Conseils au quotidien – semaine du 5 au 9 février

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’accès facebook ou pour retrouver tous les petits conseils du jour, voici ceux qui ont été publiés au quotidien sur ma page facebook durant la semaine du 5 au 9 février 2018. Retrouvez plus de conseils au quotidien.

Lundi 5 février

Dans le parent que nous sommes, il y a beaucoup de l’enfant que nous avons été. Si nous y sommes attentifs, nous pouvons nous surprendre à des comportements automatiques et cruels, des attitudes de mépris, des agacements, voire même de la négligence ou de l’indifférence.
Nous nous surprenons à blesser, à être injuste ou à jouer nous-même l’enfant et à demander à l’enfant que nous avons de prendre le rôle de parent.
Ces attitudes, ces schémas de comportement, sont influencés par l’enfant que nous avons été, la façon dont il a été traité, les conditionnements et les blessures qu’il a engrangés. Et ceci bien sûr de manière inconsciente. Seule l’attention à ce que nous faisons, comment nous nous comportons peut soudain tilter en nous: pourquoi est-ce que j’agis ainsi? Pourquoi je me comporte de cette façon? Pourquoi ma réaction est-elle aussi forte? Pourquoi tout en étant là ai-je l’impression qu’une partie de moi n’y est pas?
Voir ses comportements est le fruit d’une attention active et d’un processus basée sur le désir d’être en relation avec ce qui se passe réellement, y compris dans les moments d’inconscience. Car pour voir nous devons ne pas croire que nous savons tout, que nous sommes parfait, que tous les autres se trompent, sont effectivement influencés, sauf nous, sauf moi.
Mieux comprendre l’enfant qu’on a été, mieux l’entendre en réalité permet aussi de voir que nos enfants sont différents de nous.
Rester attentif à l’autre, ouvrir son coeur, accepter de voir que beaucoup de situations qui semblent problématiques avec nos enfants sont en réalité liées à nous-mêmes.
Lorsque nous écartons rapidement certains ressentis qui nous gênent, lorsque nous nous sentons très perturbés sans comprendre pourquoi, cela signifie que nous avons affaire à quelque chose de problématique qu’il serait bon d’aller regarder de près.
Jung a dit un jour quelque chose du style : « tout ce que nous ne voulons pas faire venir à la conscience se manifestera dans notre vie comme destin ».
Aujourd’hui je vous propose d’aller consciemment à la rencontre de l’enfant que vous avez été, d’ouvrir votre coeur à ses souffrances, à ses blessures. Et de vous adresser à lui avec tendresse, de vous donner l’écoute que vous n’avez pas eu.
Regardez les besoins qui n’ont pas été satisfaits, les colères qui n’ont pu s’exprimer, l’impuissance qui a pu être ressentie. la protection qui a manqué. En vous donnant tout cela aujourd’hui, vous serez plus à même de l’offrir à vos enfants. Une meilleure relation à nos enfants passe par une meilleure relation à nous-même.
Rappelez-vous tous les moments où, dans l’enfance, vos sentiments, vos besoins ont été ridiculisés, méprisés, minimisés. Parfois nous mettons nos enfants dans les mêmes situations que nous avons connu sans nous en rendre compte.
D’ailleurs ce n’est pas que dans la relation à nos enfants que nous rejouons des rôles hérités de notre famille, que nous redevenons un enfant, ou un adolescent comme si nous n’avions pas eu d’enfance ni d’adolescence et ne pouvions grandir.
Si nous voulons faire de meilleurs choix, nous devons prendre conscience des comportements qui ont pu être limitatifs et destructeurs dans notre propre famille. Prendre conscience de la colère, de la tristesse, de l’angoisse, des peurs dans lesquels nous avons baigné.
Cela peut être douloureux, mais en même temps, cela nous aidera à grandir réellement. Nous pourrons libérer l’énergie joyeuse de l’enfant plutôt que d’en subir à nouveau les souffrances.
Bonne nouvelle relation à votre enfant intérieur.

Mardi 6 février

La jalousie et l’envie sont des freins, des poisons qui nous empêchent de nous réaliser. La jalousie nous fait pointer la réussite des autres comme inacceptable. Si quelqu’un réussit ce qu’il entreprend c’est forcément qu’il a de la chance ou qu’il a trafiqué en ce sens. C’est pas net. La personne jalouse ne reconnaît pas la valeur de la réussite des autres et trouve toujours quelque chose qui l’explique en dehors des qualités propres de la personne.
L’envie est de la jalousie à laquelle s’ajoute un sentiment de ressentiment. On en veut aux autres de la chance qu’ils ont, comme si cela nous dépossédait nous-même, nous ôtait notre part de bonheur. La personne envieuse est sans cesse tracassée par ce qui va bien pour l’autre. Elle compare et s’aigrit, dans l’incompréhension que rien de bien ne lui arrive et la malveillance envers tout ce qui arrive de mieux aux autres qu’à elle.
Il est possible de transformer ces poisons en appliquant des antidotes. Car ces pensées malveillantes nous intoxiquent. Au lieu de détruire l’autre qui est envié, elle nous détruit nous-même. C’est un peu comme si nous buvions une dose de poison en pensant tuer l’autre. C’est nous-même que nous détruisons. Conscient de ces dégâts, nous pouvons nous motiver pour réussir nous-même plutôt que de critiquer ce que réussissent les autres. Nous pouvons apprendre d’eux, regarder comment ils se comportent, ce qu’ils font, ce qu’ils pensent, plutôt que d’être constamment suspicieux.
L’antidote est de se réjouir du bonheur et de la réussite des autres. Et surtout de s’occuper de sa propre vie, de se recentrer sur ses propres qualités et aspirations, sans se comparer ni se dénigrer.
Le mieux est de se souhaiter à soi-même de réaliser les mêmes choses que nous envions. Nous pouvons transformer la jalousie en admiration qui nous aide à grandir vers qui nous sommes. Un peu comme les cadets imitent les aînés qu’ils admirent. Dès que nous admirons quelqu’un nous en apprenons quelque chose, c’est que nous pouvons faire de même, comme il ou elle qui a réussi.
Car nous ne serions pas envieux si quelque part cela ne nous concernait pas. C’est parce que l’autre réussit quelque chose qui me tient à coeur que je l’envie. Selon qui l’on est on n’est pas tous jaloux des mêmes choses. Je peux envier la réussite matérielle, la réussite intellectuelle, la réussite familiale etc
La jalousie m’indique donc un potentiel que j’ignore, que je néglige.
Se réjouir est une pratique bénéfique. Elle nous soigne du manque, du sentiment de pauvreté, de la comparaison dévalorisante avec les autres. Et comme nous ne pouvons cultiver deux pensées à la fois, aujourd’hui choisissez entre la jalousie, l’envie ou la réjouissance des qualités de tous, y compris des miennes, laquelle choisirez vous?
Avoir l’esprit tranquille commence par remarquer les pensées qui occupent notre attention et développer l’habileté à les changer. Jamais la personne jalouse ou envieuse n’est tranquille. Elle est rongée de l’intérieur par son incapacité à agir et trop préoccupée par ce qui arrive aux autres.
Si nous souhaitons un esprit paisible et heureux, traquons ces poisons et transmutons-les.
Bonne pratique de l’admiration mutuelle!

Mercredi 7 février

Très souvent nous avons une relation compliquée au temps. Nous avons du mal à évaluer sa distribution. Ou nous avons l’impression d’en être l’esclave, de courir à droite à gauche, d’être pris des heures dans les embouteillages ou accaparé au bureau, sans le choisir vraiment ou nous avons l’impression qu’il passe trop vite dans certaines situations et que nous n’en n’avons pas assez, qu’il faudrait encore l’étirer infiniment.
Difficile de tout faire rentrer dans le sac à dos de la journée!
Il y a le temps imposé des activités professionnelles, le temps des vacances, des repos, le temps de la retraite qui viendra bien et ce que nous ferons de ce temps lorsqu’il sera là.
Il y a aussi le temps perdu pas retrouvé, le temps passé à des choses qui n’en valent pas la peine, le temps qui file sur nos visages des rigoles qui n’amusent que lui, le temps des cycles et des saisons, un temps pour chaque chose, mais pas de temps pour toi etc.
Une journée même est ce fragile équilibre de rythmes différents à concilier.
Pourquoi ne pas changer de point de vue et faire du temps notre allié? Si nous souhaitons changer, il est important de s’interroger sur ses priorités. Qu’est-ce qui est vraiment important pour moi aujourd’hui?
Si je suis convaincu que la méditation m’aidera, que prendre un peu de temps chaque jour le matin et le soir pour noter ce qui se passe en moi est essentiel, alors je consacrerai un peu de temps régulièrement à nourrir ces graines. Ce qui développera une énergie nouvelle allant dans la direction de mes souhaits de changement.
La régularité engendre de nouvelles habitudes. Car que sommes-nous si ce n’est le résultat d’habitudes? Habitudes de penser, habitudes de comportement, habitudes héritées de notre éducation, de la culture environnante, habitudes qui font notre malheur la plupart du temps.
Si nous réalisons cela, alors nous savons que pour inverser ces habitudes, nous devons faire du temps un allié, inverser certaines habitudes ou les remplacer par d’autres. Comment trouver d’autres habitudes de penser, de se comporter, d’entrer en relation etc?
En changeant notre façon de voir, nous trouverons peut-être plus facilement du temps à consacrer à notre propre bonheur car il dépend en grande partie de notre relation à toutes ces habitudes.
Aujourd’hui je vous propose de réfléchir à ce qui se passera ou ne se passera pas si vous pensez que c’est le temps qui vous empêche de faire ce que vous voulez alors que c’est nous-même qui sommes notre propre ennemi en l’occasion. Etre plus heureux dépendra réellement de « mes » efforts pour instaurer d’autres dynamiques au quotidien.
Le temps pourrait-il être l’aiguillon du bonheur? Demandez-vous s’il est possible de changer votre relation au temps et ce qui vous en empêche.
Dans la mythologie grecque, le dieu Kaïros représente le temps des opportunités à ne pas laisser passer. Il a le crâne rasé derrière la nuque et une mèche devant par quoi on peut le saisir quand il passe sinon on a raté le coche.
Aujourd’hui, bon voyage au coeur de la temporalité alliée.

Jeudi 8 février

Ce matin, sur la table, oubliés dans un sac en plastique, deux longs tubes enrobés de papier étoilé qui ressemblent à des bonbons mais n’en sont pas, pas de chocolat à l’horizon.
Non dit Hanaé ce sont des restes de la fête de Noël avec les copines, ouvres-en un si tu veux.
C’est un petit message qui dit : « ceux qui rient souvent auront des rides de bonheur ». ça alors! quelle synchronicité! je ne sais pas si vous êtes comme moi mais il m’arrive de rire toute seule, et plus d’une fois dans la journée, j’avoue, parfois je ris jaune mais heureusement il y en a de toutes les couleurs des rires, pour toutes les situations alors ce qui compte c’est l’énergie et l’ivresse de la joie et pas la couleur du flacon. Comme quoi on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui dirait Desproges. En tous cas je suis bon public avec moi-même, j’espère que vous aussi?
Autour du message il y avait une autre feuille qui se déplie en couronne sur la tête. Me voilà royale pour verser les croquettes dans le bol des chats. Je les salue d’une caresse et de quelques mots doux, eux aussi font partie des petits bonheurs qui déclenchent sourire et gaieté de coeur et font changer la météo intérieure. Un joli sourire, la température remonte, avec quelques ronrons par ci et quelques rides de bonheur par là. Quant à en avoir, autant que ce soit celles-ci.
Tu ne garderas pas un visage lissé et botoxé par la sécheresse et l’amertume – tant pis! si chaque jour tu t’exerces à te laisser sourire, à croquer la banane des îles ensoleillées de ton coeur tout ouvert, tes yeux auront de jolies vagues d’amour à offrir en partage.
Dans une journée, regardons les petits bonheurs autour de nous : la neige qui tombe, le ciel blanc de peau, les voitures recouvertes, le silence qui prend possession de toute chose. Si nous ne savons pas ce qu’est LE bonheur, n’oublions pas pour autant toutes les occasions de nous réjouir à l’instant. Nous sommes parfois tellement dans la négativité et l’environnement autour de nous aussi, les visages maussades, l’absence de joie, les gestes brusques que nous oublions de regarder et que nous ne voyons plus. Ces petits bonheurs sont des lâcher-prises, des ouvertures à l’inattendu qui nous attend mais que nous n’attendions pas. Et à l’instant!
Nous pouvons nous laisser surprendre.
La légèreté, la gentillesse, rappelons que le mot « gentil » veut dire « noble » comme dans gentilhomme, la gentillesse est de montrer la noblesse de son coeur, la joie de son être, sa gratitude musculaire.
Nous pouvons nous émerveiller. Cela signifie continuer à regarder d’un oeil neuf, accepter de se laisser surprendre, de s’ouvrir. Parfois nous pouvons avoir cette insouciance qu’ont les enfants de passer des larmes aux rires très facilement.
Aujourd’hui notez quelques émerveillements autour de vous et notez ce que vous ressentez lorsque vous êtes d’humeur joyeuse, avenante, gaie. Comment vous ressentez cela dans votre corps, dans votre esprit? Il ne s’agit pas de repeindre en roses les murs de la réalité mais chaque jour de voyager léger et de voir le monde avec un peu plus de recul. Il y a cela qui est dur et difficile, mais il y a cela aussi qui est vaste et bon. Les deux existent.
Quelques émerveillements ce matin : le ciel glacé, la chaleur du poêle, les yeux pétillants du chat derrière la porte, le parfum d’Hanaé qui flotte encore. C’est en s’émerveillant que les choses deviennent merveilleuses et non parce qu’elles sont merveilleuses que l’on s’en émerveille. C’est en se lamentant qu’on devient lamentable, c’est en aimant qu’on devient aimable.
Aujourd’hui, bonne pratique de la fée qui souligne les petits bonheurs d’un rire partagé.

Vendredi 9 février

Les contes merveilleux nous parlent d’un héros, homme ou femme, qui s’accomplit malgré les obstacles et les difficultés rencontrés. Le héros qui réussit a certaines qualités : l’attention focalisée sur une demande claire et précise et l’adhésion indéfectible du coeur.
La demande extérieure semble concerner un royaume à qui il manque quelque chose d’essentiel. Cela peut être la beauté disparue de la reine défunte ou l’eau qui guérit de tous les maux. Ces demandes sont des quêtes d’accomplissement qui mettent le héros face à lui-même et dont la finalité est un double accomplissement, qui s’obtient en résolvant une énigme, ou d’une manière ou d’une autre en aidant un ou une autre à se libérer c’est-à-dire à retrouver le chemin de son intégrité. En réalisant cela, le héros libère aussi son propre potentiel.
Si nous laissons la résonance se faire avec ces histoires, la première chose qui vient à l’esprit est que nous cherchons tous notre accomplissement, notre mission de vie.
Dans quelle direction aller? Pour quoi sommes nous fait? Comment le savoir?
Sachez qu’à la base, comme dans les contes merveilleux, il y a toujours l’amour. Parfois les contes merveilleux sont ridiculisés car nous ne pensons qu’à l’amour sentimental des princes et compagnie, de leur décevante attente et tutti quanti.
Mais ce n’est pas de cet amour niais et conventionné par toutes sortes de croyances et de lalala infantiles dont nous parlent les contes. Non c’est autre chose dont il faut extraire la substantifique moëlle en y réfléchissant d’un peu plus près.
L’union dans les contes est une façon symbolique de nous parler de nous unir avec bonheur à ce que nous sommes fondamentalement et qui a besoin d’un tiers pour se faire jour.
Ressentir de l’amour a de larges spectres, si vous me permettez cette expression.
Partout nous pouvons le vivre: l’amour de la nature, des animaux, d’une cause particulière, l’amour d’un métier, l’amour d’une idée, l’amour qui rend heureux de le servir. L’amour nous met en relation à quelque chose d’autre qui nous révèle à nous-même. Il est messager en ce sens. Et il peut prendre n’importe quelle forme.
Aujourd’hui si nous voulons quelques indications sur la direction à prendre dans notre vie, nous pouvons nous poser, fermer les yeux et nous demander ce que nous aimons faire qui nous rend heureux. Peut-être est-ce déjà le cas et cela vous ré-affirme dans vos choix. Ou pas.
Le lieu de notre accomplissement n’est pas forcément notre métier ou une réalisation sociale. Cela peut l’être bien entendu mais cela peut être quelque chose que nous aimons faire par ailleurs, des talents que nous sommes heureux-heureuse de développer.
Si nous devons chercher une direction à notre vie, elle est dans la ou les activités qui nous font nous sentir intègre et être heureux et qui souvent aident autrui à actualiser leur propre potentiel. L’amour est don, il transmet et abandonne à d’autres le fruit de ses créations.
Qu’avez-vous réussi dans votre vie qui vous rend heureux? vous pouvez en faire une liste pour mieux voir que vous avez déjà réussi des choses dont vous êtes fier(e). Si vous en êtes fier et heureux c’est que cela correspond à vos prédispositions, à ce pour quoi vous êtes fait.
Dressez une liste et voyez si vous apprenez quelque chose sur votre accomplissement. La ligne est déjà en potentiel, à vous de la dessiner, de la préciser au fur et à mesure de vos actions, de votre flair en éveil, attentif aux signes environnants qui vous enverront des encouragements.
Aujourd’hui posez-vous la question : pour quoi suis-je fait?
et écouter la réponse dans le silence éloquent de votre coeur. Puis écrivez, listez et cherchez les points communs qui vous aident à vous rencontrer vous-même. Il y a déjà des signes depuis votre enfance. Remémorez-vous ce que vous rêviez.
Aujourd’hui bonne pratique de votre quête personnelle qui en libérera, volontairement ou involontairement, d’autres en cours de route. Ainsi va l’amour!

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