Conseils au quotidien – semaine du 13 au 17 novembre

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’accès facebook, voici les conseils qui ont été publiés au quotidien sur ma page facebook durant la semaine du 13 au 17 novembre. Retrouvez plus de conseils au quotidien.

Lundi 13 novembre

Comment cultiver la confiance? nous sommes en recherche de confiance, la perdons, la retrouvons, cherchons son socle, mais elle se montre instable, jamais acquise. A la place, nous vivons craintes, peurs, évitements.
Certes, nous avons déjà fait l’expérience des peurs liées aux trahisons, trahisons des êtres mais aussi des événements qui génèrent des souffrances difficiles à accepter. En ne les intégrant pas comme partie du chemin, nous nous fermons à nous-même, nous restons à la porte de notre essence, nous refusons notre vie ou pensons que nous ne valons pas grand-chose. La confiance est facilement détruite. Il est difficile de ne pas se déprécier, de ne pas douter de tout. Si cela vous arrive sachez que vous avez de quoi évoluez spirituellement. La souffrance est toujours bonne conseillère en la matière qui sait nous orienter en attirant notre attention exactement là où il faut.
La confiance en ce qui est relatif est toujours elle-même relative. Seule la confiance en la nature de ce qui est, l’abandon et le fait de s’en remettre à ce qui se présente en un oui foncier peut nous faire éprouver la confiance inconditionnelle. C’est un oui à la nature de ce qui est et un non à la dépendance émotionnelle.
La confiance est une force, la force de se dépasser soi, de dépasser les fragilités et les craintes de l’ego.
Les états samsariques sont défectueux par essence, nous le savons mais le vivre nous ébranle autrement. Ces états samsariques sont les illusions génératrices de peurs émotionnelles qui nous font solidifier des croyances en la permanence d’un moi qui établit son existence sur le refus des contrariétés. Or des contrariétés, des vents contraires qui bousculent les prévisions des la routine, il y en a.
En quoi mettre sa confiance alors? en la nature inconditionnelle de ce qui est, basée sur l’expérience immédiate et la compréhension profonde de la nature de la réalité. Cette confiance rend inébranlable face à l’adversité car elle se place à un autre niveau que celui des peurs psychologiques de la personnalité habituelle.
S’abandonner, s’en remettre à ce qui arrive, au-delà des préférences de l’ego, allègent des fardeaux de la peur. Nous sommes alourdis par nos angoisses, nos craintes, nos peurs. Si nous réussissons même l’espace d’un instant à lâcher ces limitations, alors nous nous découvrirons confiant par le fait même d’accepter l’inconnu sans le préméditer.
Dans la méditation, l’expérience de cette confiance inconditionnelle s’appelle la non peur. Elle vient de la capacité à observer sans se laisser prendre par les fantômes affamés de l’ego. Ce n’est pas une observation inquiète de ce qui va arriver qui met sur ses gardes. La peur n’évite pas le danger voire l’attire. Non c’est une observation sans parti pris qui affûte ce qui voit et ce qui est vu. C’est une observation qui nous reconnecte à l’espace que rien ne blesse.
Voir comment on s’identifie sans s’identifie aide à lâcher les anticipations qui nous fragilisent inutilement car il y a toujours des raisons de s’en faire et donc des raisons de s’en défaire. C’est la bonne nouvelle.
La confiance se développe en faisant face, en osant affronter ce que l’on craint le plus ou ce que l’on n’arrive pas à intégrer dans et de sa vie.
La confiance vient en faisant la paix avec son propre destin, en acceptant les cartes qui nous ont été données pour notre évolution.
Pacifier la relation à ce qui nous arrive, en revenant régulièrement à examiner nos peurs et nos rejets pour ne pas leur donner l’opportunité de resurgir à tout moment comme des entraves insurmontables. C’est un travail continu de chaque jour, un travail de connaissance de soi pour tendre à l’inconnu de soi et détendre les muscles du coeur et couper la tête aux saisies. C’est un exercice quotidien de non refoulement.
Aujourd’hui, nous pouvons nous demander non seulement ce qui nous déstabilise en général, mais aussi nous interroger sur ce que nous comprenons de la confiance.
Sommes nous en proie à de fortes incertitudes et projections sur le futur? Qu’est-ce que nous redoutons? L’attachement à un soi permanent est-il, à notre avis, la source de toute forme d’inquiétude?
La confiance se cultive en n’évitant pas ce que nous craignons mais en étant capable de regarder et de nommer. Vous pouvez vous demander dans votre journée, où que vous soyez : qu’est-ce qui, là, me fait faire du souci? Qu’est-ce que je crains le plus et qui me fait perdre toute confiance? Qu’est-ce que j’évite à tout prix?
Prenez quelques instants, quelques respirations conscientes pour affronter et apprivoiser ces peurs liées aux craintes et aux espoirs, puis face à cela disparaissez, laissez la crispation de l’ego s’évanouir, laissez l’espace lucide et adamantin prendre le relais. Bonne pratique des bases de la confiance inconditionnelle.

Mardi 14 novembre

Pratiquer dans la vie quotidienne est décider que notre vie même est la voie. Il n’y a pas d’autre voie que cette attention à ce que nous faisons à travers le corps, la parole et l’esprit. Sous cet angle, tout devient support. Toutes nos distractions, habitudes, traits de caractère, tout notre corps émotionnel, toutes nos identifications douloureuses, tout ce que nous répétons même au quotidien : marcher, manger, faire ses courses etc est le terrain et le terreau de la transformation intérieure.
Le simple fait de marcher, d’aller quelque part active en général l’agitation de l’esprit qui en profite pour courir même très loin devant vous ou traîner la patte derrière tourné vers ce qui n’a pas été réglé. De sorte que nous marchons sans même nous rendre compte de ce qui nous entoure, comme des automates. Nous pouvons prendre notre douche de la même façon, petit-déjeuner de même, entrer en relation avec les autres sans vraiment être là et cela peut durer des années et des années où nous n’avons pas vu la vie passer, avec le regret parfois de n’avoir pas été assez attentif à ce qui nous entourait, à ce qui était très proche, tout près.
Certes une vie passe vite mais parfois c’est le constat que nous n’avons pas été assez présent, que nous n’avons pas accordé assez d’importance à l’essentiel qui se montre caché sous la banalité la plus anodine et anonyme. Un peu comme les princesses cachées sous leur peau de souillon qu’on ne peut reconnaître qu’en apprenant à regarder mieux.
Aujourd’hui vous pouvez décider d’observer comment votre esprit est distrait ou accaparé par toutes sortes de pensées, sans le blâmer car cette activité lui est naturelle. Notre esprit n’est pas notre ennemi. Nous n’essayons pas de le contraindre.
Entraînez-vous à mieux prêter attention aux détails d’un chemin que vous prenez régulièrement, par exemple. Observez d’un oeil neuf ce que vous pensez connaître, les choses, les êtres.
Pour vous aider, portez attention à vos sensations physiques dans l’action de marcher par exemple. Sentir vos jambes, leur mouvement, le contact de vos pieds sur le sol, les battements de votre coeur, le rythme de votre respiration. Même si l’on est pressé, cet exercice est possible. Il vous permettra de décrocher de l’anxiété, du stress, de la peur.
Introduire de la conscience dans toutes ses actions est un moyen d’intégrer la paix, la détente au mouvement lui-même. Nous pouvons être plus présent en étant plus conscient des odeurs, des goûts, des sons etc
Lorsque nous préparons à manger, en faire une pratique, un bienfait, ce qui est bien fait, et dans d’autres occasions, nous pouvons réaliser des bénédictions par la parole, ce qui est bien pensé et bien dit.
Apprenons à écouter les bruits de notre environnement, laissant l’esprit ouvert, sans attachement ni aversion.
Aujourd’hui, quoique vous fassiez, observez comment l’esprit est distrait et décidez de revenir à la pleine ouverture de vos sens et sensations, perceptions en prenant appui sur l’action du moment.
Qu’est-ce que cela change pour vous? Comment vous sentez-vous lorsque vous revenez à l’instant plein et ouvert, dans une ronde de points de vue sensoriels qui dégage votre horizon?
Observez quand vous êtes présent, quand vous ne l’êtes pas et retrouvez le chemin sans chemin du moment accueilli sans jugement. Bonne pratique du retour à l’instant.

Mercredi 15 novembre

Afin d’enrayer les émotions négatives, il est important de veiller à la gratitude, à être reconnaissant, à ne pas laisser entrer n’importe qui dans la maison de son esprit.
Par la vigilance accrue et l’entraînement, nous sommes capable de voir et de reconnaître de plus en plus rapidement ce qui nous empoisonne : l »amertume, les ressentiments, les désirs de vengeance, les émotions négatives devenues des traits de caractère.
Certaines émotions ont pris leurs habitudes en nous. Elles sont le signe de blessures, de souffrances, de l’accumulation d’animosité face à des situations d’impuissance. Et surtout nous les avons laissé nous gouverner, par inconscience et ignorance. S’il y a quelque chose à blâmer c’est l’ignorance. Une fois cela reconnu, nous pouvons agir avec intelligence.
Pour ne pas renforcer l’agressivité envers nous-même, nous pouvons apprendre à cultiver le rappel de la gratitude chaque jour.
Tenir un journal de gratitude développera et nourrira des racines de joie, de satisfaction envers la vie, de contentement bienveillant, d’humilité. Chaque jour, nous pouvons apprendre à nommer cinq choses pour lesquelles nous sommes reconnaissants de vivre aujourd’hui. Ou nous demander : qu’ai-je vécu de bon dans les dernières vingt-quatre heures? il y a toujours quelque chose que l’avidité ou la colère ne verra pas mais que le sentiment de gratitude fera émerger. Nous verrons mieux et subtilement de quoi nous bénéficions chaque jour.
Les émotions positives élargissent notre champ de vision mais elles sont aussi très fragiles. Il est bon d’évaluer quotidiennement le baromètre émotionnel pour ne pas laisser s’installer la pire noirceur chez soi.
Savoir apprécier les petites choses. Revisiter le passé avec le coeur sur la main. Ainsi, vous pouvez par exemple penser à une personne de votre passé qui a eu une influence positive et majeure sur votre vie et à laquelle vous n’avez jamais réellement témoigné votre gratitude.
Ecrivez une page environ où vous témoignez de son importance pour vous. Puis vous prendrez rendez-vous avec elle sans lui dire l’objet de votre visite et une fois face à face vous lui lirez ce que vous avez écrit. Vous le ferez comme un don, comme une offrande sincère et paisible. Vous lirez à haute voix, lentement, tout en gardant un contact avec les yeux. Vous communiquerez d’âme âme, à travers la lumière de vos regards mutuels. Vous observerez comment vous vous sentez, comment votre corps, votre voix, votre être entier est affecté et impliqué avec bonheur dans cette offrande.
Vous direz les choses à haute voix, clairement, et lentement. Puis vous laisserez la personne réagir à sa manière.
Si la personne à laquelle vous pensez est décédée, vous pouvez quand même faire ce don, c’est même bien, simplement vous penserez à elle en allumant une bougie ou en mettant sa photo ou en allant sur sa tombe. Et là vous lirez à haute voix etc vous ferez la suite tout pareil comme mentionné précédemment. A la fin, vous resterez silencieux et vous écouterez avec votre coeur.
Aujourd’hui vous pouvez vous donner la mission de dire ce que vous n’avez pas osé dire ou n’osez pas dire, par pudeur ou maladresse. Vous revisiterez votre passé à la conscience de votre bonté présente.
Soyez précis, pensez à une personne, écrivez, témoignez, et offrez dans une totale présence. Le plus grand respect que vous pouvez témoigner à une personne est d’être vraiment présent en sa présence, d’être là pour elle désirant entrer sincèrement en contact. Voyez les miracles que la vraie présence produit. Prenez-en profondément conscience.
Bonne pratique d’appréciation et de reconnaissance, envers les choses, envers les êtres.
Aujourd’hui, vous vous exercerez à modifier non les événements bien sûr mais vos émotions au regard de votre passé et donc aussi de votre futur et de votre présent. Rappelons nous que les émotions positives sont fragiles et demandent beaucoup d’entraînement.

Jeudi 16 novembre

Nous ne savons pas si la vie a un sens mais nous pouvons lui en donner un en faisant vivre nos trésors intérieurs, ceux qui émanent de notre nature véritable, de notre coeur de bouddha. Nous pouvons laisser libre cours à la créativité aimante de nos énergies intérieures, leur laisser rencontrer leur expression dans une action qui fait corps avec le mouvement qui les concrétisera en projets, en buts.
La méditation et les différentes formes de méditation nous introduisent et nous rendent sensibles aux énergies.
Il y a l’énergie tournée vers l’intérieur, les sensations, l’observation de ce qui s ‘élève en nous, dans la non agitation, la simplicité d’être à l’instant quand rien ne bouge. C’est une énergie réceptive, réceptacle, que l’on pourrait qualifier de féminine. Et il y a l’énergie tournée vers l’extérieur, le mouvement, la vision du monde, notre inscription dans celui-ci, l’activité, la concrétisation. On pourrait la qualifier de masculine.
Nous sommes les deux. Tout être, que sa forme soit féminine ou masculine, a besoin d’équilibrer les deux dans sa vie. Ces deux énergies ne s’opposent pas, elles se soutiennent mutuellement.
Tout véritable héros est d’abord féminin, à l’écoute de son coeur, du silence, de sa sensibilité, de son intuition, de ses qualités intérieures. Cette réceptivité aiguisée le secondera dans ses prises de décision, son action, ses orientations et décisions.
Lorsque l’une des énergies prédomine, elle a tendance à étouffer l’autre, ce qui durcit la personnalité. Si nous restons seulement dans l’énergie d’être alors facilement l’inertie, la paresse, l’inefficience, le manque de structure et d’incarnation aboutira à un sentiment de manque de force et de confiance.
A l’inverse, l’énergie masculine solidifiée rendra rigide, peu ouvert, enclin à la violence, à l’autorité aveugle dénuée de compassion. L’équilibre des deux est nécessaire. Ce n’est pas un équilibre mathématique mais adaptée, synchronisée aux situations.
dans l’approche des Cinq Racines, l’action synchronisée est la manifestation juste de ces énergies. Ce sont deux mouvements qui se raffinent, se ramifient et se radicellent en réseaux subtils (que nous n’aborderons pas dans ce court article).
Déjà pour commencer, nous pouvons nous demander comment nous ressentons ces deux mouvements, celui vers l’intérieur, celui vers l’extérieur.
Y-a-t-il un déséquilibre, une disharmonie? essayez d’évaluer dans votre quotidien comment cela se manifeste: trop d’action, voire d’agitation, sans avoir le temps de se poser, de ressentir vraiment, l’impression de se sentir dépassé?
Ou pas assez d’extériorisation, d’expression, de confrontation à la matérialité des choses, à la concrétisation de ce qui nous tient à coeur?
Aujourd’hui, nous pouvons décider de voir ce qui est inadapté dans notre façon d’être, en lien avec le fait de ne pas faire vivre harmonieusement ces deux énergies.
Par exemple, nous nous demandons quel est le rythme de notre journée? Prenons nous un temps de pause pour sentir la connexion avec notre intériorité et ses qualités avant de nous lancer dans l’activité quotidienne et professionnelle et relationnelle? réussissons nous à bouger, à agir, à aller vers des buts concrets, faisons nous ce qu’il y a à faire ou restons nous à trop rêvasser? Rêver c’est bien mais même dans un rêve il se passe des choses.
Ou encore nous laissons nous fasciner par tous les gadgets informatiques qui absorbent notre temps, qui phagocytent notre clarté d’action et de décision?
Tout est question de temps appropriés, de rythme, de limites, de structure et de liberté d’être, de faire et aussi de ne pas faire.
A nous de voir ce que nous souhaitons mettre en place : des petits temps de pause, un planning des actions de la journée, que l’on soit chez soi ou ailleurs. Peut-être les deux, en bonne intelligence des résonances du moment.
Belles connexions à tous les réseaux de réceptivité et d’activité de votre journée. Que les énergies circulent harmonieusement.

Vendredi 17 novembre

Aujourd’hui les feuilles tombent des arbres quand ce n’est pas déjà fait. C’est la saison des fruits et légumes de l’automne. Et je ne peux m’empêcher de laisser résonner en moi cette image que donne l’enseignement, qui nous compare à de petites feuilles ballotées par le vent du karma, aux graines semées et aux fruits récoltés.
Alors je vais laisser la résonance se dérouler encore une fois sur ce thème.
Lorsque nous accomplissons une action physique, verbale ou mentale, nous semons dans notre esprit une graine, nous laissons une empreinte. A moins de faire quelque chose pour empêcher son évolution, cette graine continuera à rester dans l’esprit pendant longtemps, même pendant de nombreuses vies, jusqu’au moment de rencontrer des causes et conditions qui la feront mûrir sous formes d’expériences, bonnes ou mauvaises.
Le pouvoir d’une action une fois accomplie ne se perd jamais et les résultats se manifestent en conséquence.
Comment savoir si une action est positive ou négative? si elle va engendrer du bonheur ou de la souffrance? Le karma est une action d’un genre particulier puisqu’il est une action avec une intention de l’esprit. Les actions négatives sont générés sous le coup d’émotions négatives comme la colère, l’attachement, la jalousie, l’ignorance, l’orgueil. Selon le degré d’intensité de ces émotions elles peuvent nous amener à tuer, à voler, à être infidèle, à mentir, à dire des mots blessants, à convoiter, à être malveillant, à développer des vues erronées.
La bonne nouvelle c’est qu’il existe pour chaque action négative la possibilité d’abord de s’en abstenir et ensuite de favoriser le comportement inverse, celui guidé par des intentions bienveillantes, respectueuses de nos engagements, surtout si nous avons pris des engagements de pratiquant dans la vie quotidienne ou de bodhisattva.
En clair, les mauvaises intentions de l’esprit génèrent des actions qui sont source de souffrance pour soi et pour autrui. Les bonnes intentions génèrent le bonheur et ses causes.
Les conséquences sont parfois immédiates et parfois non. L’ironie est que nous pouvons justifier une mauvaise action, la faisons passer pour bonne, aveuglés que nous sommes par l’intérêt pour nous-même et pensant échapper aux conséquences. Nous cumulons facilement les vents du mensonge, de l’ignorance, de l’avidité, de l’égoïsme en un seul acte. Ce n’est que plus tard que nous réaliserons que la loi du karma est inéluctable et que nous récoltons ce que nous avons semé, tôt ou tard. Ce n’est pas une punition mais la conséquence de nos actes.
Le karma c’est aussi la bonne nouvelle que nous pouvons changer, évoluer, faire mieux. Nous pouvons apprendre à semer des graines dont les fruits seront doux. Nous pouvons faire se lever des vents favorables, pour nous et autrui. La loi du karma est un précieux enseignement de libération et de transformation. Sur le moment, cela peut sembler terrifiant, de voir à quel point nous avons la faculté de nous leurrer, un peu comme si nous avions manger un fruit délicieux qui se révélait au final toxique, nous n’avions pas déceler le poison.
Nous serons à présent peut-être plus attentif, et plus conscient de l’interdépendance, plus responsable. C’est une bonne nouvelle.
Pourquoi je fais ce que je fais? quelle est mon intention? Dans une journée nous pouvons plusieurs fois nous poser la question.
Est aussi karma, ce qui n’est pas terminé, abouti, est resté en suspens, comme une parole, une action, une relation. Ce qui n’est pas achevé aura un impact et deviendra une boucle de souffrance dans laquelle nous tournerons jusqu’à ce que nous en sortions. Comment en sortir? toute la pratique est un moyen d’améliorer nos intentions et donc de trouver des portes de sortie.
Néanmoins, si nous ne faisons rien pour enrayer la négativité, alors le karma s’accroît. Il n’est jamais perdu.
Aujourd’hui par exemple, nous pouvons être attentif à ce que nous faisons, si cela est négatif, d’une manière ou d’une autre. Examinons nos actions : générons nous de la souffrance physique, prenons nous ce qui ne nous appartient pas, évitons nous de payer ce que nous devons, avons nous une conduite sexuelle inappropriée. Puis examinons les actions de la parole: paroles blessantes, mensonges, bavardages inutiles, moqueries. Enfin regardons nos pensées: ignorance ou déni, avidité, attachement, arrogance, justifications égoïstes, etc.
L’idée aujourd’hui est même de se laisser revisiter par tout ce que nous avons pu faire de négatif sous l’emprise de l’ignorance et des émotions négatives. Etalons les fruits sur la table de l’esprit et décidons de ne plus consommer ceux qui sont toxiques ou pourris.
Examinez et remontez le plus loin possible dans votre vie jusqu’à aujourd’hui. Peut-être ferez-vous des liens avec des situations actuelles.
Il n’y a pas de petites actions insignifiantes, tout compte. Reconnaissez vos erreurs, regrettez-les, en ayant le désir sincère de les rectifier et agissez en conséquence. Le soir prenez un moment pour faire votre examen de conscience, pour ne rien laisser d’inachevé de ce que vous avez à dire, à régler, à apaiser, à ordonner.
Bonne pratique sous le signe de la force active du regret qui réoriente la petite feuille que nous sommes vers les fruits doux et féconds d’une conscience sincère et compassionnée.
Que les bons vents de l’esprit aimant vous accompagnent et soient favorables à votre journée.

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