Conseils au quotidien – semaine du 6 au 10 novembre

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’accès facebook, voici les conseils qui ont été publiés au quotidien sur ma page facebook durant la semaine du 6 au 10 novembre. Retrouvez plus de conseils au quotidien.

Lundi 6 novembre

Dans la vie quotidienne nous savons que nous avons besoin de patience, par le fait même que nous en manquons terriblement.
L’agitation et le fait d’être toujours pressé génère de l’impatience, l’accentue et en même temps la recouvre, de sorte que nous ne la décelons pas toujours comme cause d’insatisfaction chronique.
Il y a l’agitation des activités à enchaîner et il y a aussi, même lorsque les choses sont calmes à l’extérieur, le désir qu’il se passe quelque chose d’excitant, sinon nous ne nous sentons pas vivant. Nous avons peur que la vie nous oublie. Nous attendons comme sur le quai d’une gare un train qui n’était pas prévu. Et la déception peut parfois, selon les situations, être rude, quand effectivement le fantasme révèle sa vanité.
L’agitation, l’impatience nous coupent de notre essence, de notre nature profonde, celle qui se révèle dans la capacité à simplement être.
Lorsque nous nous posons un temps dans l’assise, nous pouvons nous relier à la tranquillité du corps. Dans cette tranquillité du corps, nous commençons à nous apaiser, à sentir que nous sommes disponible, que nous sommes patience infinie et aimante.
Nous avons le temps de toucher réellement les qualités de notre nature profonde qui est réceptivité non agitée, amour non passionnel et patience foncière.
Cette patience est accueil de ce qui est tel que c’est. Elle dissout la frontière de l’impatience qui nous tend toujours vers autre chose à faire, à saisir.
Seule une patience douce et aimante peut panser nos blessures les plus profondes, celles que nous sommes seules à connaître dans le brut des sensations, dans la douleur de la chair, dans l’ébranlement organique que déclenchent la peine et le chagrin.
Elle nous protège de la peur de ne pouvoir affronter ce qui nous arrive, elle nous accompagne à faire humblement face, elle étreint la souffrance sans nous la cacher.
Elle nous apprend la lucidité en nous aidant à ne pas fuir, à ne pas sortir sans cesse de nous même pour trouver des refuges ailleurs et factices.
Elle n’est pas acceptation passive et démission mais au contraire elle apparaît comme le fruit d’une détente profonde et claire, comme la clairière du coeur dans laquelle nous pouvons nous poser un instant pour souffler, pour nous confier sans paroles, pour retrouver une intimité essentielle et la vérité de nous même quand tout nous fait douter.
Aujourd’hui, regardons comment entrer à nouveau dans la patience infinie de l’être si jamais nous perdons le contact. Nous pouvons revenir à la respiration, à la tranquillité du corps, où que nous soyons même quelques instants. Fermer les yeux, être silencieux, sentir l’espace de l’esprit qui ouvre à cette qualité de douceur disponible où se stabiliser, s’enraciner, se sentir protégé de toute forme d’agitation et d’angoisse.
Dans une journée, nous risquons d’être souvent pris dans le feu de l’impatience et l’irritabilité, ou la souffrance d’un inattendu qui nous peine.
Nous avons besoin de savoir rentrer chez nous, à l’intérieur, sentir que nous nous reconnectons aux qualités de la clairière du coeur. Cela peut commencer par la méditation et se poursuivre dans de courtes pauses de rappel.
Bonne journée dans la douceur claire et disponible à vous même de la patience qui tout caresse quand rien ne bouge.

Mardi 7 novembre

Nous avons facilement tendance à croire que nous sommes meilleurs que d’autres, voire les meilleurs. Nous sommes souvent emplis d’orgueil, laissant peu de place aux idées des autres. Nous sommes persuadés d’avoir raison. Nous ne doutons pas de nos certitudes. Nous doutons de tout sauf de nous-même alors qu’ici douter de soi serait juste reconnaître que nous ne savons pas tout sur tout.
L’orgueil, l’auto-chérissement de son ego à tout prix est aussi appelée vanité. Les vaniteux ont besoin d’attirer l’attention sur eux, de se faire remarquer. Ils parlent fort, rient fort, prennent beaucoup d’espace, au détriment des autres. Ils sont emphatiques et dédaigneux. S’ils ne sont pas en position de force, alors ils se retirent. Ils aiment imposer et ne cherchent pas la conciliation mais un contrôle avantageux pour eux.
Orgueil, vanité, arrogance reposent en fait sur une insécurité de fond. L’orgueilleux, en réalité, n’est pas du tout sûr de lui. Il oscille entre complexe de supériorité et complexe d’infériorité. Il se sent dans l’insécurité et a peur de ne pas être reconnu, accepté, aimé. Il a tendance à en faire trop pour cette raison. En réalité sa force n’est qu’apparente et basée sur une faiblesse.
Cette insécurité, cette peur du rejet sur lesquelles la personnalité a pris appui de façon dominante sont liées à des expériences de l’enfance.
Tous, nous avons pu nous sentir humiliés, transparents, rejetés, pas assez vus ni acceptés. Et ne rien trouvé d’aimable en nous même, tel que nous étions.
Comme tout ce qui se met en place dans l’enfance, sans pouvoir être choisi ni réfléchi, cette tendance risque de devenir à l’âge adulte un comportement pathologique et inadapté à des relations harmonieuses.
Notre époque flatte les arrogants, les orgueilleux, les vaniteux. Comment, vous n’avez pas la dernière voiture, le dernier gadget, le dernier mannequin à votre bras, le dernier bonheur en vogue, stéréotypé et encensé par tous les catalogues publicitaires et sources médiatiques possibles et imaginables? il y a de quoi se sentir petit, médiocre, insuffisant en comparaison.
Cela met en évidence un autre trait de l’orgueil, c’est de croire tous les mensonges où renifler une image extra-flatteuse de soi et gonflée à bloc.
On se croit supérieur et on juge les autres. On peut aussi se croire indispensable alors que personne ne l’est.
Nous pouvons essayer de déceler en nous ces tendances à l’orgueil, déclinées aussi comme vanité, prétention, amour de soi excessif, fierté,vantardise, et peut-être encore trouverez-vous d’autres subtilités dans cet attachement ravageur à l’ego blessé.
Comment travailler avec ces traits de personnalité pour qu’ils ne se raidissent pas encore plus avec l’âge? nous pouvons identifier les situations où l’on a peur d’être mis en échec, être attentif à comment nous nous sentons blessés par les paroles et les attitudes d’autrui de façon exagérée.
Nous pouvons aussi chercher une expression de l’orgueil comme, par exemple, lorsque nous donnons un conseil à quelqu’un alors qu’il ne nous a rien demandé.
Pour transformer cette tendance, nous pouvons apprendre à plus recevoir ce qui vient de l’extérieur. Ne pas tout prendre comme une offense ou comme un dû. Savoir recevoir et remercier. Ce qui demande, fondamentalement, de lâcher la saisie d’un soi. Régulièrement nous pouvons nous demander : qui souffre en moi? regarder, observer sans jugement ce qui réagit et souffre. L’accueillir avec bienveillance pour désamorcer les vexations.
Soyons serviables, écoutons les autres, mettons nous à leur place, restons ouvert, soyons humble, ne heurtons pas le point sensible d’autrui, mettons nous au service de choses qui nous dépassent sans attendre de retour.
Si nous voyons l’enfant blessé qui veut être accepté à tout prix, accueillons le, rassurons le.
Spirituellement, c’est un travail incessant et quotidien que de nous placer ailleurs que dans les identités douloureuses. Alors courage et bienveillance sur ce chemin d’entraînement, soyons humble et patient mais décidé.
Aujourd’hui demandez-vous, sans vous contorsionner pour le devenir : qu’y-a-t-il d’aimable en moi? et si vous ne le savez pas demandez à d’autres de vous donner leur avis.
Bonne journée sous le signe de l’amabilité à tout va.

Mercredi 8 novembre

Travailler sur son esprit et remettre en question certaines de ses habitudes demande du courage. Ce n’est pas pour autant que cela doit devenir grave et tellement sérieux que nous en oublions finalement de garder notre tranquillité d’esprit, joyeuse et disponible.
Certains philosophes ont dit que rire est le propre de l’homme. Rire et sourire sont des pratiques thérapeutiques et spirituelles que n’importe qui peut pratiquer quotidiennement. Non pas le rire qui se moque des autres, ou le rire désinvolte et arrogant des privilégiés insouciants des malheurs du monde, ni un rire jaune comme on dit, quoique parfois on puisse grincer des dents en souriant, ligotés dans des situations qui nous sont imposées. Pas un rire qui nous rabaisse, mais plutôt un rire qui laisse aller l’énergie et se réjouit du vivant de l’instant.
Si vous pratiquez régulièrement des exercices physiques, courir, marcher, ou autre, ou si vous faîtes du yoga, ou d’autres disciplines corporelles, ou simplement si vous vous asseyez en méditation suffisamment longtemps, votre esprit libérera une énergie joyeuse.
Vous voyez, vous sentez que vous avez l’esprit heureux. Que l’esprit heureux est votre vraie nature, paisible et libre. ce que l’on appelle parfois la sérénité. Il est alors facile que tout le visage se détente et sourit naturellement, lâchant les barrières ridées de la méfiance et du souci.
On dit que le plus court chemin d’un être à un autre est le sourire. Lorsque tout participe au sourire vous ressentez une profonde détente qui vous délivre de l’angoisse et vous fait expérimenter naturellement la douceur et la gratitude.
Dans la vie quotidienne, il arrive que nous perdions le sourire, que nous ne sachions plus rire.
Quand nous sommes trop grave ou trop sérieux, que tout devient tragique, nous pouvons nous rappeler la relativité de toute chose et apprendre à rire gentiment de nous-même, sans mépris.
Le sourire n’efface pas le malheur, il montre un autre versant des choses, à l’ombre il invite la muse qui s’amuse. Sourire, rire à gorge déployée, rire en lâchant le malheur, pour un peu de bonheur même quelques instants. Même quelques instants, cela vaut la peine. Si vraiment vous vous sentez dépourvu, regardez une comédie que vous aimez. Allez marcher, bouger, sourire au vent dans la nature, jouez avec un animal. Ressourcez vous dans ce qui est drôle et vous redonne le sourire quand d’autres choses vous l’enlèvent.
Aujourd’hui pensez à créer des traits d’union par le sourire, voire laissez quelques éclats de rire sur le trottoir pour que d’autres qui en ont besoin les trouvent et lèvent à nouveau la tête et les bras vers le ciel. Bonne pratique!

Jeudi 9 novembre

Comment commencer sa journée? au réveil ayez une pensée pour vos ancêtres car sans eux non seulement vous ne seriez pas là aujourd’hui mais vous n’auriez pas même la possibilité de suivre un chemin de transformation ni de pratiquer. La vie est un don précieux à partir du moment où nous l’acceptons et l’assumons vraiment, telle qu’elle nous a été donnée.
La pensée des ancêtres va au-delà de la famille actuelle, pour la simple et bonne raison que la plupart du temps il est difficile de se ressourcer dans ce qui est la source des conflits et des souffrances, des déséquilibres et des ressentiments. Bien sûr si vous trouvez du réconfort près des vôtres, c’est une bonne chose mais vous pouvez encore aller plus loin dans la reliaison à vos racines.
Penser à ses ancêtres c’est traverser le temps, la frontière qui sépare les vivants et les morts et toucher la paix, la réconciliation, la guérison profonde, juste par la pensée.
Nous pouvons demander à nos ancêtres, même si nous ne les avons pas connus, des forces, de nous aider à accomplir notre existence du mieux qu’il est possible avant de les rejoindre un jour.
Puis, nous irons sous la douche en pensant à ce corps arrivé nu et les mains vides et qui repartira de même, le moment venu. Nous en prenons soin, avec conscience et douceur. Nous le lavons en pensant que nous nous nous rendons neuf et frais pour commencer notre journée, que nous nous sentons bien dans notre corps.
Nous choisissons nos vêtements avec soin, ils sont nos alliés, l’apparence que nous présentons aux autres, le respect que nous témoignons à nous même et à ceux que nous allons rencontrer. Peut-être choisirons nous un accessoire en accord avec notre humeur du jour comme un gri-gri bienveillant. Oui nous aussi hommes et femmes modernes qui souvent courons dans les forêts des villes, sommes attentifs à ce genre de petites choses.
Puis nous allons pratiquer la méditation avant de déjeuner ou nous asseoir vingt minutes dans la tranquillité, nous rappelant que nous avons le temps, que changer son rapport au temps est le tout premier bénéfice de la pratique, le premier acte véritable de la transformation.
Arrivés à la fin de la méditation, de ce temps de pause, nous nous levons.
Restez debout les jambes écartées de la largeur de votre bassin, les bras légèrement écartés du corps et les paumes des mains ouvertes vers le ciel. Dites vous intérieurement : aujourd’hui je ferai tout mon possible pour rester dans l’ouverture et la non saisie, je serai attentif-attentive à ce qui viendra perturber ma tranquillité intérieure et j’agirai sur le champ. Puis fermez les mains et serrez les poings, sentez la tension dans vos poings fermés, vous pouvez même sentir que cela s’étend à votre mâchoire, puis relâchez doucement, ouvrez les mains, détendez l’ensemble du corps et rappelez-vous :
aujourd’hui je mettrai toutes mes contrariétés dans mes poings fermés puis je les ouvrirai en direction de la non saisie et je laisserai la respiration accompagner ce mouvement d’ouverture et de lâcher-prise.
Les intentions que nous implantons en nous au réveil, comme au coucher, sont très importantes pour déclencher des rappels de plus en plus naturels et faciles.
A la fin d’une méditation assise, il est bien de faire un temps, même très court, une ou deux minutes de méditation debout de non saisie telle que nous venons de la décrire. Cela permet d’intégrer à toute situation l’attitude de fond de la méditation.
Puis vous irez préparer votre petit-déjeuner qui sera une nourriture saine et favorable à la santé.
Vous mangerez en conscience de la chance que vous avez de vous rassasier chaque matin et en pensée vous offrirez avec gratitude à tous les êtres ce qui est le fruit de l’interdépendance, de notre lien à la terre et à tout vivant. Bonne pratique des rappels de la non saisie.

Vendredi 10 novembre

Dans quel état d’esprit finir sa journée et commencer sa nuit? bien terminer sa journée d’activité permet d’entrer dans une autre phase, un autre cycle, celui de la vie nocturne, du sommeil et des rêves.
Une fois que vous avez achevé votre journée, en rentrant chez vous, vous pouvez vous accordez un temps pour souffler, un temps de roue libre, un temps où laisser se déposer les flots de l’agitation.
Vous pouvez ensuite méditer si c’est votre habitude une vingtaine de minutes ou plus.
L’esprit détendu et revivifié, faites le bilan de votre journée, observant comment vous vous êtes comportés, comment vous avez réagi, de sorte à ne pas laisser de traces désagréables, d’émotions négatives dans un coin de votre corps, de votre coeur. Scannez intérieurement avec acuité pour débusquer les sensations, pensées, émotions en suspens. S’il y en a accueillez-les avec le désir de comprendre ce qui s’est passé et de vous réajuster à vos engagements initiaux. Quels étaient-ils?
Dans la voie des Cinq Racines, nous utilisons les questions en lien avec les cinq axes de notre expérience: aujourd’hui qu’ai-je compris? A quoi me suis-je reconnecté? Ai-je été bienveillant envers moi-même et autrui? Ai-je incarné mes valeurs? Ai-je été présent dans l’écoute de l’autre?
Ces questions permettent d’avancer sur le chemin du quotidien en voyant mieux les points sur lesquels nous devons travailler, nous améliorer. Cela nous aide à être honnête avec nous-même, à progresser sans nous juger.
Nous sommes actif et acteur sur la voie de la transformation qui demande que nous fassions ce genre d’effort afin de ne pas nous conforter dans les excuses de l’ignorance.
Vous pouvez tenir un journal régulier ou sur une période de vingt et un jours par exemple afin d’avoir une vision des changements qui s’opèrent en vous et dans vos attitudes.
Le soir mangez léger et de préférence tôt. Puis lorsque vous vous couchez et préparez votre corps pour la nuit, observez votre esprit, orientez le vers de bonnes et belles choses, nourrissez-le de pensées spirituelles. Sentez la chaleur de votre corps, la tendresse de votre âme, cette intimité avec vous-même est précieuse. Vous pouvez réciter un mantra, faire des souhaits pour tous les êtres.
Si dans la nuit vous vous réveillez, ou si vous avez un sommeil décousu, n’hésitez pas à vous asseoir en posture de méditation sur votre lit et à pratiquer. La nuit peut aussi nous révéler ce qui gît dans les profondeurs de notre esprit : cauchemars, inquiétudes, angoisses et toutes sortes d’émotions viennent se présenter à vous pour être apaisés, ne les grondez pas parce que cela trouble votre sommeil. Restez compatissant et observez, accueillez, incluez.
La nuit nous révèle que c’est dans la fragilité acceptée et regardée que se trouvent la force et la noblesse de notre solitude. La nuit nous fait approcher la mort et suscite des craintes, des peurs, souvent celles qui restent dissimulées dans la journée. C’est le moment des aveux à soi-même, en tête en tête quand rien ne nous distrait plus. Vivez ce moment comme un temps de pratique exceptionnel. Faites des souhaits, observez, approfondissez, lâchez-prise.
Ouvrez votre fenêtre, regardez le ciel, sortez marcher si vous êtes à la campagne. Ne déconsidérez pas la nuit, faites en votre amie, votre alliée, celle qui vous emmène sur d’autres versants de vous-même, dans un voyage de vérité et de beauté.
Aujourd’hui, dès votre lever laissez la nuit derrière vous en la regardant encore une fois et en la remerciant. Comment était cette nuit? Comment mieux préparer la prochaine? essayez de vous dire je vivrai la pratique à tout moment, sans privilégier le jour uniquement.
Voyez comment l’esprit est toujours présent et ne s’éteint jamais. Aujourd’hui demandez-vous comment mieux aborder la nuit, comment lâcher les idées toutes faites que vous avez sur l’obligation de dormir d’une traite Assouplissez votre relation à la pleine lune et pactisez avec l’argenté des étoiles qui veillent sur la terre. Bonne pratique de jour comme de nuit.

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