Conseils au quotidien – semaine du 1er au 5 janvier 2018

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’accès facebook ou pour retrouver tous les petits conseils du jour, voici ceux qui ont été publiés au quotidien sur ma page facebook durant la semaine du 1er au 5 janvier 2018. Retrouvez plus de conseils au quotidien.

Lundi 1er janvier 2018

 

BA2018v2

Mardi 2 janvier

Retraite de nouvel an à Crest, la marche méditative et randonnée créative à la pêche aux instantanés. Voici quelques haïkus offerts par les participant(e)s.

Air frais
battements d’ailes
ça respire !

CD luisants
bourgeons endormis
attends ici !

Poisson bleu
chien vert
chaud bidon

Vieil arbre triste
efface la rosée…

Ombre du passé
re-naissance en lumière
maintenant ou jamais !

Destins en symbiose
voyager de repos en repos
éblouissante est la quiétude

Brille la résonance
Chante le silence
Rouille la charrue

Volets ouverts
rosée du matin
Ah ! Ciel bleu

Sur la terre vermicelle
un ver se repose
paix à son âme –

A genoux
un haïku s’écrit

Frais chemin moussu
coquille insolite
douce évidence –

Sillons bien alignés
s’installe un vaste silence
l’oiseau taquin appelle –

Cocorico…
ti-ti – ti-ti-ti
tchip – tchip

Les oiseaux pépient
chien noir à l’arrêt
le ciel se tait –

Froid soleil – souche fumante
cui-cui !
Vol de moineaux

Haïku –
petit poème péché à l’instant bleu
de Crest –

Aujourd’hui, là où vous êtes, utilisez des ingrédients à portée de main, de vue, et plus si affinités pour mettre en lumière les trésors de l’instant.
Bonne pratique de haïku à haïku !

Mercredi 3 janvier

En retraite, notre allié pour raccorder l’attention à l’instant présent est de prendre la respiration, le va et vient du souffle, centre d’ouverture, comme support.
Revenir à la respiration est expérimenter un centre virtuel qui indique tout de l’espace ouvert, à condition de l’aborder d’une attention nue et dégagée.
La méditation nous fait découvrir une autre façon de respirer, un autre souffle, plus doux, plus tranquille, plus subtil. Derrière le souffle agité et haut de nos angoisses intérieures, il est un souffle régulier, silencieux, ouvert à toutes les sensations et qui circule dans tout notre corps.
Cette respiration, ce souffle intérieur, est en lien avec les énergies subtiles que nous sommes.
Ce souffle apporte un équilibre, une harmonisation des énergies du corps et de l’esprit. Nous le découvrons lorsque nous nous posons et laissons la méditation se développer dans le calme et le silence.
Ce souffle subtil a une puissance de changement, de dissolution des tensions, permettant une meilleure santé physique et mentale.
Lorsque nous sommes très agités, angoissés, contrariés, notre respiration devient saccadée, rapide, elle nous coupe alors de sensations beaucoup plus subtiles qui vivent en nous. L’agitation, la mauvaise façon de respirer génèrent facilement des émotions, déclenche toutes sorte d’images, de pensées qui nous déséquilibrent encore plus.
Pour recontacter à nouveau l’aspect serein du souffle intérieur, il faut essayer à revenir à nouveau à respirer pleinement, profondément et complètement.
Lorsque nous nous lançons dans des conversations futiles, des bavardages incessants, des discussions négatives, nous nous éloignons de la vitalité de ce souffle intérieur. Nous nous épuisons.
Une retraite ressource car nous sommes au silence, dans la présence attentive et avons le temps de ressentir les bienfaits de la respiration à son niveau le plus fin. Nous avons le temps de descendre dans la profondeur de l’être, juste sous la surface agitée.
Nous découvrons alors une amie qui nous veut du bien. Nous réalisons que nous portons en nous la capacité de nous apaiser, tout près, à portée de souffle. Pourquoi ne pas utiliser cette capacité? elle ne coûte rien, elle est efficace.
Aujourd’hui je vous propose de porter attention à votre respiration, de remarquer son rythme, s’il est rapide et court ou lent et posé.
Soyez attentif-tive à votre façon de parler, à votre nervosité, à vos tensions.
Régulez votre respiration en expirant et en inspirant sur un rythme lent et régulier. Vous sentirez alors que vous pouvez vous apaiser, apprécier la relation à vous-même par le biais de la respiration.
Au fur et à mesure que la méditation s’approfondit, la respiration devient de plus en plus souffle profond, se transforme en un flux calme et apaisant. Une circulation harmonieuse se fait alors dans le corps et l’esprit.
Aujourd’hui où que nous soyons, agissons sur notre respiration et avec elle pour nous sentir plus accordé à la stabilité, à la sérénité, à la confiance de l’instant.
Bonne pratique du souffle intérieur.

Jeudi 4 janvier

Parler d’action synchronisée c’est évoquer comment apporter de l’harmonie dans nos actions, tout en sachant que la véritable action synchronisée ultimement, est spontanéité, non action, non intention, non méditation.
Cependant évitons d’être fasciné par ces niveaux qui mettent l’accent sur la vacuité, cela pourrait être paralysant, inhibant.
La vision ultime est d’ailleurs déjà présente dans l’expérience d’espace, d’ouverture infinie qu’affine la méditation en pacifiant l’esprit dans sa vision claire.
Dans cette vision, l’interdépendance est vue, avec elle toutes les inter-connexions, reliaisons, qui font de nous des systèmes complexes dans des systèmes complexes.
La vacuité ou l’ultime n’est pas néant mais vision de la trame du vivant qui s’exprime à chaque instant.
Relativement, il y a des étapes sur le chemin de la confusion, même s’il n’y en n’a pas du point de vue de l’éveil, déjà là et parfait.
Du côté de l’éveil il n’y a rien à dire mais du côté de la confusion nous avons besoin d’affiner notre discernement.
Comment mieux nous harmoniser, nous synchroniser à la danse de l’instant, à la co-émergence de mondes dans des mondes, dont certains aspects sont visibles et d’autres non?
Comment nous harmoniser avec ce que nous ne voyons pas, ce qui est caché, invisible? Comment nous harmoniser avec nous-même, avec les autres, avec le monde?
Ce que la méditation nous apprend est d’abord de nous synchroniser avec l’espace du corps, la respiration, les sensations. Habiter son corps est la condition de la présence. Etre spacieux est la condition première de toute synchronisation, développer la capacité de voir avec tous les sens.
Une fois que l’on a pu synchroniser la trame du corps dans la détente et l’attention, il sera possible d’y revenir lorsque nous nous sentirons déstabilisé. Il sera possible d’en avoir le rappel. La synchronisation appelle à déceler lorsque nous ne le sommes pas ou plus. Des signes intuitifs de souffrance, de malaise, de mal être se manifestent que nous pouvons nous entraîner à reconnaître.
Dans l’apaisement, nous pourrons contacter la clarté de notre coeur, de nos intentions, de nos valeurs. Nous pourrons détecter ce qui nous fait réagir.
A quoi répondons nous dans une situation? tout dépend où nous sommes intérieurement. Peut-être parti dans des interprétations, dissocié de ce qui a réellement lieu dans l’instant, peut-être dans la peur ou la réminiscence de situations qui ressemblent à celle-ci et dont l’issue a été catastrophique.
Nous avons tous des expériences où nous avons réagi, poussé par nos habitudes ou nos peurs, et où nous nous sommes trompés et avons agi sur cette base d’erreur. Peut-être en avons nous tiré leçon.
Nous avons tous aussi des expériences où nous avons pu voir et su suspendre nos conditionnements habituels et où l’ensemble de la situation s’est déloquée différemment, s’est harmonisée d’elle-même, a eu un meilleur dénouement.
A ce moment là nous étions dans une présence alerte et ouverte, nous étions en liens avec des harmoniques invisibles mais intuitivement nous avons dit quelque chose ou pas, fait une action en lâchant la réactivité, nous ne sommes pas intervenu, et cela s’est synchronisé de soi, des solutions ont été trouvées, des impasses se sont évanouies.
Nous avons laissé résonner la trame de l’instant et c’est elle qui nous a donné l’inspiration. C’est une expérience qui peut facilement échouer car souvent cela tient à quelques secondes, à quelques secondes près, l’accident n’aurait pas eu lieu.
La meilleure synchronisation est quand nous ne sommes pas là pour contrôler la situation, la manipuler, envoyer des messages. Nous sommes alors dans une plus grande intelligence de l’ensemble et l’ensemble répond pour la simple et bonne raison que nous en sommes un élément. Mais nous l’oublions. Nous nous vivons séparé. Fondamentalement, l’expérience de vacuité est la possibilité de réintégrer la trame du vivant.
Aujourd’hui je vous propose de vous rappeler de ces moments de grâce où tout s’est passé autrement, de façon plus harmonieuse parce que des habitudes ont été suspendues et que vous avez agi différemment.
Aujourd’hui essayons de voir ce qui nous désynchronise de l’instant présent et revenons à la respiration et à l’ouverture, conscient des multiples fils invisibles qui échappent à notre conscience ordinaire. Seul le fait de rester dans la résonance du coeur pourra nous protéger des multiples et épuisantes tentatives de tout diriger à partir de notre ego ignorant et limité.
Bonne route vers l’action synchronisée!

Vendredi 5 janvier

Le coussin m’a appris la patience, moi qui souffrais de l’impatience du tout tout de suite ou rien de rien.
Derrière l’impatience, il y a la peur de ne pas saisir la proposition de l’instant, de passer à côté, la peur que les choses nous abandonnent, ne s’intéressent plus à nous. L’impatience trahit notre manque de confiance, nous précipite vers des décisions ou des choix qui manquent de discernement.
En même temps que trop de patience pourrait se révéler tout aussi néfaste. Passée un seuil , elle ne serait plus patience mais passivité ou démission.
Or la patience vaut de l’or. Dans un monde où de nos jours tout est rapidité, accélération de tous les rythmes, où tout est facilité tout de suite, où l’effort est obsolète, la patience se révèle toujours une valeur d’exception.
Elle nous donne le temps d’apprécier notre expérience, d’approfondir notre participation à tout ce que nous faisons. Elle nous apprend à goûter l’instant sans avidité, à nous sentir nourri et satisfait.
Lorsque des obstacles surgissent, que les choses ne se passent pas comme nous le souhaitons, que des dénouements tardent à venir, elle est une précieuse amie qui jamais ne doute de la bonté de la terre et des efforts dont le résultat n’apparaît pas encore. Patience de la nuit quand tarde le jour, patience des hivers quand tout semble mort.
La patience nous ancre, nous stabilise dans une respiration profonde et endurante. D’autant plus si elle est soutenue par une compréhension réelle de la nature de l’impermanence.
Elle nous permet de mieux observer quand nous ne pouvons faire autre chose que d’attendre, ou que d’être en retrait.
A l’inverse, l’impatience nous convainc souvent d’abandonner au lieu d’essayer. Si ça ne marche pas tout de suite alors ça ne marchera pas du tout. Elle fausse notre raisonnement, enfonce le clou dans nos échecs et nous abreuve de critiques.
De même, si nous ne percevons pas de résultats dans la méditation, nous nous énervons et ne voyons pas l’intérêt de continuer. Nous jugeons trop vite de la valeur des choses et passons à côté de la totalité de l’expérience. Pour le coup, nous ratons des occasions, sombrons dans la critique et l’anxiété.
Finalement l’impatience et l’anxiété sont de bons indicateurs que nous avons besoin réellement de nous poser, d’aborder les choses avec plus de patience, d’assise, d’amitié, de confiance. Prenons les comme telles plutôt que de les combattre.
Aujourd’hui utilisez les signes d’angoisse ou d’anxiété qui marquent l’impatience pour faire une pause, revenir à vous et retrouver la chaleur apaisante de la patience.
Se retirer dans un endroit où bien respirer, se poser, ou aller se promener et surtout respirer profondément, de sorte à retrouver un contact harmonieux avec soi, corps-esprit en reliaison.
Vous pouvez aussi tourner votre attention en vous concentrant sur de belles images, de belles couleurs qui transformeront votre énervement en énergie aimable et paisible.
La patience a une puissance de guérison, d’harmonisation, elle nous rend notre aisance là où nous étions bloqués. Elle est une réelle présence amicale qui reste bienveillante et tolère nos humeurs changeantes en mettant du baume sur nos mal-être.
Aujourd’hui entraînez-vous à voir la valeur de la patience, en détectant les signes d’impatience, de colère ou d’anxiété en vous.
Aujourd’hui demandez à la patience de vous faire pratiquer l’aisance et l’amitié chaleureuse avec ce qui est, donner lui la permission de détendre votre corps, de circuler librement et de libérer vos tensions.
En nous aidant à utiliser notre attention, la patience soutient notre créativité, notre capacité à ne pas rester focalisé sur les impasses et les échecs. Bien faire ce que l’on a à faire sans se saboter par l’anticipation des résultats. Paradoxalement, la patience nous libère du temps. Entendez cela en tous les sens de libérer.
Il me revient une phrase de La Fontaine que répétait souvent ma grand-mère devant mes impatiences d’enfant : « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ».
Voilà une chose que j’ai réellement méditée!
Bonne pratique de la patience créative qui rend toute chose aimable.

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