Conseils au quotidien – semaine du 27 novembre au 1er décembre

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’accès facebook ou pour retrouver tous les petits conseils du jour, voici ceux qui ont été publiés au quotidien sur ma page facebook durant la semaine du 27  novembre au 1er décembre. Retrouvez plus de conseils au quotidien.

Lundi 27 novembre

Visualiser est souvent utilisé dans les pratiques spirituelles ou thérapeutiques. Le fait de visualiser change notre vision du monde et de nous-mêmes. C’est une pratique puissante et peut-être la plus ancienne des pratiques, dans la mesure où nous avons tous ce pouvoir et où nous vivons dans un monde d’images et de formes, où nous cherchons à nous représenter ce qui est, où nous rêvons.
Par exemple, à l’instant, vous pouvez laisser venir à vous l’évocation d’un lieu que vous aimez, que ce soit, la mer, la montagne ou la campagne, un lieu où vous vous sentez bien. Plus vous aurez de vécu affectif positif et porterez ce lieu en vous, plus il vous sera facile de voir apparaître dans votre esprit l’image du paysage inséparable de votre ressenti. Visualiser est une expérience entière. Une expérience totalement habitée et donc totalement transformatrice.
Vous pouvez non seulement faire apparaître ce lieu en vous tel un magicien mais ensuite vous pouvez promener votre attention dans celui-ci et en retirer des bienfaits.
Visualiser a été utilisé pour accompagner non pour remplacer, le traitement de certaines maladies, le cancer par exemple, en activant les forces de vie, d’amour et de guérison des personnes. Les sportifs eux aussi peuvent être entraînés à visualiser mentalement les gestes pour gagner, les inscrivant dans leur corps.
Vous allez me dire qu’il s’agit de remplacer une réalité par une autre, un leurre par un leurre. C’est là toute l’habileté. Tout dépend de l’intention et de la compréhension que nous avons de ce que nous faisons en visualisant.
Nous ne pouvons séparer ce qui perçoit de ce qui est perçu. Le sujet dans sa saisie d’un objet se teinte et le teinte d’une couleur émotionnelle et d’une panoplie de croyances et de projections.
Comme nous ne pouvons pas ne pas nous projeter, nous pouvons utiliser cette faculté à bon escient.
Dans le bouddhisme tibétain, de nombreuses pratiques sont basées sur la visualisation, celles de déité de méditation. Le but est de nous faire réaliser que notre vraie nature n’est pas l’identification habituelle.
En devenant instantanément la déité que nous sommes déjà, dans sa nature claire et vide, nous transformons nos perceptions habituelles, ordinaires, le monde et sa représentation en un champs de qualités, masquées ordinairement par nos identifications douloureuses. Puis nous laissons aller cette visualisation même, nous la résorbons et restons en l’état naturel détendu. Il ne s’agit pas de solidifier à nouveau car nous aurions quelques petits problèmes. Tel le méditant dans sa grotte, identifié à une déité complexe à de multiples bras ne pouvant plus sortir de celle-ci, ni de la grotte ni de la déité. Il faut savoir laisser aller les radeaux une fois la rivière traversée.
Visualiser remet en question les conceptions que nous avons au sujet de nous-mêmes, les images dont nous sommes dépendants, les vues erronées sur la nature de la réalité perçue. Et nous montre les qualités de l’esprit dans sa nature fondamentale : ouverture, clarté, et non blocages.
Aujourd’hui je vous propose de vous entraîner à ressentir ces qualités en visualisant de façon simple.
Prenez un temps de détente, puis visualisez l’intérieur de votre corps creux et lumineux. Imaginez un soleil doré au centre de votre poitrine, épanoui comme une fleur ouverte. Sentez les rayonnements, la chaleur irradier et se diffuser dans tout votre être. Cette lumière radieuse et irradiante se propage en rayons qui touchent les êtres et les libèrent de leurs souffrances en même temps qu’ils les réjouissent. Sentez votre coeur s’ouvrir et se réjouir infiniment. La lumière qui en irradie n’est pas limitée à vous, elle peut donner ses bienfaits à tous. Puis laissez cela rejoindre les berges infinies de l’espace ouvert comme les ronds dans l’eau laissés par un caillou jeté.
Essayez de faire intérieurement cette visualisation plusieurs fois dans la journée. Comment vous êtes-vous senti? Quelle expérience de vous même avez-vous faite? Cela a-t-il influé sur vos perceptions des autres et du monde? Absorbé dans la visualisation où étiez-vous passé? Bon rayonnement!

Mardi 28 novembre

Lorsque j’étais enfant j’aimais à regarder le ciel qui me fascinait et m’intriguait. Lorsque j’étais adolescente je le regardais en complice car il m’apportait un réconfort dans les contrariétés, un détachement rassurant. Aujourd’hui je le contemple, je m’y absorbe comme reflet de mon propre esprit.
Méditer sur et avec le ciel nous aide déjà à redresser la tête, à ne pas rester baissé, courbé en permanence le nez collé aux choses.
En développant un regard céleste, vous prenez un peu de hauteur ou un peu de vent du large et surtout vous rencontrez l’espace infini, avec le soleil toujours présent même derrière les nuages changeants. Cela rejoint la métaphore du ciel et de l’espace pour décrire les qualités de l’esprit dans sa nature profonde : ouverture infinie claire, chaleureuse et dynamique. Le ciel contient de nombreux enseignements à lui tout seul. D’abord l’impermanence vit aussi au-dessus de nos têtes. Lever les yeux nous rappelle que toutes les variations sont possibles et que chaque moment est unique.
Vous pouvez aussi méditer le ciel avec les étoiles la nuit. Source d’émerveillement et de questionnement sur notre condition et nos limitations. Nous reprenons une place toute relative dans cette immensité. Nous nous sentons tout petit, humble et en même temps plein de gratitude car nous savons que le soleil qui disparaîtra un jour permet à chaque chose de croître.
Nous pouvons lâcher nos pressions, nos tensions, le ciel est toujours là, qui ne se soucie de prendre parti dans les passions humaines et leurs dérisoires déchirements. Car il y a bien mieux à faire qu’à s’entretuer. Il y a à prendre soin de la beauté et de la préciosité de la vie.
Il ne s’agit pas de s’évader ou de devenir indifférent à tout ce qui se passe mais bien plutôt de relativiser, de s’émerveiller et de retrouver l’espace en nous-même.
L’espace du ciel est aussi une racine à laquelle nous sommes rattachés. Elle évoque tout ce qui est plus grand que nous et dont nous sommes aussi faits, toutes les influences. Le ciel peut contenir tous les anciens et les anciennes, tous les êtres depuis des temps sans commencement.
Nous avons besoin de nous relier à cet infini, d’être à la fois bien enracinés dans la terre, nos pieds embrassant le sol et d’être connectés à l’espace du ciel au sommet de notre tête. La reliaison aux deux nous équilibrent. C’est une façon d’éviter d’être trop terre à terre ou à côté de ses pompes ou désincarné et perdu dans les nuages.
Aujourd’hui je vous propose de lever régulièrement la tête et de regarder franchement le ciel, de vous y régénérer en reprenant de l’espace, du souffle, l’énergie nécessaire pour continuer ce que vous faites dans toutes vos activités
.
Régulièrement lever la tête, ou aller à une fenêtre, voir le ciel. Le ciel réveille notre nature de méditant, de contemplatif, d’ermite. Quelques minutes suffisent à nous relier si nous en prenons l’habitude. Et si vous avez des soucis, des tracas, lâchez les dans le ciel, laissez les partir et recevez la beauté dans votre coeur d’enfant qui sait encore s’émerveiller couché dans l’herbe du moment. Vous pourrez noter votre expérience ou en faire quelques haïkus à partager.

laisser passer les pensées dans le ciel
de l’esprit la danse des nuages est
sans entraves mon coeur est libre

Bonne pratique entre terre et ciel!

Réponse d’une internaute :

Terre – tremplin fertile – ciel de tous les possibles – élan vers la grande vacance de liberté

Mercredi 29 novembre

Il nous arrive de considérer l’autre comme ennemi, parfois même un ami devient un ennemi. Il devient un ennemi ou un étranger, un être qui coupe les liens ici pour s’attacher ailleurs. Nous pouvons en être profondément affectés même si l’enseignement nous rappelle ces retournements et ces trahisons que nous vivons et faisons subir à d’autres: comment l’ami se transforme en ennemi et l’ennemi en ami.
En tant qu’expérience personnelle, nous avons beau le savoir, il nous semble toujours qu’avec certaines personnes c’est improbable et pourtant. Cet avertissement du dharma à ne pas s’attacher à ces liens contraires est une façon très réaliste de prévenir de la désillusion.
Bien sûr nous pouvons aussi avoir des exemples de fidélités merveilleuses et de liens que ni le temps ni la distance ne détruisent. Des relations qui se sont fortifiées avec le temps et les épreuves traversées. Nous pouvons nous en réjouir et souhaiter à tous de connaître aussi ces belles amitiés.
Cette vision ami/ennemi peut concerner des relations mais aussi des situations, des événements car à beaucoup de choses nous pouvons appliquer ces étiquettes.
Pour se dégager de la perception d’un ennemi, il est essentiel de considérer la souffrance ressentie et d’appliquer notre compassion. Cela ne doit pas être une compassion imaginaire qui comprend avec la tête mais une réelle écoute et considération de la souffrance en présence afin d’aider à la soulager d’une façon ou d’une autre. Seule la compassion qui est vision de la souffrance et désir de la soulager maintient un lien.
Pour nous extraire de la dualité ami/ennemi, nous devons considérer les relations à partir d’un autre point de vue. Non pas qui a tort ou qui a raison mais où est la souffrance, visible ou cachée, comment la rencontrer pour la transformer? Rencontrer l’autre, c’est concrètement s’en approcher, lui parler, l’écouter. Cela signifie reconnaître ce qui se passe, c’est l’application de la première noble réalité : voir la souffrance et ses causes. Et dans les causes, à un niveau relatif, nous pouvons nous inclure, dans nos façons maladroites et blessantes d’être en relation.
Faire face, rencontrer, regarder, pacifier sont des actes pleinement humains dont l’exercice demande de dépasser le frein de son ego et de faire un pas en premier. Le déni de la souffrance engendre de plus grandes souffrances encore et ne peut rien arranger. Certes la souffrance dérange mais nous ne pouvons en faire l’économie dans la plupart des situations. La compassion réelle ne prend pas parti, c’est-à-dire qu’elle va au-delà des catégories : vrai-faux, mensonge-vérité, etc ces catégories avec lesquelles nous justifions, rejetons, séparons. Cela demande d’adopter un point de vue de réconciliation sans chercher de vainqueur ni de vaincu.
Au-delà d’ami et d’ennemi est l’amour véritable, or nous voulons aimer ceux-là et détester les autres ou pour aimer ceux-là, nous devons nous débarrasser de ceux qui semblent nous en empêcher et nous nous comportons avec eux comme s’ils étaient des ennemis. C’est comme si il fallait en permanence choisir notre clan, nos idoles, les nous ou les pas-nous. Et bien sûr le vent tourne, les conditions changent.

L’autre est un autre moi-même signifie que je peux ressentir dans ma chair, dans mon corps ses propres souffrances. Je peux ressentir les impacts émotionnels reçus plutôt que de les minimiser ou de m’en détourner. Cela demande de prendre un temps pour observer ce qui se passe. Cela signifie aussi que je ne me sens pas supérieur ni ne considère autrui comme un objet de pitié. Le mépris ne peut être la base de la compassion.
Aujourd’hui je vous propose de regarder dans le miroir de votre coeur bienveillant ce que vous pouvez améliorer pour rendre votre compassion réelle. Ma compassion est-elle réelle ou simplement imaginée? seuls les actes que nous ferons en seront l’expression. Si nous nous sentons gênés c’est que quelque chose nous retient, des peurs, des protections, des jugements.
Nous devons par ailleurs nous confronter à notre propre manque de compassion, voire notre méchanceté : quels bénéfices je retire d’être méchant avec l’autre, de le blesser, de l’égratigner? de quoi je me venge? quelle partie de moi est comme cela? puis-je lâcher cette attitude? ai-je l’impression qu’on a manqué de compassion à mon égard? qui et pourquoi? c’est le moment d’écouter s’il y a des révélations et d’appliquer votre compassion à cela même qui apparaît.

Cherchez aussi des moments où vous vous êtes senti réllement, vraiment compassionné et avez agi dans cette énergie et les moments où votre compassion était feinte. Demandez-vous aussi qui m’a appris ou m’apprend la compassion? Puis-je donner trois mots synonymes de compassion et en décrire les actes et les effets?
Peut-être ma compassion envers tel ou tel doit-elle passer par l’acceptation, le pardon, le lâcher-prise des jugements etc nous devons examiner car sous l’apparence linéaire de nos compréhensions il y a des couches systémiques bien vivantes et présentes de noeuds, de blessures dont nous avons à prendre conscience pour les intégrer.
En voyant mieux nos blocages, nous pourrons les inclure eux aussi sur le chemin car les difficultés de l’existence ne sont pas séparées du dharma de l’existence.
Pour terminer imaginez-vous enfant, dans un moment de grande solitude voire de grand abandon. Sentez votre désespoir, ne le fuyez pas, regardez-vous avec amour et tendresse et dites : je te vois et je te donne toute ma compassion et tout mon amour. Réconciliez-vous avec vous-même, laissez couler la tendresse. Et refaites, du fond de l’abîme, tant de fois que nécessaire.
Bonne pratique d’inclusion!

Jeudi 30 novembre

Lorsque nous voyons une image du Bouddha serein, détendu et imperturbable, nous aspirons à connaître ce qui le rend aussi digne.
S’asseoir dans la posture de méditation fait naître cette dignité, cette transparence à soi et aux autres. Il est inspirant de voir des qualités humaines véritablement incarnées.
Mais qu’en est-il réellement à l’intérieur de soi et dans nos comportements?
Le sens de la dignité est de pouvoir être pleinement humain, par exemple reconnaître que l’on peut pleurer, perdre ses moyens, trembler de peur, tomber etc et en même temps qu’il est possible de se relever et de mieux faire tout de suite après.
La dignité se gagne, elle n’a rien de passif, elle est au coeur de ce qui définit l’humain : pouvoir assumer ses choix, conduire ses propres affaires, être son propre maître. Mais selon quelles valeurs? Qui choisit? Qui conduit? Qui est?
Et cela est précisément un chemin personnel et spirituel à la fois.
Paradoxalement, ce qui nous aide à devenir ou à rester digne, ce n’est pas de défendre l’individualité de son ego farouche mais au contraire d’être touché par sa propre indignité, autrement dit la honte.
Dans l’enseignement, il y a une honte qui est positive, elle est ce sens que nous avons que certaines actions ne sont pas dignes de nous et par conséquent des autres.
La honte, l’humiliation sont l’autre versant de la dignité, du respect et de l’engagement. Ces ressentis négatifs sont le signal d’alarme de notre conscience qui nous prévient que ce que nous faisons est source de souffrance pour nous et autrui, entache ou entachera la vision que nous avons de nous-même. Le sens de la discipline est fondée sur ce respect de soi et d’autrui.
Il n’est pas toujours aisé de comprendre les aspects positifs de la honte car c’est un sentiment dont on parle peu et qui pourtant est très présent dans nos vies secrètes et intimes, lorsque nous nous regardons dans les yeux.
Cela renforce une plus grande conscience de notre responsabilité. Ne pas faire de choses dégradantes pour nous ni pour autrui.
La pratique de la méditation, la compréhension du karma, le fait de prendre conscience de ses conditionnements, de ses traits de caractère, avive le désir de mieux faire et donc de nous voir sans concession.
Il ne s’agit pas de se juger, mais de s’évaluer à l’aune de notre progression spirituelle. Ce que rappellent certaines maximes: ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse. N’inflige pas à l’autre la violence que tu ne supporterais pas toi-même ne mens pas ne trompe pas ne calcule pas etc il est facile de créer soi-même des maximes. Elles sont légion.
Il suffit pour cela de se demander si comme nous nous comportons avec autrui nous aimerions vivre cela nous-mêmes.
Parfois nous pensons que ce n’est pas grave, puisque d’ailleurs tout le monde le fait, ce qui nous permet d’échapper à la honte de nous-même.
C’est en ce sens que celle-ci se révèle positive car elle nous aide à nous conduire de manière à nous respecter nous-même, même lorsque l’autre ne nous regarde pas, lorsqu’il n’y a pas de témoin de nos doubles jeux.
La conscience a toujours son oiseau de vérité, comme on dit dans les contes, qui commente sur notre épaule et raconte à la vie tout haut ce que nous faisons tout bas.
Accepter de travailler directement avec la honte vient quand nous sommes capable de dire : je suis désolé(e), excusez-moi, je ne savais pas, j’ai été mauvais(e) etc lorsque l’ego ne pense plus à se protéger alors la honte devient le compost d’une puissante paix et clarté intérieure.
La honte de soi peut être un guide dans nos actions pour éviter des actes impulsifs et destructeurs. A celles et ceux qui veulent toujours un maître intérieur, je propose d’essayer la honte, de qui ils apprendront plus que de la prétendue sagesse de leur ego qui les berce toujours dans le sens du poil.
Aujourd’hui je vous propose un examen de conscience salutaire et créatif.
Réfléchissez à des comportements, des actions, des paroles dont vous avez honte, que ce soit dans le passé ou au présent. Rappelons qu’il ne s’agit pas d’avoir honte de soi au sens de se dénigrer mais de choses que nous faisons sous l’emprise de l’ignorance et de ses manipulations.
Faites une liste de :
Je n’aimerais pas que l’on me fasse… et dites quoi. L’avez-vous fait vous-même? en avez-vous honte? Vous pouvez le regretter et aspirer à ne pas recommencer en vous aidant d’une maxime.
Vous pouvez aussi faire quelque chose de précis pour réparer si c’est possible : vous excuser, etc vous connaissez le chemin du coeur ouvert alors suivez-le.
Faites que vos maximes deviennent promesses d’un engagement au quotidien. Et dans une journée, nous aurons l’occasion de les appliquer car il n’y a pas de petites choses ou alors tout commence avec elles.
Bonne pratique au miroir de vous-même, avec un oiseau de vérité sur la branche de votre bienveillance!

Vendredi 1er décembre

Il existe de nombreuses expressions où figurent les mains et leurs capacités, de manière symbolique ou très concrète.
Par exemple: avoir le coeur sur la main ou ne rien savoir faire de ses dix doigts ou encore prends ta vie en mains.
Je suis sûre que vous en trouverez qui vous viendront à l’esprit.
La main symbolise l’activité, avec elle on peut caresser, prendre, offrir, prier, fermer les poings ou les ouvrir.
De nombreuses divinités tiennent des attributs dans leurs mains qui signent les moyens de leur compassion.
Traditionnellement, l’image de la main fermée est utilisée pour montrer comment l’ego se crispe, se ferme, se sépare, s’isole dans son agressivité.
Puis si nous ouvrons la main, nous voyons et ressentons la détente de l’ouverture, la non saisie, la possibilité de dépasser la peur et le retrait. Lorsque nous ouvrons le poing notre main tendue vers le ciel, cela exprime aussi le lâcher-prise qui, loin d’être un laisser tomber est au contraire une capacité à laisser être sans rien entraver.
Ouvrir le poing après l’avoir fermé exprime encore autre chose, que la fermeture n’est possible que grâce à l’espace ouvert. L’espace précède toute action. Nous pouvons nous relâcher, relâcher la pression, la crispation, la tension d’un soi qui se sent sans cesse menacé et retrouver l’espace originel que nous sommes. De l’ego au non ego.
Nous pouvons voir les mains comme solidaires l’une de l’autre et les doigts comme l’expression de rappels possibles.
Nous pouvons utiliser les mains et les doigts, toujours à notre disposition, pour ancrer des instructions.
Le pouce est ce qui nous rappelle de faire des pauses, comme lorsque l’on demande une trève « pouce! ». C’est l’indice de ralentir, de faire des moments de pleine respiration, ou de nous asseoir. C’est aussi démarrer du bon pied bon oeil le matin, avec la méditation.
L’index montre ce que nous avons à voir, à ne pas perdre de vue : nourrir notre compréhension, notre sagesse.
Le majeur est ce à quoi on se relie, les forces plus grandes que nous, les hommages que l’on rend à ceux qui nous ont précédé, ou qui nous inspirent. C’est la pensée de ne pas oublier de s’élever, de regarder vers l’espace ouvert du ciel, et de célébrer nos racines, c’est un accord majeur!
Puis il y a l’annulaire, ce à quoi on se lie avec le coeur, les alliances à nos souhaits essentiels, l’adhésion profonde aux qualités qui ont de la valeur à nos yeux, que nous voulons voir vivre.
Enfin l’auriculaire, mon petit doigt m’a dit, celui de l’intuition, de la présence en acte, synchronisée aux bonnes résonances de la vision, de la reliaison et du coeur.
Aujourd’hui, je vous propose d’utiliser vos mains ainsi, en inscrivant sur chacun de vos doigts mentalement les lignes directrices de chance et de force de votre journée.
Pouce : prendre un temps de pause; index: rester vigilant, voir; majeur: se relier, se reconnecter à tous les champs de force inspirants; annulaire, faire alliance avec les émotions positives du coeur; auriculaire: écouter son intuition au-delà des peurs, des craintes et des espoirs de l’ego.
Une fois choisi ces rappels, qui peuvent être plus spécifiques selon vos activités, vous tapotez vos doigts sur votre jambe en fermant les yeux, de sorte à mémoriser. Vous pourrez ainsi ensuite réveiller cet ancrage en touchant votre main.
Les indications données ici respectent la dynamique des Cinq Racines : être dans la présence attentive, voir et ressentir, se relier à des champs plus vastes, adhérer aux valeurs du coeur, agir de façon synchronisée. Cette structure, ce modèle des Cinq Racines est la main verte de l’action juste. Aujourd’hui, faites de votre main un talisman d’ouverture.
Bonne pratique, où prendre en mains votre journée selon vos aspirations profondes!

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