Conseils au quotidien – semaine du 22 au 26 janvier

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’accès facebook ou pour retrouver tous les petits conseils du jour, voici ceux qui ont été publiés au quotidien sur ma page facebook durant la semaine du 22 au 26 janvier 2018. Retrouvez plus de conseils au quotidien.

Lundi 22 janvier

La vie s’enchante de synchronicités lorsque nous acceptons de converser avec elle.
La synchronicité est la coïncidence de deux événements qui font sens sans lien direct.
Ainsi ce mot mis au goût du jour par Jung est relié à un événement qui s’est passé alors qu’il recevait une patiente qui lui racontait un rêve. Au moment où elle parle d’un scarabée paru dans son rêve, un scarabée cogne à la fenêtre. L’intuition de Jung est de s’être levé d’avoir pris le scarabée et d’avoir fait remarquer la coïncidence à sa patiente.
L’événement a été pris sur le vif par l’intelligence intuitive du thérapeute qui a su la mettre en liens avec ce qui se passait à l’instant même. Nul doute que cela a fait sens pour la patiente, a suscité en elle des émotions, des questionnements et sans doute bien d’autres choses qui lui ont permis déjà de sortir de sa rationalité habituelle et de s’ouvrir à d’autres champs possibles, dont une vision différente de la réalité.
Tout cela aurait très bien pu ne pas être remarqué, passé inaperçu.
Nous avons tous déjà vécu ces moments qui n’ont pas d’explication mais nous parlent directement au coeur, surtout si nous sommes dans un entre-deux, un moment de transition ou de choix.
Nous sommes alors plus ouvert, plus sensible, ne sachant pas véritablement comment nous y prendre, nous sentant même peut-être totalement impuissant, nous faisons alors appel à plus grand que nous, la vie, comme on jette une bouteille à la mer.
Tout commence par une question portée dans l’impuissance de l’ego et la confiance du coeur qui produit un état de présence flottante où nous cherchons à attraper un signe, où nous voulons qu’un signe se montre.
Nous devenons attentif aux signaux faible, de faible résonance qui réclament toute notre ouverture. Si nous sommes sans rejet ni jugement, nous reconnaîtrons que « cela » s’adresse à nous.
La synchronicité est cette mise en résonance qui va enrichir notre vision, lever des émotions, faire apparaître ce qui n’était pas encore apparu à notre conscience, nous permettre de faire des liens.
Une synchronicité n’est pas une réponse extérieure à interpréter ou à prendre tout de go sinon nous risquons de nous laisser guider par cela même que nous voulons lâcher.
Il y a parfois des synchronicités sans plus de conséquences qu’un sourire amusé et parfois lorsque vous êtes réellement dans un moment de votre vie en quête de signes et de direction, des synchronicités dont vous savez immédiatement la pertinence. Ce que nous montre la vie nous indique une direction et une action à faire, à nous de ne pas rester assis sans bouger.
Nous pouvons développer notre intuition si nous le souhaitons. Pour cela être dans la présence ouverte et détendue, sans jugement ni interprétation, attentif aux résonances qui se présenteront.
Aujourd’hui je vous invite à vous remémorer une synchronicité ou à vous y ouvrir à partir d’une question essentielle. Vous pourrez la noter sur votre cahier. Vous pourrez même faire cela plusieurs jours de suite.
Notez votre question, la date, les résonances des synchronicités apparues et ce que vous en avez fait. Vous notez les coïncidences intérieures que cela a provoquées, les déclics, les eurêkas, les ouvre-bonheurs vers un merveilleux de vous-même, un heureux dénouement.
Quelles que soient les conditions à traverser aujourd’hui dans votre vie, faites alliance avec la fécondité mutuelle et créatrice du tout possible.
Bonnes synchronicités et belle intuition pour trouver les meilleures résolutions possibles et vous aider à réaliser les souhaits qui révéleront qui vous êtes et comment vous servez les qualités qui veulent vivre à travers vous.

Mardi 23 janvier

Il nous arrive de croire que pratiquer la méditation ou avoir commencé un travail sur soi devrait nous dispenser de toute épreuve. Nous pratiquons peut-être avec l’idée d’échapper au choses ou de tout réussir à présent que nous avons compris des notions essentielles.
Avoir compris des choses essentielles c’est bien mais il s’agit de les mettre en pratique régulièrement sans superstition. Cela fait partie aussi des écueils qui nous guettent sur un chemin de vie ou spirituel, ceux de naviguer entre superstition et culpabilité.
La superstition est la croyance que nous sommes du côté des bonnes lois de la vie et que par conséquent les ardoises karmiques sont effacées. Or c’est souvent le contraire, nous les voyons mieux et avons aussi plus de moyens de ne pas nous laisser prendre par leur puissance et d’implanter d’autres graines ou d ‘arroser celles oubliées.
La culpabilité ici est la croyance que nous ne faisons pas assez bien, que nous ne sommes pas quelqu’un de valable sinon nous serions déjà arrivés au but et n’éprouverions plus aucune souffrance. C’est là encore une illusion à déraciner. Car être arrivés au but est en général le fruit d’attentes avides, celles de se débarrasser des problèmes tel que l’entend la toute puissance de l’ego.
Il est bon de se rappeler que les épreuves, les échecs, l’adversité sous toutes leurs formes font partie de la vie.
Nous ne pouvons les empêcher d’advenir.
Le Bouddha lui-même a eu des ennemis après son éveil. De nombreuses personnes qui ont connu le succès ont d’abord échoué, et parfois de nombreuses fois. Comme l’auteure d’Harry Potter dont le livre a été refusé par les éditeurs une trentaine de fois. Et bien d’autres exemples pourraient être donnés pour nous montrer quoi? que ce que l’on devient par la force de la persévérance, du fait de suivre ses intuitions n’implique pas qu’on ne connaîtra pas l’échec. Mais le chemin parcouru pour arriver même devant une porte qui se ferme, une relation qui s’arrête, un métier qui vous est enlevé, cela même, cette expérience que vous avez eu le courage de faire, personne ne pourra vous l’enlever.
Personne ne pourra détruire ce que vous êtes devenu, à moins que vous vous l’ôtiez vous-même en vous désespérant, en prenant pitié de vous.
Le courage d’avoir tenté, de s’être engagé, d’avoir donné, tout ce que vous avez parcouru intérieurement en vivant tous ces moments est précisément le chemin de qui vous êtes. Alors ne baissons pas les bras, alors ne baissons pas l’estime.
Après un échec, on se demande souvent si quelque chose est à nouveau possible? les peurs peuvent nous paralyser. Rappelons nous que si nous ne sommes pas sûr que quelque chose soit possible, nous ne sommes pas sûr non plus que ce soit complètement impossible, alors pourquoi ne pas tenter encore une fois de suivre l’énergie du mat en nous qui toujours se remet en route poussé par l’intuition que ce qui donne une direction est le mouvement même. Echec ou réussite importent peu, ils sont transitoires, seul ce que vous aurez appris de vous-même sera votre vrai trésor.
Aujourd’hui je vous invite à réfléchir ainsi devant une situation d’échec ou si vous vous sentez en baisse d’énergie parce que vous avez l’impression qu’il y a beaucoup d’obstacles. Ou si vous sou mésestimez. Ou si vous voulez entreprendre de nouvelles choses.
Bougez! indépendamment de la réussite ou de l’échec car c’est le chemin parcouru qui est votre vraie valeur.Vous n’êtes pas pauvre, coupable ou pitoyable.
Cela me rappelle un conte « l’ours au croissant de lune » où une femme accueille son mari qui rentre de la guerre. Il est très en colère, tellement qu’elle ne peut l’approcher. Désespérée elle va voir une vieille sorcière, sage femme, qui lui dit que oui elle peut faire quelque chose pour que la situation redevienne comme avant, il suffit à la femme d’aller chercher un poil de l’ours au croissant de lune. Par amour, elle y va. Elle gravit la montagne et se retrouve face à l’ours, j’élague les détails. L’ours est impressionnant de majesté et de puissance, elle voit dans ses yeux l’univers entier. Elle réussit à l’approcher en lui donnant chaque jour de la nourriture et l’ours accepte qu’elle lui prenne un poil blanc de sa poitrine et ensuite lui dit de s’en aller très vite, car quand même ça fait mal et puis c’est un ours donc. Voilà notre héroïne qui revient chez la vieille et lui tend le poil qu’elle jette immédiatement dans le feu après avoir néanmoins reconnu que c’était un authentique poil d’ours au blanc poitrail. La femme ne comprend rien. Tout ça pour finir jeté au feu? La vieille lui dit de se rappeler, de se remémorer précisément tout le chemin parcouru, tout ce qu’elle a affronté et à présent qu’elle s’en serve auprès de son mari. Qu’est-ce que cela veut dire? cela veut dire que ce qu’elle est devenue est capable de trouver des solutions. La vraie réussite n’est pas d’avoir ramené le poil de l’ours comme objet magique mais la magie est qu’en affrontant, en dépassant toutes les difficultés, elle est devenue quelqu’un d’autre, de plus confiant, de plus déterminé, de plus aimant envers elle-même.
Aujourd’hui je vous invite aussi à écrire en vous remémorant tout ce que vous avez appris de vos échecs.
Bonne chasse à l’ours au croissant de lune. Quoique devienne « le poil » obtenu ou pas, ne vous trompez pas sur la valeur du chemin parcouru, ayez confiance en vous au-delà des réussites et des échecs.

Mercredi 24 janvier

La première douceur est envers soi-même. Nous nous plaignons beaucoup de la violence mais savons nous être réellement doux avec nous-même?
Par exemple permettons nous aux émotions présentes d’être présentes au moment où elles se vivent? Que ce soit de la colère, du désappointement, de la tristesse, du découragement etc. Nous avons dans l’idée que nous devons être fort. Combien de fois ne nous a-t-on pas répété « sois fort(e) » ou comme un compliment pour que vous mettiez une sourdine à vos ressentis « toi je sais que tu es fort-(e) et que tu vas surmonter tout ça ». Ces phrases ont une violence cachée, sont une forme de répression, entérinent un non respect de soi. Lorsqu’on en réalise la violence, alors bas les masques, on accepte de traverser les larmes de sa souffrance comme on acceptera celles des autres car fondamentalement c’est ce qui nous rend humain et capable de compassion.
Ne ravale pas tes larmes si elles sont là, ne fais pas semblant, ne te presse pas d’en finir alors naturellement la douce chaleur du coeur vient souffler sur tes plaies un baume apaisant.
De même si nous avons envie de nous reposer parce que nous sommes fatigués inutile d’avoir recours tout de suite à toutes sortes de médicaments, qu’ils soient naturels ou non. D’abord regarder notre attitude d’esprit, la violence qui s’y dissimule. Sous prétexte de nous faire du bien pour être bien nous révélons une attitude contradictoire : se débarrasser vite de ce qui se présente. Toujours vouloir être en forme coûte que coûte plutôt que simplement d’abord accueillir, accepter, être doux est une forme de dénigrement.
Lutter contre la maladie, les émotions, les autres, le monde, nous déséquilibre en profondeur.
D’autant plus que cela s’associe souvent à des habitudes destructrices où nous laissons l’agressivité extérieure nous perturber dès le matin. Vous vous levez peut-être et écoutez la radio où se déversent pêle-mêle tous les malheurs du monde puis vous les ré-entendez à la télévision puis les lisez dans les journaux, voire en boucle toute la journée.
A quoi cela sert-il d’avoir les mêmes mauvaises nouvelles à répétition? Entendre toujours les mêmes mauvaises nouvelles est déprimant, clament en écho notre impuissance, plantent en nous des croyances de malheur perpétuel.
Cela renforce encore l’agressivité, le mécontentement, le refus de soi et des autres. Nous entendons toutes ces flots d’informations et ne pouvant rien faire, nous continuons à ruminer des idées noires, faisant grossir ces courants.
La manière dont nous parlons est une autre source d’agression. Nos paroles ont un impact énergétique sur les autres et même soi. Nous sommes les premiers auditeurs de nos propos. A quoi cela sert-il de nous juger, de nous condamner, de nous rejeter sans cesse?
Ces attitudes alimentent la violence, participent à ce que l’énergie négative continue.
Il ne s’agit pas de se voiler la face mais de respecter sa propre intégrité.
Aujourd’hui je vous propose de regarder votre météo douceur. Quel temps fait-il à l’intérieur? Avez-vous besoin de recontacter en profondeur la douce détente qui relâche toutes les pressions? Peut-être avez-vous oublié où vous aviez rangé le doudou de votre douceur? Cherchez bien, il n’est jamais bien loin. Dans la poche de votre tristesse retenue, de votre rage solitaire, dans le tiroir de tout ce que vous n’avez pas pu dire ou montrer parce que vous deviez être plus fort que tout.
Aujourd’hui soyez attentif à tout ce que vous ferez, vos paroles, vos attitudes et comportements, de sorte à laisser être la douceur, à ne pas la laisser s’enfuir. Voyez aussi comment insidieusement la violence s’installe chez vous. Chantez-lui une jolie berceuse et regardez avec elle les images de la belle âme blessée que vous êtes.
Bonne pratique des doudous chauds et tendrement aimants.

Jeudi 25 janvier

Dans les contes, il y a parfois la présence du diable comme celui qui arrive quand il vous manque quelque chose qui semble amoindrir qui vous êtes. En proposant de combler ce qui semble manquer à votre bonheur : argent, renommée, jeunesse etc. tant de formes mondaines, le diable réussit son troc en leurrant le héros sur le sens de l’épreuve proposée.
La véritable épreuve n’est pas de jouir des biens qu’il offre mais d’y perdre son identité profonde, justement on « âme ». Le diable a gagné quand il vous a fait vous oublier en tant qu’unité
non séparée et déjà comblée.
En effet il promet au héros tout ce qui semble pouvoir le rendre heureux mais pour une durée limitée et en échange de son âme, c’est le fameux pacte.
Si le héros comprend que ce qui le comble n’est pas à l’extérieur de lui, il pourra profiter des richesses promises sans perdre son intégrité, après avoir passé l’épreuve du temps. Car ne pas tomber dans le piège une fois c’est facile mais sur le long terme c’est plus délicat.
Si le héros s’oublie dans les vanités du monde alors il y perdra ce qu’il est, son âme, sa plénitude qui n’a rien à voir avec les jouissances habituelles. Etre dans ce monde mais pas de ce monde, c’est ne aps être leurré par les promesses samsariques.
Le mot « diable » vient du grec dia-bolein. Dia signifie séparer et bolein jeter. Le diable est celui ou ce qui jette dans le monde la séparation ou qui renforce ce sentiment de division, source d’émotions conflictuelles.
En effet dès que nous désirons être heureux par des acquisitions extérieures faisant dépendre notre plénitude d’être de celles-ci alors nous sommes livrés à notre diable intérieur qui est la tendance à tout séparer et donc à désirer ce qu’on n’a pas.
Or avant la séparation il y a la non séparation. Le rôle du symbole est justement de jeter dans le monde ce qui réunit, ce qui harmonise, nous relie à l’être déjà unifié en nous le montrant directement ou nous permettant d’en faire l’expérience. Le Bouddha tourna dans sa main une fleur épanouie et un seul disciple sourit, car il a compris. Nous sommes plénitude et rien ne manque à cela, la fleur que nous sommes est déjà totalement épanouie. Qui alors pourrait augmenter ou ôter cela?
Le symbole nous parle de notre plénitude et de nous y placer directement car elle est déjà là. Vu de la complétude, de la plénitude d’être, tout est déjà parfait. Il n’y a rien à rajouter rien à enlever.
Aujourd’hui je vous invite à voir le monde à partir d’un endroit en vous qui est avant la séparation, avant de s’identifier aux manques, aux comparaisons, aux plaintes.
C’est une attitude intérieure qui peut vous changer sur place et changer le regard de votre journée. C’est un entraînement car l’habitude de croire en la séparation est forte et collective, tout le monde y croit.
Il y a un conte que je trouve très touchant des Grimm qui s’appelle « l’homme à la peau d’ours ». C’est l’histoire d’un homme qui revient de la guerre et a tout perdu. Le diable se présente à lui et lui promet tout ce qu’il veut à condition qu’il ne se lave plus, ne se rase plus et ne prie plus, et cela pour sept ans. Il accepte mais à force de ne pas se laver, se peigner, se raser, il prend une apparence monstrueuse qui fait fuir tous ceux qui l’approchent. Il réussit à préserver son intégrité en utilisant l’argent du diable pour aider d’autres qui en ont besoin. C’est ainsi, je vous passe les détails, qu’il se protège en demandant à d’autres de prier pour lui et en les aidant avec son argent. Le don préserve l’unité, fait vivre la continuité du lien avec ce qu’il est, il n’est pas séparé des autres et c’est cette générosité qui lui attirera la délivrance finale.
L’argent qui aurait pu renforcer son ego et sa peur est devenu au contraire symbole d’unité, a pris une autre dimension.
Aujourd’hui demandez-vous où suis-je placé intérieurement? Suis-je fasciné par ce qui me manque? la source en est toujours un sentiment de séparation avec ce qui est. Réfléchissez, observez, écrivez sur votre cahier vos expériences.
Bonne rencontre du grand symbole, mahamoudra, la nature non duelle, ici et maintenant.

Vendredi 26 janvier

La relation à notre mère joue un rôle décisif dans notre vie affective. Nous avons tous rêvé de la mère idéale. Celle qui s’occupe de nous sans que nous ayons à le demander, qui nous comprend sans que nous ayons à parler, qui comble tous nos manques et répond à tous nos besoins. C’est d’ailleurs dans une relation amoureuse ce que nous recherchons inconsciemment. Or cette mère idéale n’existe pas. Inévitablement tout le monde échoue, pour la simple et bonne raison que nous sommes des êtres humains faillibles. Nous ne savons pas comment ce que nous faisons est perçu par l’autre, résonne avec ses propres blessures.
C’est aussi un rôle qui s’arrête quand l’autre part vivre sa vie d’adulte, du fait de l’âge mais aussi quand il devient peut-être à son tour parent.
Dans les contes, il y a divers archétypes de la mère : celle qui est dévouée, effacée, s’occupe de ses enfants. Il y a celle qui est la belle-mère, la marâtre, la sorcière qui correspond aux frustrations inévitables que nous avons pu ressentir dans l’enfance. Il y a la bonne fée, la magicienne, la marraine, celle qui octroie ses dons, ses talents comme certaines mères ont pu le faire. Il y a aussi celle qui emprisonne, retient ses enfants car elle ne veut pas perdre le rôle par lequel elle existe, elle a besoin qu’on ait besoin d’elle. Il y a aussi la mère tigresse prête à donner sa vie pour ses petits. Autant d’images qui peuplent notre inconscient.
Dans la voie spirituelle, il y a l’archétype de la sagesse, de la compassion que représente l’énergie féminine. Certaines pratiques nous rappellent que nous sommes tous potentiellement par notre regard compatissant la mère de tous les êtres et qu’il est bien de se comporter comme tel.
Cette invitation est intéressante car s’il n’y a pas de mère idéale dans la réalité, nous pouvons néanmoins faire vivre cette énergie qui est en nous tous car, par le manque même, nous en avons une connaissance intuitive.
Comment faire vivre les qualités maternelles en soi? en devenant déjà notre propre mère.
Que ferait une mère? elle serait réellement à l’écoute. Ensuite elle identifierait les besoins en présence et puis elle les nommerait : as-tu faim? soif? peur? as-tu besoin d’être rassuré, nourri? et enfin elle ferait quelque chose, elle agirait par des actes pour satisfaire ces besoins, soulager la souffrance. Et bien, mettons cela en oeuvre aujourd’hui pour nous-même.
Plutôt que de vivre sur le manque ou dans l’attente que quelqu’un vienne jouer ce rôle de mère idéale dont nous serons toujours déçu, soyons une mère pour nous-même de façon inconditionnelle.
Au quotidien, prenons un temps pour écouter vraiment ce qui se passe à l’intérieur de nous, identifier nos besoins, les nommer et trouver des solutions en agissant. Et si nous n’y arrivons pas seul(e) demandons de l’aide à d’autres.
Nous pouvons faire quelque chose pour nous-même de bon, de bienveillant car nous avons le pressentiment de comment cela serait dans l’idéal. Nous éveillons notre sagesse intérieure et transformons le manque et les ressentiments, frustrations en compassion active.
Etre la mère des êtres ne signifie pas tout faire à leur place, tout excuser, dans une attitude de service où l’on se sent coupable en permanence d’avoir à réparer quelque chose mais d’offrir à d’autres la même possibilité d’être une mère pour soi. Voilà ce que peut donner une mère de sagesse, l’accès à son propre potentiel, à sa propre autonomie.
Aujourd’hui revenez à vous, laissez la mère en vous soulager vos souffrances, prendre soin avec tendresse de qui vous êtes. Et le reste suivra tout seul.
Bon éveil, homme ou femme, à votre propre maternité!

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