter ceux qui semblent se mettre en travers. Acceptez de regarder et d’aider ceux qui viendront à vous vous demander un peu de votre disponibilité. Peut-être recevrez-vous alors le cadeau incommensurable d’une nouvelle aptitude qui vous sera utile par la suite.
Les contes aussi nous rappellent que donner et recevoir est le mouvement généreux de la vie et que l’abondance commence toujours par le don.
Bonne pratique en chemin!

Mercredi 14 mars

Ce matin, en voyant le gel sur les fleurs naissantes, en sentant sur ma peau l’air froid et pointer la luminosité du ciel, la vie me paraissait être un joli rêve lucide.
Accueillir, cueillir, se recueillir, ces mots s’invitaient à la parade du jour.
Juste après, en préparant les bols de l’autel, les offrandes d’encens et de lumière aux bouddhas, je me sentais reliée à cette réalité vivante du silence. Le silence d’avoir accueilli la beauté et la bonté du moment, en étant resté à goûter, juste quelques instants, le chant du dehors.
Pourquoi faire ces gestes chaque matin? Pourquoi faire un petit autel avec des statues ou des images?
Non par idolâtrie bien sûr mais parce qu’ainsi nous sommes dans ces gestes recueillis accueillant de notre vraie nature, fraîchement cueillis que nous sommes par le sourire des bouddhas. Fraîchement cueillis avant de nous refermer aux saisies des souffrances, avant que nous soyons moi et tous mes problèmes.
Ces moments d’inspiration sont comme des cadeaux qui nous font encore plus apprécier le courant de notre existence.
Puis nous allons mettre des mots venus de la terre de sagesse de l’éveil pour ouvrir la fleur de notre coeur, la préparer à recevoir la journée qui vient. Nous en garderons la semence, l’empreinte, la marque, le souvenir, la vitalité.
Quelques mots justes sur l’impermanence, quelques rappels de la présence du lâcher-prise pour tout accueillir, le doux comme l’amer. Nous sentirons en nous le sourire des bouddhas bienveillants et nous retrouverons l’humour et nous saurons parfois relativiser la douleur.
Peut-être avez-vous déjà votre rituel du lever ordinaire, mais vous pouvez aussi en mettre en place un qui est encore plus ordinaire : l’hommage au jour naissant, à l’éveil de toutes choses, et de vous-même à vous-même.
Vous pouvez pour cela mettre quelques objets simples, des images ou représentations qui vous inspirent, un peu de lumière.
Commencer sa journée en se recueillant dans des mots qui nous libèrent des tourments de la nuit, des souhaits qui ravivent nos forces de paix, des prières orientées au bien d’autrui.
Nous ressentirons du soulagement à ne pas rester enfermés en nous-même, de la joie à faire vivre ces élans de contribution à la beauté et à la bonté du monde, avec la simplicité et l’humilité des petites fourmis que nous sommes. Mais quand même ce n’est pas rien une petite fourmi dans la galaxie!
Aujourd’hui je vous propose de mettre en place des sources d’inspiration et de rappels pour que la méditation dans la vie quotidienne soit la continuité de l’ouverture que vous aurez touchée dès votre réveil.
Peut-être en avez-vous déjà – vous pouvez aussi les partager ou témoigner de leurs bienfaits.
Aujourd’hui offrons les jolies fleurs que nous aurons cueillies au jardin de notre sagesse.

Jeudi 15 mars

Quand vous êtes vraiment au fond du trou, il y a toujours quelqu’un de bien intentionné, et qui y trouve sans doute aussi son intérêt, et qui n’est pas à votre place, pour vous dire de ne pas vous laisser abattre. Or c’est précisément cela que vous êtes : battu, abattu et rebattu par les vents de la désolation.
Fais quelque chose, trouve une issue, positive! Or il y a parfois vraiment des raisons d’être là où vous êtes : rupture, chômage, maladie, problèmes d’argent, et j’en passe. Il arrive même que nous fassions fort et cumulions plusieurs épreuves en même temps. Non décidément les astres ne sont pas avec vous cette année.Vous ne faites pas partie des signes les plus chanceux.
Vous êtes comme à la croisée de chemins sans chemin. Où aller? Que faire?
Précisément rien. Vous êtes au fond du puits et vous ne voyez aucune perspective, aucun débouché, aucune levée d’écrou pour l’instant. Et toute tentative pour sortir vous fait glisser encore plus. Cela arrive à tout le monde dans la vie de passer des moments si difficiles qu’il n’en voit pas le bout, comme on dit. Oui je sais ça ne console pas vraiment, un peu quand même.
En tous cas la façon la plus réaliste d’aborder la chose est de faire face à votre découragement, votre déprime, et même d’entrer dans la sombre forêt qui cache tout soleil sans même vous demander si vous en sortirez. Lâchez prise, rendez vous à l’effondrement, au terrassement, puisque tel est ce qui arrive. Si vous avez la chance de pouvoir vous isoler c’est encore mieux. Si vous avez la chance de pouvoir partir dans la nature pour vivre vraiment ces moments dans la solitude et le recueillement, vous finirez tôt ou tard par déposer le fardeau qui vous pèse. Ou plutôt c’est lui qui vous quittera.
Entrez dans l’ombre, dès que vous y serez vous n’aurez plus vraiment peur. Ne restez pas sous les lumières artificielles que d’autres vous proposent comme solutions.
La seule qualité qui vous est demandé est le courage de ne rien tenter de faire, le courage du découragement. La solitude est bienveillante dans ces temps de détresse car elle vous appelle à vous rencontrer, à puiser dans vos ressources, celles que vous ne voyez plus du tout. Curieusement nous n’avons pas toujours envie d’être distrait de ce que nous vivons, même si c’est douloureux. Nous sentons la nécessité d’en découdre dans un face à face qui rend humble, car toujours la souffrance ou ce qui semble s’acharner sur nous, nous fait plier et nous oblige à découvrir la douceur de l’acceptation.
Aujourd’hui, si une douleur, une souffrance appelle notre regard, nous pouvons accepter de ne pas faire d’efforts à tout prix pour l’éviter.
Prenez votre cahier, votre confident, écrivez, laissez sortir ce qui veut vous rencontrer. Et peut-être connaîtrez-vous sans les chercher des instants d’allègement au coeur de la nuit la plus sombre.
Bonne traversée de la forêt de nos humbles découragements!

Vendredi 16 mars

Ce matin, les oiseaux chantaient, l’air était presque doux et la lumière franche et rieuse. La joie sautait comme un poisson dans le ciel, la joie s’explorait elle-même à travers la verticalité des arbres, les couleurs des choses et les petits détails posés là. Nul besoin de nous, de quiconque.
Aujourd’hui est l’anniversaire d’une de mes filles, Hanaé,18 ans déjà. Des pensées affleuraient dans mon esprit, ce que j’aimerais lui dire, lui offrir comme message. Cela venait en vrac, entre coeur sautillant et maladresse de parent.
Point de morale ni de discours pontifiant, ce n’est pas trop le style de la maison. Mais faut toujours se méfier quand même, nul n’est à l’abri d’un cirage de chaussures en règle, alors que vous vous n’aimez que les baskets.
Je sais que mon petit bhikku aime les surprises. Alors en plus des cadeaux habituels, j’y joins quelques pensées surprises sorties du chapeau de mon humble expérience.
Tout a commencé bien avant que tu sois là, c’est sûr mais déjà te voilà naissante, une petite vie, fruit de la grande, une petite chose qui est tout de suite apparue comme une grande présence qui allait changer l’existence de celles et ceux qui entreraient à son contact. Et ce n’est pas fini!
je te souhaite de bousculer le monde à ta manière, de te rappeler que ceux qui pleurent et qui tombent sont loin d’être les plus faibles. Je t’invite à te rappeler d’être au contact de qui tu es et de ce que tu es, de te demander quand tu douteras, si tu t’aimes vraiment. Le désamour a de nombreux visages, apprends à les reconnaître pour t’en préserver, mais l’amour n’en a qu’un ou aucun, c’est pareil, car au fond l’amour est déjà là avant quiconque.
Tu sais c’est un peu comme dans les contes de fées mais sans prince qui en pince ni happy end surjoué. Non c’est juste la merveille et la magie naturelle de chaque instant qui te fait ressentir la complétude, la plénitude que tu es, celle de ton essence profonde. C’est le mariage intérieur, la félicité de toutes les douceurs claires du jour qui embrasse la nuit sans jamais se lasser.
Alors bien sûr, on ne va pas se voiler la face, tu risques tout, comme chacun d’entre nous, de tomber, de perdre, d’être chagriné ou tsunamisé. Le pire est de se refermer, de devenir réellement petit, de se plier au carré des identités sociales et de confondre les étiquettes avec la vraie valeur des choses et des êtres. L’arrogance, le mépris des autres et donc toujours de soi, laisse-les aux narcisses de comptoir qui ne sont pas allés au bout de leur histoire. Sinon ils seraient devenus de jolies fleurs ouvertes au parfum délicieux.
Nous sommes et serons toujours des petites vies, et c’est beau, c’est tendre et touchant, et c’est humble.
Aucune vie n’est plus grande qu’une autre! Alors prends la tienne en mains et fais en un grand rêve car oui nous méritons tous le meilleur mais il n’a rien à voir avec la comparaison, encore moins les diplômes et la réussite sociale.
Nous méritons d’être ce que nous sommes, et de cela nous sommes seul responsable, personne ne peut rien y enlever ni rien y rajouter.
Je ne sais pas grand-chose en fin de compte ou de conte – et ce « je ne sais pas » contient beaucoup de vérité. A chacun de la découvrir s’il pense que ça en vaut la peine. A chacun de voir.
J’aime la dakini aux cheveux méchés de rouge que tu aies, ta façon de t’affirmer sans le montrer. Toi tu m’as appris des choses. Comme lorsque tu as mis des baskets qui avaient des couleurs différentes, une rouge et une bleue, à 11 ans, au collège et que tu affichais un détachement suprême face aux remarques. A n’en pas douter c’est l’une de tes forces mon petit socrate en ballerines!
Aujourd’hui, même si ce n’est pas votre anniversaire, et si ça l’est alors bienvenue au monde de l’instant à l’instant, à nouveau. Et si ce n’est pas le cas, on peut toujours décider, rien ne nous en empêche, que c’est le journiversaire de tout ce qui veut être célébré.
A vous de trouver ce que vous souhaitez célébrer, à votre façon, au champagne de vos idées, à l’ivresse de votre coeur.
Bon partage!

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