Conseils au quotidien – semaine du 26 février au 3 mars

Après une petite pause hivernale, voici tous les petits conseils du jour qui ont été publiés au quotidien sur ma page facebook durant la semaine du 26 février au 3 mars 2018. Retrouvez plus de conseils au quotidien.

Mardi 20 février

Même si un être éveillé se trouvait à quelques mètres de nous, nous ne le percevrions pas. Car la distance est grande.
C’est la distance qui ne permet pas à la grâce d’être alors qu’elle ne cesse de s’écouler à profusion de l’être accompli.
Nous attendons que quelque chose nous soit donné, qu’on l’appelle éveil ou grâce ou amour inconditionnel ou confiance absolue.
Or cela est déjà, sans distance, cela ne provient pas de quelqu’un, cela se révèle dans l’abandon du mental menteur et la réceptivité à l’ici.
Ce que nous mettons entre, l’écart, la distance peuvent provenir de l’éloignement physique. Si vous perdez quelqu’un, si la personne que vous aimez meurt, elle a disparu de votre espace, de votre environnement.
Et cet éloignement est incommensurable et très douloureux. Mais si vous fermez les yeux, vous pouvez sentir sa présence, cette personne est toujours là, vivante en vous.
De fait, il peut arriver que votre compagnon de table soit plus éloigné de vous que la personne décédée à laquelle vous pensez. Cependant, lorsque le temps passe, la mémoire s’amoindrit et après avoir disparu de votre espace, la personne aimée disparaît aussi dans la sphère temporelle de vos souvenirs désaffectés.
L’espace et le temps sont des limitations liées à notre condition. L’expérience spirituelle nous fait expérimenter une autre dimension hors du temps et de l’espace, c’est celle de l’amour inconditionnel. Dans l’amour la distance n’existe pas, tout est toujours présent.
Nous pouvons en être inconscient, nous pouvons nous en éloigner mais si nous revenons à l’instant présent hors des identifications habituelles, dans un total lâcher-prise, nous ressentirons dans l’oubli de soi la présence de l’autre, sous la forme d’un centre rayonnant et dissolvant tout sentiment de séparation d’avec ce qui est.
Nous pourrons l’exprimer comme la grâce, l’expérience d’éveil à sa vraie nature. Ni centre ni périphérie. La dissolution de l’eau dans l’eau. Toutes sortes de formules paradoxales essaieront de rendre ce qui est indicible au final.
A l’instant même, nous pouvons être aux pieds du Bouddha. Son corps a disparu de puis longtemps. Mais si vous l’aimez ni le temps ni l’espace ne comptent.
Lorsque nous nous rendons dans des lieux spirituels où cet amour a été cultivé, alors nous pouvons recevoir la grâce, toujours présente. Les lieux ont pu être abîmés, partiellement détruits, ou délaissés la grâce est présente. Et c’est un bonheur que de la ressentir. La grâce continue au-delà des murs et des personnes. Et elle n’est pas limitée non plus à ceux-ci. Elle circule. Chacun en amène et en répand un peu avec lui.
Peut-être et certainement qu’au temps du Bouddha des personnes ont vécu à ses côtés sans entrer véritablement en contact avec lui et que d’autres aujourd’hui le font vraiment.
La grâce de l’amour est d’être au-delà du temps et de l’espace. Il suffit de s’ouvrir, de s’abandonner, d’être réceptif, de déposer les armes de la séparation, de voir en l’autre le centre d’où tout centre disparaît.
Ces quelques réflexions me sont venues de retour du Losar, nouvel an tibétain, qui a eu lieu à Karma-Ling, centre en Savoie, partiellement détruit en décembre par un incendie criminel. Oui tout peut disparaître mais au final qu’est-ce qui reste? ce qui ne peut jamais disparaître ou être affecté ou dégradé, la pratique authentique. Sa caractéristique est le non attachement et l’appréciation de toute situation.
Que l’on soit deux, cent ou mille, la grâce ne dépend ni du nombre de pratiquants ni du faste des lieux.
Ce que le feu de la haine détruit l’eau de l’amour l’inonde, le recouvre et l’enfante à nouveau.

Sans savoir si c’est un bien, sans savoir si c’est un mal,
frotte ta peine à la solitude sereine des bambous blancs
chien de terre sur la terre mouillée reste assis

Aujourd’hui je vous invite à être réceptif où que vous soyez aux bénédictions des bouddhas ou de celles et ceux qui vous inspirent.
Une seule pensée d’amour qui vous efface sincèrement suffit à recevoir la grâce de leur présence.
Bonne pratique !

Lundi 26 février

S’éveiller à sa vraie nature est-ce possible pour tous? L’éveil, est-ce possible pour nous tous ou est-ce réserver à quelques érudits ou sages ou à celles et ceux qui ont fait beaucoup d’efforts pour cela?
Certains auteurs traditionnels nous disent que réaliser sa véritable nature, essence ou soi, selon la terminologie choisie est facile, plus facile que la plupart des choses que nous faisons. En effet rien ne nous est plus proche, rien n’est plus simple et évident, rien n’est plus naturel. La connaissance de ce que nous sommes réellement est même la seule connaissance directe, immédiate qui ne nécessite aucune condition particulière.
Comme notre attention est en général très focalisée sur l’extérieur, les objets et les formes du monde, nous négligeons de regarder à l’intérieur, non pour analyser pour mais simplement retourner notre attention sur « ce » qui regarde. Or « ce » à partir de quoi nous faisons l’expérience de regarder par exemple, car ceci est valable pour tous les autres sens également, est spacieux, est l’espace ouvert, transparent qui accueille toute chose, toute forme, toute manifestation et n’en n’est pas séparé. Tout est toujours ouvert, spacieux et naturellement vide, c’est pourquoi cela peut accueillir toute dorme, toute manifestation, qui à son tour ne fait que révéler que cela a toujours été naturellement libre.
Il y a dans cette vision une grande bouffée d’oxygène, un bonheur inouï, un moins dix pour la pensée limitée et gelée dans ses croyances ordinaires.
Nous ne sommes pas séparés de l’ouverture, et ne l’avons jamais été, nous ne sommes pas séparés de la manifestation. La forme est vide, le vide est forme comme le rappelle le sutra du coeur. Et cela est une expérience très proche, rien n’est plus proche de nous que de réaliser cela à l’instant.
Rien n’entrave cette réalisation.
Aujourd’hui je vous propose d’être attentif à votre attention même, sur quoi se porte-t-elle? à l’évidence, elle est dans les objets à l’extérieur mais aussi dans les objets à l’intérieur. La séparation est tout aussi intérieure qu’extérieure.
Pour vous libérer de ce sentiment de séparation, retournez carrément votre attention vers « ce » qui en vous voit, perçoit, appréhende, quelque soit la chose appréhendée, un objet extérieur ou un objet intérieur. Pour cela il faut lâcher la psychologie, l’analyse, mais même cela est un effort qui risque de vous compliquer l’esprit. Alors surtout ne faites rien, tout se fait tout seul.
La dakini montre l’espace c’est tout, c’est simple et sans effort, immédiat et naturel.
Si vous percevez une chaise voyez comme cette chaise est un objet, à l’extérieur de moi, avec une forme, une taille, une couleur, une limite, des caractéristiques, et si vous tournez votre attention vers ce qui perçoit cela, vous vous apercevez que c’est l’espace ouvert en vous, qu’il n’y a pas besoin d’autre chose.
Tenez votre attention sur les deux ensemble : la forme et l’espace si vous le pouvez et surtout rappelez-vous de revenir régulièrement à ce pressentiment que « ce » qui perçoit en nous n’a ni visage, ni nom, ni forme, ni limitation. Voyez le doigt de la dakini qui vous montre l’espace.
Cette expérience est celle de la non dualité, de la non séparation, dans laquelle vous êtes attentif à la source même de la conscience. Regarder ce qui est vu et à partir de quoi ce qui est vu est vu.
Aujourd’hui bonne non pratique de non dualité, bonne contemplation, sans vous laisser distraire par la vision habituelle et ordinaire qui tout sépare. Rien à faire, rien à être, rien à démonter ni à remonter, facile non?

Mardi 27 février

Le chat à la porte – la bouilloire allumée – l’air vif – moins 13 – la bougie allumée – moi – la chaise – le pli du rideau – la lumière blanche – le sol gelé – le bruit des touches du clavier – l’odeur du pétrole – le scintillement de la lampe – les mots qui défilent sur l’écran – le bout de mes chaussures – tout apparaît spontanément maintenant et seulement maintenant – moi simplement apparaît parmi d’autres choses – venant de nulle part et n’allant nulle part – simplement apparaît ce qui ne peut être empêché d’apparaître- réalise cela – laisser la sensation légère rester légère – laisser la question des origines et des pourquoi dans la question – revenir à l’évidence – déshabiller les concepts – juste faire l’expérience du voilà maintenant ce qui simplement apparaît – qui écrit ces mots allez-vous demander? – simplement ce qui apparaît – moi? – oui et non – au centre et partout à la fois – ne compliquez pas – regardez – les livres sur l’étagère – leur tranche avec des mots – la danse des doigts sur les touches – l’écran – le fond et la forme – qui est en train d’écrire? – laisser la question retourner dans la question – des choses arrivent simplement – tristesse frustration payer les factures prendre la voiture faire des courses joie colère espace clarté transparence luminosité que rien n’exclut seulement la personne distraite en nous qui resurgit dans la saisie – saisie apparaît laisse être- simplement cela – ne cherche pas à ne pas être tendu – laisse la sensation de tension irradier se diffuser – mets toute ton attention dans l’amour inconditionnel de la tension alors cela s’ouvre tout seul – reviens naturellement à la détente naturelle – ne force pas au risque de renforcer – fais de même avec toute tension de ton esprit mets toute ton attention dans l’amour non duel sans case sans imitations sans complications sans tirer parti sans chercher à contrôler sans savoir ce qu’il fat faire ou pas – ce qui apparaît est la réponse – jeu d’apparences non manipulées – au centre et nulle part à la fois sensation de moi – de nombreuses choses apparaissent arrivent – rends toi à leur évidence simple – Aujourd’hui je vous propose d’expérimenter l’évidence non duelle et inconditionnelle qui laisse être ce qui est – A chaque instant rien à atteindre rien à craindre magie du oui total – absolument ordinaire et quotidien – expérimenter complètement – tout apparaît simplement – rien n’est exclu –
Aujourd’hui regardez tout ainsi – justement à l’ainsité immédiate quoi que ce soit pensées événements situations – regardez le fond qui est là sous votre nez – ne cherchez rien derrière ni devant – rien à rejeter – la vie quotidienne est éveil et contient la libération – pas d’autre voie que les petits pas du quotidien – hâte-toi lentement vers le non soi – vis l’intensité de chaque instant sans chercher à le vivre – sois simple et vois –
Aujourd’hui il s’agit de réaliser le potentiel d’éveil de toute chose de l’expérimenter libre de dualité – ne cherchez rien n’excluez rien – si des tensions apparaissent en cherchez pas à les défaire parce qu’elles ne devraient pas être – faites leur bon accueil restez attentif et voyez comme cela se dénoue tout seul – bonne expérience d’ainsité –

Mercredi 28 février

Un enseignement spirituel peut vite devenir un ensemble de prescriptions morales, où se succèdent clichés, poncifs, et impératifs catégoriques. Tu dois accepter ce qui arrive, tu dois ne pas juger les autres, tu dois pratiquer la méditation, tu dois réaliser que tu es loin de l’éveil à atteindre, tu dois purifier avant tout ton mauvais karma etc.
Prenons l’exemple du premier cité : tu dois accepter ce qui arrive. La question est juste celle-ci : lorsque quelque chose se présente à moi, quel est mon réel pouvoir sur cela?
Je ne peux empêcher que cela arrive puisque cela arrive. Néanmoins j’ai deux postures possibles, deux attitudes possibles : soit j’accepte, soit je refuse.
Dans l’expérience d’acceptation, si vous l’avez déjà vécue, vous constatez que le simple fait d’accepter change déjà votre perception. Or le réel pouvoir que nous pouvons avoir est sur nos perceptions. Accepter ou accueillir ou être dans l’acceptance, peu importe le mot, la posture est la même : dire oui ou dire non. Je sais que ce mot d’acceptation est souvent récusé pour son côté soumission. Mais il ne s’agit pas de cela ici. Accepter n’est pas non plus refouler nos émotions car rappelez-vous nous ne pouvons rien entraver de ce qui arrive, si ce n’est par notre refus ou nos attitudes de déni. Nous ne pouvons que dire oui. Ensuite nous pourrons changer des choses. Oui mais quoi? l’essentiel : notre façons de percevoir.

C’est une manière très réaliste et concrète d’envisager les problèmes et leurs solutions. Nous pouvons choisir entre deux postures qui n’ont rien à voir avec le fait d’empêcher les choses d’arriver mais qui concernent leur interprétation.
En changeant mon interprétation, je change ma perception.
SI j’accepte réellement, sincèrement, alors cette expérience s’accompagne de détente et de douceur, de non résistance, et infuse dans ma perception. Celle-ci est plus paisible, inutile de me faire des reproches, de me juger, ou de me sentir victime, la relation à moi-même est plus libre et disponible, l’environnement lui-même est teintée de cette couleur de paix, les relations aussi.
Toute notre expérience est une histoire de perceptions. Ce que je perçois aujourd’hui est le résultat, l’effet de choix précédents, souvent inconscients. Néanmoins c’est moi qui perçoit, pas le voisin.
Une fois que nous comprenons cela, nous ne cherchons plus à éviter les situations. Même la douleur physique qui est là, je ne peux l’empêcher d’être, ni les émotions, ni les pensées etc.
cela est toujours le résultat de causes antérieures. Si je suis convaincu de cela et si je comprends les effets de mes choix, alors il me sera facile d’aller dans la bonne direction ou d’y revenir.
Je verrai comment accepter ou refuser teinte ma perception et prépare déjà de futures causes et conditions dont je serai amener tôt ou tard à voir les effets, sans réaliser la plupart du temps que j’en suis l’auteur.
Cette compréhension encourage à pratiquer la bienveillance, la joie, la paix, la gratitude etc non comme quelque chose de moralement bien mais comme ce qui nous transforme en profondeur. Transformant nos perceptions, nous transformons notre expérience et donc notre vie.
C’est l’entraînement de l’esprit -lodjong- , qui change notre point de vue et donc notre perception des situations. Comme dans la devise bien connue « gain et victoire pour les autres, perte et blâme pour moi » qui gagne à être revisitée, à la lumière de ce que nous venons d’évoquer, pour une compréhension correcte et beaucoup plus inspirante.
Aujourd’hui je vous propose de réfléchir à cela et d’observer que ce que vous percevez de la réalité est lié à ces deux possibilités de choix : accepter ou refuser. En réalité il n’y en n’a pas d’autre. Regardez, examinez comment cela teinte votre perception de vous-même et du monde.
Bonne pratique et bon entraînement à changer votre attitude sur place!

Jeudi 1er mars

La méthode des Cinq racines est basée sur la nature profondément thérapeutique de la reliaison à ce que nous sommes véritablement, à notre essence, à notre être profond. Ces mots : nature, essence, être ne désignent pas une personne.
Expérimenter ce que nous sommes déjà, qui nous précède avant les identifications comme autour de nous, l’espace précède et permet les formes qui y surgissent.
L’espace en nous se traduit par l’expérience de vacuité et d’ouverture chaleureuse qui réalise la non séparation comme état naturel déjà là, déjà présent.Rien à fabriquer, rien à méditer.
Au sein de cette expérience qu’introduit la pratique de l’attention nue et dégagée qui connecte le coeur le corps et l’esprit nous pouvons être plus disponible pour accueillir les parties blessées de nous-mêmes qui ne se laissent pas approcher facilement habituellement et ont de bons protecteurs.
Ce que nous prenons pour « moi » est une constellation de personnes à l’intérieur de nous, et cela est tout-à-fait normal, même si dans certaines circonstances cela pourrait devenir pathologique.
Chacun peut sentir en lui ces différentes personnes, leurs fonctions mais surtout comment si elles ne sont pas approchées et transformées elles créent des blocages émotionnels et des empêchements dans notre vie.
Or toutes ces parties, comme dans une constellation, ont envie d’entrer en relation avec notre essence et ainsi d’être délivré. Comme dans un conte, il y a des gardiens, des géants qui ne se laissent pas approcher facilement. Car leur fonction est de protéger au sens fort du terme c’est-à-dire que c’est une question d e vie ou de mort. Parfois nous avons été blessé – et l’événement peut paraître anodin mais tout dépend des conditions et de l’âge – que nous avons cru que nous allions mourir tellement l’intensité de la douleur était grande, avez-vous déjà ressenti cela?
Une des façons d’identifier que nous avons bien été blessé c’est le fait de ne se rappeler de rien avant tel âge. C’est en général le signe de beaux traumatismes et de bons gardiens.
La seconde clé de l’approche thérapeutique et spirituelle des Cinq Racines est d’utiliser la bienveillance, l’amour qui participe. L’écoute et les mots du coeur au sein de l’ouverture spacieuse sans identité permettent de rencontrer les gardiens de nos blessures qui vont nous laisser approcher.
Car nous avons tous peur d’être à nouveau blessé et se sont mis en place très tôt des processus d’évitement et de contrôle.
Approcher toutes ces parties blessées, exilées, qui se manifestent sous la forme de contrôle mais aussi de limitations c’est exercer réellement la bienveillance compassionnée envers soi, se délivrer des traumatismes, et retrouver l’énergie délivrée par ce qui était ensorcelé en quelque sorte.
Cela ne rend que plus efficace et nous fait réaliser combien intégrer dans sa vie une pratique spirituelle n’a rien d’intellectuel mais c’est mettre ses bottes pour aller rencontrer ce qui sent mauvais, ce dont on se détourne, qu’on fuit à toutes jambes par peur de souffrir. C’est pourquoi, la plupart du temps, nous ne pouvons le faire seul. Nous avons besoin du miroir de l’autre, de son accompagnement pour entrer en relation avec ces « multiples moi » en nous.
Nous avons tous une histoire, ces « moi » la révèlent – par exemple, l’enfant qui a reçu des coups physiques ou psychiques à des moments d’ouverture, craint de s’ouvrir à nouveau.
Il s’agit de recontacter ces parties et de pouvoir dialoguer avec elles et les amener à libérer leur énergie.
Aujourd’hui je vous propose de vous détendre à un moment dans votre journée et d’examiner en vous si vous avez cette sensation que certaines parts de vous-mêmes vous protègent – ces parts voyez les comme des personnes – elles peuvent se manifester comme des critiques – des croyances – des émotions. Laisser remonter dans la détente des images ou des moments de votre vie où vous avez été blessé(e) et regardez-les avec bienveillance – dialoguez avec cette partie de vous même comme vous le feriez avec une personne. Vous irez jusqu’où vous pourrez aller. Simplement cela vous fera peut-être sentir un début d’harmonisation dans la relation à vous même. Remerciez ces aspects qui se montrent de vous avoir ainsi protégé. Et laissez-le être reçu dans l’espace ouvert de votre coeur.
Bonne investigation à la rencontre de vos mêmes de vous et des autres à aimer!

Vendredi 2 mars

La méthode des Cinq racines est basée sur la nature profondément thérapeutique de la reliaison à ce que nous sommes véritablement, à notre essence, à notre être profond. Ces mots : nature, essence, être ne désignent pas une personne.
Expérimenter ce que nous sommes déjà, qui nous précède avant les identifications comme autour de nous, l’espace précède et permet les formes qui y surgissent.
L’espace en nous se traduit par l’expérience de vacuité et d’ouverture chaleureuse qui réalise la non séparation comme état naturel déjà là, déjà présent.Rien à fabriquer, rien à méditer.
Au sein de cette expérience qu’introduit la pratique de l’attention nue et dégagée qui connecte le coeur le corps et l’esprit nous pouvons être plus disponible pour accueillir les parties blessées de nous-mêmes qui ne se laissent pas approcher facilement habituellement et ont de bons protecteurs.
Ce que nous prenons pour « moi » est une constellation de personnes à l’intérieur de nous, et cela est tout-à-fait normal, même si dans certaines circonstances cela pourrait devenir pathologique.
Chacun peut sentir en lui ces différentes personnes, leurs fonctions mais surtout comment si elles ne sont pas approchées et transformées elles créent des blocages émotionnels et des empêchements dans notre vie.
Or toutes ces parties, comme dans une constellation, ont envie d’entrer en relation avec notre essence et ainsi d’être délivré. Comme dans un conte, il y a des gardiens, des géants qui ne se laissent pas approcher facilement. Car leur fonction est de protéger au sens fort du terme c’est-à-dire que c’est une question d e vie ou de mort. Parfois nous avons été blessé – et l’événement peut paraître anodin mais tout dépend des conditions et de l’âge – que nous avons cru que nous allions mourir tellement l’intensité de la douleur était grande, avez-vous déjà ressenti cela?
Une des façons d’identifier que nous avons bien été blessé c’est le fait de ne se rappeler de rien avant tel âge. C’est en général le signe de beaux traumatismes et de bons gardiens.
La seconde clé de l’approche thérapeutique et spirituelle des Cinq Racines est d’utiliser la bienveillance, l’amour qui participe. L’écoute et les mots du coeur au sein de l’ouverture spacieuse sans identité permettent de rencontrer les gardiens de nos blessures qui vont nous laisser approcher.
Car nous avons tous peur d’être à nouveau blessé et se sont mis en place très tôt des processus d’évitement et de contrôle.
Approcher toutes ces parties blessées, exilées, qui se manifestent sous la forme de contrôle mais aussi de limitations c’est exercer réellement la bienveillance compassionnée envers soi, se délivrer des traumatismes, et retrouver l’énergie délivrée par ce qui était ensorcelé en quelque sorte.
Cela ne rend que plus efficace et nous fait réaliser combien intégrer dans sa vie une pratique spirituelle n’a rien d’intellectuel mais c’est mettre ses bottes pour aller rencontrer ce qui sent mauvais, ce dont on se détourne, qu’on fuit à toutes jambes par peur de souffrir. C’est pourquoi, la plupart du temps, nous ne pouvons le faire seul. Nous avons besoin du miroir de l’autre, de son accompagnement pour entrer en relation avec ces « multiples moi » en nous.
Nous avons tous une histoire, ces « moi » la révèlent – par exemple, l’enfant qui a reçu des coups physiques ou psychiques à des moments d’ouverture, craint de s’ouvrir à nouveau.
Il s’agit de recontacter ces parties et de pouvoir dialoguer avec elles et les amener à libérer leur énergie.
Aujourd’hui je vous propose de vous détendre à un moment dans votre journée et d’examiner en vous si vous avez cette sensation que certaines parts de vous-mêmes vous protègent – ces parts voyez les comme des personnes – elles peuvent se manifester comme des critiques – des croyances – des émotions. Laisser remonter dans la détente des images ou des moments de votre vie où vous avez été blessé(e) et regardez-les avec bienveillance – dialoguez avec cette partie de vous même comme vous le feriez avec une personne. Vous irez jusqu’où vous pourrez aller. Simplement cela vous fera peut-être sentir un début d’harmonisation dans la relation à vous même. Remerciez ces aspects qui se montrent de vous avoir ainsi protégé. Et laissez-le être reçu dans l’espace ouvert de votre coeur.
Bonne investigation à la rencontre de vos mêmes de vous et des autres à aimer!

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