Conseils au quotidien – semaine du 25 au 29 décembre

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’accès facebook ou pour retrouver tous les petits conseils du jour, voici ceux qui ont été publiés au quotidien sur ma page facebook durant la semaine du 25 au 29 décembre 2017. Retrouvez plus de conseils au quotidien.

Lundi 25 décembre

Aujourd’hui, lâchez les identités douloureuses.
Ne faites aucun effort à partir d’elles, ce serait vain.
Vous ne pourrez pas être plus aimant, plus vrai, plus à l’écoute, plus présent de cette façon. Vous ne pouvez offrir que ce avec quoi vous êtes en contact.
Laissez les qualités se découvrir, elles sont déjà là, spontanément parfaites en elles-mêmes.
Pour les offrir, il vous faut les vivre, être à leur contact.
Essayez n’est pas être, seulement à partir de l’être que l’on est on peut donner. Soyez plus ce que vous voulez être c’est possible car vous l’êtes déjà. Inutile d’essayer en permanence.
Si les qualités ne peuvent émerger c’est qu’il y a trop de souffrance. Etreignez-la alors autant que nécessaire dans vos bras de claire lumière.
Laissez les voix dans votre tête se dissoudre, lâchez l’agitation, la confusion même juste pour quelques instants.
Aujourd’hui réalisez le non-effort des qualités que rien ne produit.
Dans l’ouverture nue et dégagée de la conscience, dans la confiance du coeur, le silence paisible, la joie, l’amour, la bienveillance, la lucidité et bien d’autres qualités encore sont immédiatement présentes. Etant en contact avec elles vous pouvez les offrir.
Aujourd’hui le plus beau des cadeaux que vous ferez à vous-même et aux autres est la plénitude de votre présence.
Soyez et bon partage!

Mardi 26 décembre

Nous pouvons nous fixer des objectifs en tenant compte des valeurs de la bonté que nous voulons voir vivre en nous et tout autour de nous.
Oser s’affirmer est oser affirmer ses valeurs en agissant et en communiquant sincèrement, en évitant de blesser soi ou autrui, en trouvant un juste équilibre capable de danser avec le mouvement du changement sans perdre le mât du bateau, entendez l’éthique que nous nous sommes fixés.
Comment réussir ce prodige d’être soi tout en étant avec les autres? Question délicate.
Pour cela nous devons nous vivre avec moins de solidification de « je-moi-mien ». Paradoxalement, c’est en étant moins dans un sentiment stressé de soi que nous pourrons contacter l’espace et voir les enjeux réels sous les tensions qui brouillent les cartes relationnelles.
Par exemple la colère peut nous empêcher d’être nous-même alors qu’elle semble en être une expression, c’est que souvent elle cache des besoins avec lesquels nous ne sommes pas en liens ou même que nous ignorons ou qui ne sont pas satisfaits. Cela nous amène à vivre des relations conflictuelles alors que nous souhaitons l’inverse.
Une façon quotidienne de nous montrer sont les liens que nous créons avec les autres, ils passent par la parole.
Désirons nous ajuster notre parole à la bonté fondamentale? Désirons nous arrêter de dériver et de nous retrouver loin de nos belles aspirations?
Si oui, nous pouvons lister très concrètement comment mieux équilibrer notre communication avec nous-même et autrui, prendre conscience de ce que nous aimerions changer, et comment initier ce changement.
Par exemple nous aspirons à parler moins, écouter plus, nous aspirons à ne rien dire qui ne soit bien intentionné, ou bénéfique, nous voulons nous exprimer sans dureté ni méchanceté, et dans l’idéal ne dire que ce qui est voulu plutôt que ce qui nous échappe sous le coup de l’émotion. Il faut aussi apprendre à dire au bon moment afin d’éviter les explosions des bombes souterraines qui s’accumulent avec le temps. Cela revient à exercer sa vigilance au plus près de soi, à tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler, à être en contact avec ses intentions, à voir quand elles dévient de la bonté juste du coeur, et s’occuper des besoins et des souffrances cachés dans nos blessures.
Comme le disait Socrate : nul n’est méchant volontairement mais l’est par ignorance et nous pourrions rajouter l’est aussi par souffrance.
Précisons que les actes sont souvent plus éloquents que les mots, nous pouvons les considérer eux-aussi comme des paroles à part entière qui envoient des messages, qui disent quelque chose de nous à l’autre.
Bien sûr, tout notre être parle, nous envoyons constamment des signaux que les inconscients décryptent sans toujours le savoir.
Aujourd’hui examinez la façon dont vous vous montrez dans la parole et la communication. Et décidez des plus et des moins pour un meilleur équilibre dans l’expression de qui vous êtes et dans les liens avec autrui.
Vous pouvez commencer la liste par : »Chaque jour… je serai attentif – attentive à tenir mes promesses – à poser trois questions à mes proches pour savoir comment ils vont – chaque jour, je rentrerai plus tôt pour passer du temps avec mes enfants – chaque jour je serai attentif-tive à l’émotion qui me domine et je ne lui laisserai pas la parole avant d’avoir échangé avec elle – etc vous avez compris le principe?
Soyez concret, Le changement vient des petits pas du quotidien, vécus avec plus de conscience de bonté, de simplicité et d’aisance.
J’oubliais : n’attendez rien en retour, soyez qui vous êtes parce qu’oser s’affirmer c’est savoir qu’il est bon d’être bon, qu’il est aimable d’être aimant, qu’il est joyeux d’être présent pour la beauté de l’instant partagé.
Bonne communication dans l’équilibre dansant qu’apportent la paix, la joie et l’attention aimante.

Mercredi 27 décembre

Commencer une voie spirituelle est partir à la recherche d’une personne en qui nous pouvons avoir confiance et qui pourra nous guider sur le chemin. Traditionnellement cela s’appelle un maître.
Evidemment la question est de savoir comment reconnaître un maître authentique et ne pas tomber sous l’influence d’un gourou avide de pouvoir et manipulateur.
D’abord, nous devons interroger nos projections car nous n’avons souvent que les apparences pour nous faire une idée au départ, en référence à nos seuls critères relationnels habituels. Et ce n’est pas suffisant.
Dans les annales de toutes les traditions, on décrit des maîtres dont le comportement et le mode de vie pouvaient paraître excentriques ou non conventionnels.
De grands maîtres ont aussi leurs petites manies humaines, ce qui les rend au final profondément humains.
Comment aider d’autres humains si on ne l’est pas soi-même? On cite parfois l’exemple du sage Vimalakirti, que de nombreux pratiquants venaient trouver pour recevoir les enseignements et qui était toujours malade et alité . Quand on lui faisait remarquer, il répondait : « je suis malade parce que tous les êtres sont malades ».
Nous sommes une trame complexe. Même chez une personne qui a une réalisation spirituelle authentique, il peut rester des parcelles de travail inachevé. Attendre une totale perfection serait une dangereuse illusion pour nous-même, dans la mesure où cela nous détournera peut-être du chemin.
L’indication la plus essentielle pour évaluer un maître est sans aucun doute l’effet qu’il ou elle produit sur nous. La seule chose à laquelle nous pouvons nous fier est le changement qui s’opère en nous quand nous sommes en sa compagnie, quand il y a plus de clarté, de profondeur que d’habitude, que vous vous sentez inspiré et transformé, cela signifie que vous avez rencontré la personne appropriée. Peu importe alors ce qu’elle est en apparence.
Même la vertu morale, la maîtrise, le contrôle de soi ne sont pas des critères absolus car cela n’a rien à voir avec le caractère, la singularité de la personne. Cela ne peut être qu’une façade qui nous leurre. Il est facile de ne rien montrer de soi. Un véritable maître ne cherche pas à se protéger. Il est tel qu’il est et assume son humanité.
La question du maître spirituel reste un sujet délicat et subtil, complexe. Entre projections, exigences infondées, doutes, et compréhension profonde de l’humanité de tout être, il y a déjà un chemin à parcourir pour quiconque veut qu’un contact réel s’établisse. Comme toute relation elle s’évalue dans le temps.
La sagesse d’une personne que l’on reconnaît comme maître, apte à nous guider, est un subtil mélange d’intelligence spontanée qui séduit notre propre intelligence, et d’une très grande mise à l’épreuve par la vie, qui amène une très grande pratique et confiance en celle-ci. Un véritable maître renvoie non à lui-même mais à la pratique.
Aujourd’hui je vous laisse réfléchir à cette relation au coeur des chemins qui mériteraient encore plus de développement. Néanmoins, votre mission si vous l’acceptez est d’examiner le point essentiel qui est votre propre transformation au contact de cette relation particulière.
Comme l’a précisé le Bouddha, testons par nous-même, plutôt que de nous fier à des on-dit, des textes, des anciens, la tradition même.
Demandez-vous si quelqu’un a transformé votre vie, vous a fait, par son contact, prendre contact avec votre propre potentiel, a fait émerger en vous une vision plus profonde, vous a fait réaliser des choses essentielles.
Alors bien plus que des autorités reconnues, c’est là, à n’en pas douter, un de vos maîtres. Il y a les maîtres connus et les maîtres inconnus. Cette notion de maître inconnu pourrait s’étendre à toutes sortes d’expériences d’ailleurs. Mais restons centré sur notre sujet du jour.
Réaliser la proximité du maître peut nous emplir de gratitude et de reconnaissance. Nous pouvons alors remercier dans notre coeur d’avoir fait de telles rencontres si précieuses et si décisives. Nous pouvons réaliser notre chance.
Aujourd’hui rendez hommage à l’amitié spirituelle, à celles et ceux qui vous enseignent et vous apprennent à reconnaître votre propre sagesse, à partir de leur humaine expérience, imparfaite et de leur vision, parfaite.
Bonne pratique de l’appréciation des rencontres testées à l’or des qualités de l’éveil.

Jeudi 28 décembre

Nous recherchons ce qui manque dans notre vie: la paix, l’harmonie, la confiance, l’amour, et bien d’autres buts encore que nous souhaitons atteindre.
Malheureusement ces buts sont plus souvent poursuivis que réellement atteints. A un moment ou à un autre de l’existence, nous ressentons de l’insatisfaction, de l’agitation, de l’irritation, de la disharmonie, de la souffrance. Même si ce n’est pas le cas en ce moment, chacun peut se rappeler de circonstances douloureuses et de la crainte qu’elles réapparaissent. Rien ne peut garantir que nous ne serons pas confrontés à nouveau au tapis qui se dérobe sous nos pieds ou à l’effondrement de nos repères.
Ces insatisfactions personnelles ne sont pas limitées à nous-mêmes. Nous les partageons avec d’autres. Parfois même notre souffrance détériore l’environnement car nous devenons négligents ou nous créons une atmosphère où d’autres se sentiront également malheureux et agités. Toutes ces tensions individuelles mélangées finissent par créer les tensions de la société.
Le problème majeur de la vie est sa nature insatisfaisante. Tout le monde y est confronté. Des choses que nous ne voulons pas arrivent et les choses que nous voulons n’arrivent pas.
Le Bouddha n’enseigna aucune religion ou philosophie ou système de croyances. Il enseigna ce que la vision pénétrante de la méditation lui avait montré : comment se délivrer de la souffrance.
Il déclara que cela lui avait fait réaliser la nature des choses et qu’il suffisait à chacun d’observer lui aussi, de faire sa propre expérience pour le constater. Il s’agissait même de douter et de vérifier dans l’expérience ce que l’enseignement soulevait de questions et de points suspendus.
La plus haute autorité en la matière est notre expérience. Seule la vérité validée dans l’expérience directe devient un refuge acceptable.
Encore faut-il expérimenté et vérifié correctement.
C’est là le sens des enseignements et de la pratique de la méditation qui est le moyen par excellence de cette connaissance directe dont parle le Bouddha.
La méditation, en tant qu’expérience directe et moyen de connaissance immédiate est au coeur de cette validation-vérité qui consiste à voir la nature des choses, telles qu’elles sont et non telles que nous aimerions qu’elles soient.
Aujourd’hui je vous propose de vous demander : qu’ai-je vérifié par moi-même des enseignements que j’ai reçus?
Est-ce que j’accorde suffisamment d’importance à l’expérience de la méditation, à regarder et observer en moi? non pour me connaître au sens psychologique du terme mais pour m’ouvrir à une autre dimension de la réalité, bien plus vaste que toutes les réductions intellectuelles auxquelles je peux être soumis.
Lorsqu’il vous arrive de vous confronter à des difficultés, pensez-vous au dharma, à l’enseignement du bouddha? Comment cela vous aide-t-il? Avez-vous à l’esprit une expérience précise que vous pourriez partagé?
Il est facile de vérifier si le dharma a pénétré un peu dans nos veines car le terrain de prédilection de son entraînement est la vie quotidienne, avec son lot d’insatisfactions potentielles.
Bonne vérification de la nature de ce qui est. Bonne pratique des rappels essentiels de l’enseignement. Que cela vous aide à traverser l’océan turbulent des moments pour aller plus loin!

Vendredi 29 décembre

L’idée de réincarnation fascine ou intrigue ou encore agace.
Il serait plus juste de parler de renaissance, en se demandant précisément qui ou quoi renaît?
D’ailleurs la renaissance ne concerne pas seulement la vie après la mort mais il s’agit bien de l’entendre essentiellement comme une renaissance ici et maintenant à chaque instant.
Si nous comprenons cette opportunité alors cela éclairera peut-être notre vision du moment de la mort et après. Et surtout cela nous entraînera à redouter le moins possible ce moment dont nous ne savons rien si ce n’est qu’il aura lieu un jour.
A chaque instant nous expirons et chaque expiration est comme une petite mort qui donne lieu aussitôt à une renaissance. L’occasion nous est offerte de nous renouveler continûment. Non seulement dans le sens de la nouveauté mais aussi dans celle de renouveau.
Des sentiments qu’on croyait perdus peuvent renaître. Des liens qu’on croyait rompus peuvent resurgir. Le changement n’est pas nécessairement l’équivalent d’un nettoyage par le vide et l’évacuation systématique du passé. Tout peut bénéficier du processus de transformation et de ses possibilités infinies.
De ce point de vue, ce processus concerne notre vie immédiate et quotidienne.
Par extension nous ne pouvons nous empêcher de nous demander ce qu’il adviendra de nous à la prochaine étape ultime qui est celle de la mort.
L’attention que nous aurons accordée au sens profond de la respiration, du lâcher-prise et du changement ou du renouveau nous préparera à franchir cette étape irréversible.
Bien que rien ne soit jamais absolument garantit car nous maîtrisons peu de facteurs. L’important est donc de s’évaluer régulièrement: si la mort venait aujourd’hui ai-je des choses à régler pour partir sans regrets? Laissez votre conscience scanner votre ressenti et vous révéler la vérité du moment qui ne peut être que celle d’aujourd’hui. Quotidiennement, il faut recommencer à scanner. Avec le temps, si vous en prenez l’habitude, cela se fait de plus en plus naturellement.
Amorcer une nouvelle année est se placer dans ce courant de changement et de renouveau.
Comment allons nous faire de la place à l’inconnu? Quels sont nos souhaits? Comment bien terminer une année et en commencer une autre, dans la transition et la continuité?
Bien terminer, bien commencer sont les deux phases dynamiques de tout changement réussi.
Aujourd’hui préparons nous à bien terminer l’année écoulée, à l’évaluer à l’aune de notre compréhension profonde, à opérer de petites morts pour de futures renaissances.
Pour cela je vous propose un exercice : prenez de quoi écrire, veillez à être tranquille et dans la bonne disposition d’esprit. Imaginez que vous êtes devenu une très très vieille personne, la plus âgée que vous puissiez imaginer, encore plus âgée que ça.
Imaginez que cette vieille âme écrit à la personne que vous êtes aujourd’hui. Que lui dirait-elle? Rédigez une lettre, dans le style, « conseils à un ou une amie très proche pour les temps d’aujourd’hui ». Laissez aller la plume du coeur sans brider sa vérité.
Bonne passerelle vers la lumière qui appelle à naître à sa propre vérité.

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