Conseils au quotidien – semaine du 30 octobre au 3 novembre

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’accès facebook, voici les conseils qui ont été publiés au quotidien sur ma page facebook durant la semaine du 30 octobre au 3 novembre. Retrouvez plus de conseils au quotidien.

30 octobre

Il y a une chose que nous pouvons cultiver chaque jour immanquablement, c’est la volonté de faire du bien. Vous allez me dire que c’est ce que vous essayez de faire, en tous cas, vous ne faites pas de mal, pas trop, enfin pas de mal volontairement, encore que, certaines fois il y a quelques résidus de souffrance au fond de l’esprit qui ne se dissolvent pas si facilement, enfin à vous de voir, interrogez votre miroir pour tirer tout cela au clair de l’esprit.
Examiner, reconnaître, travailler avec ses émotions négatives les plus fortes sont toujours un pré-requis à la motivation de faire du bien. Peut-être vous sentez-vous exalté à cette idée, alors modérez votre ardeur, car il est bon de rester équanime en toutes choses afin de ne pas céder à la sentimentalité qui se décourage aussi vite qu’elle s’était emballée.
L’amour et la compassion sont des dispositions naturelles qui, à la limite, n’ont pas besoin de stimuli extérieurs ou d’objets particuliers pour se manifester. C’est à partir de cette qualité d’être sans partialité et bien disposée que nous pourrons être juste dans nos actions.
Par exemple, chaque jour nous avons tous besoin d’énergie pour commencer la journée et faire nos activités. Nous pouvons décider d’être de bonnes fées, de bons génies qui donnons aux autres des bouffées d’énergie bénéfiques, qui impulsons le respect et la confiance en soi ou en tous cas qui avons conscience de pouvoir faire revenir le sourire sur un visage abandonné à la tristesse.
Nous nous influençons tous mutuellement. Inutile d’attendre que l’un des deux commence. Nous pouvons décider de complimenter quelqu’un sur sa tenue, sa forme, sa bonne mine, un petit détail qui pourrait passer inaperçu, nous le mettons en valeur. Cela demande de savoir voir l’autre et lui envoyer le signe que nous l’avons vu. Bien qu’il existe dans un éphémère transitoire comme moi-même, ce que nous partageons peut aussi être beau et appréciable à chaque instant.
Faire du bien sans chercher à en tirer d’auto-satisfaction, de valorisation personnelle, mais en réalisant que l’autre est un autre moi-même qui a les mêmes besoins. Je ne risque pas grand chose à prendre ce risque de faire un premier pas.
Par notre parole, nous pouvons faire beaucoup de mal mais aussi beaucoup de bien, en faisant l’effort de « mettre en mots », de formuler, de dire, et d’utiliser les paroles comme des baumes sur des plaies plutôt que de jeter de l’huile sur le feu.
Evidemment, cela demande que nous soyons sincère. Nous pouvons aussi nous parler à nous-même avec une bonté lucide. La vérité demande que nous ne nous aveuglions pas sur nos défauts.
Regardons comment nous nous parlons à nous-même, portons attention à notre parole intérieure, quand nous avons l’impression d’être en échec, quand nous nous sentons coupable, que nous avons des regrets, etc. peut-être cela nous rappelle comment d’autres nous parlaient ou pas, le silence pouvant être aussi d’une effroyable éloquence.
Laissez cela venir en vous aujourd’hui en vous « écoutant parler », c’est-à-dire en étant attentif au son de votre voix, à ses intonations, aux messages vrais ou confus ou ambigus qui passent, ou aux mensonges devenus des automatismes, ou écho de protections anciennes.
Soyez attentif aussi à comment vous recevez, avec vos petites antennes sensibles, la voix et les paroles des autres, ce que vous percevez de leur authenticité ou dissimulation. Voyez aussi comment une parole claire et bienveillante vous éveille à nouveau à votre propre énergie, vous y reconnecte. Cela sans jugement, d’autant plus que vous avez décidé vous, sans attentes de retour, d’être la fée ou le génie du bon jour d’aujourd’hui en offrant des bouffées d’énergie bénéfiques à travers votre parole, votre ton de voix, et même votre silence. Vous avez décidé d’utiliser le plus possible le langage du coeur à coeur saute-mouton par-dessus les obstacles et les maussaderies qui font chuter les tensions mutuelles jusqu’à faire chuter les tensions mutuelles pour de bon et laisser le soleil des sourires revenir.
Et si jamais vous vous apercevez que vous avez vraiment lancé beaucoup de malédictions, alors décidez pour une parole mal dite, pour un défaut de l’autre révélé, pour une moquerie cruelle, etc de payer votre dette, de rééquilibrer les échanges en trouvant trois bénédictions, trois paroles sincères et bienveillantes à dire au bon moment à l’autre que vous avez pu blesser. C’est ainsi que se maintiennent en forme les relations sous le charme des mots, des sujets, des verbes et des harmonies partagées. Que le jour vous soit bon!

31 octobre

C’est par le corps que nous allons à l’esprit, c’est par l’esprit que nous prenons soin du corps. Quand notre corps se tend, notre esprit se raidit. Quand notre esprit est fermé ou inquiet, notre corps se cuirasse ou manifeste des tensions musculaires quand ce n’est pas des troubles physiques plus spécifiques.
Il y a des moments dans la vie où nous ne sommes pas confrontés simplement à des aléas du quotidien mais à des crises majeures. Ce sont des moments où nous avons l’impression qu’une bombe explose dans notre tête, dans notre coeur, dans notre ventre. Il se peut que notre paix vole en éclats, que le sol se dérobe sous nos pieds, que nous ne puissions ni fuir ni combattre, qu’il n’y ait pas d’issue. Alors face à ces grands malheurs de la vie qui déstabilisent, comme la perte d’un travail, une séparation, une maladie grave, et bien d’autres, que faire?
De même que nous nourrissons notre corps et en prenons soin pour qu’il garde souplesse et équilibre, chaque jour nous pouvons apprendre à nourrir notre esprit, en réfléchissant au sens que nous attribuons à la réalité, à comment nous vivons l’impermanence, aux attachements dans lesquels nous sommes.
Dans la vie tout change, les emplois, les lieux, les gens et on ne choisit pas toujours à quel moment. Même si nous avons l’impression que cela est trop tôt, trop injuste, trop violent, nous ne pouvons que l’accepter.
Accepter n’est pas intérieurement se résigner mais revenir à la sagesse discrète de la pratique, faire de ce qui arrive l’opportunité de tester sa force émotionnelle.
Si nous pratiquons différentes formes de méditation, nous nous sentirons psychologiquement mieux armé pour faire face au malheur.
L’objectif de la pratique méditative n’est pas d’enlever la douleur ou la tristesse, nous continuerons à éprouver de profondes émotions, mais peu à peu il y aura un peu plus d’espace, même infime, où il sera possible de se détacher, de prendre un peu de recul.
Certaines situations semblent ne pas avoir de fin. nous avons déjà tous éprouvés cela, à un moment ou à un autre. Nous nous sentons enfermés dans la prison du malheur, Le corps et l’esprit dans une grande tourmente émotionnelle.
Cependant l’un peut aider l’autre, à condition de penser à nourrir chaque jour notre chair spirituelle et de penser à apaiser notre corps en nous posant, en respirant calmement. Comme chacune de nos mains participent à l’entraide, nous pouvons faire du corps et de l’esprit des alliés. Aller marcher, aller au contact de la nature se révèlent de précieuses aides pour retrouver un équilibre, même précaire.
Quand tout va bien, nous avons tendance à négliger la vérité des enseignements, et quand tout va mal leur manque d’intégration nous laisse démuni.
L’équilibre entre les deux est de pouvoir,chaque jour, quelque soit la météo existentielle, penser au sens profond de l’impermanence, du détachement, de l’illusion des bons comme des mauvais rêves. Et en même temps, pensons à nous servir de nos deux mains en inter-action pour ne pas rester accroché seulement là où ça fait mal. Nos pertes d’équilibre sont constantes, comme un funambule sur son fil, nous reprenons l’avancée, tirant leçon du fait que tout commencement a une fin et que toute fin est un commencement.
Aujourd’hui, observons ce qui va bien, tout en ayant conscience que cela, de toutes façons, ne dure pas. Alors inutile de s’inquiéter plus que de raison. Jouissons sans saisie de la félicité de l’instant donné. Oui mais cela n’a rien de futile ou de superficiel, bien au contraire car nous mesurons parfaitement que cette félicité est le fruit de la sagesse et de rien d’autre. Certainement pas du déni émotionnel.
Comme les feuilles tombent des arbres, observons en nous le processus de laisser aller les attachements au bonheur comme au malheur. Nous pouvons nous demander : quels sont les attachements les plus forts aujourd’hui? Qu’ai-je besoin de renforcer dans ma pratique pour faire face aux pertes de la vie? Et de façon plus poétique, comment recevoir la sagesse de l’automne, comment résonne-t-elle en moi? Bonne pratique du vent, chères petites feuilles, qu’il soit bon et balaie tous vos soucis, vous ramenant à l’instant sans attache.

1er novembre

Dans la vie de tous les jours, nous avons de nombreuses habitudes. Bien sûr, chaque jour nous refaisons des actes du quotidien comme préparer un repas, aller au travail, faire des courses etc.
Certaines habitudes n’ont rien de négatif, ce sont elles qui font rouler le quotidien. Cependant, il est facile de faire des habitudes des automatismes qui nous coupent du présent. Vous me direz, ce qui est important ce n’est pas tant les actes en eux-mêmes que l’esprit dans lequel nous les accomplissons. C’est vrai.
Néanmoins pour rester attentif et l’esprit ouvert, nous pouvons décider de changer ce qui peut l’être dans notre façon habituelle de procéder. Peut-être ferons nous des découvertes! Par exemple, nous pouvons changer l’itinéraire d’un trajet quotidien ou prendre son café à un autre endroit.
Changer quelque chose dans sa routine quotidienne aide à garder l’esprit frais et curieux, présent à l’instant. Nous remplaçons les yeux de l’habitude par les yeux de la première fois. Nous explorons le familier comme inconnu et l’inconnu comme familier.
Quitter des habitudes ou faire autrement, même si c’est quelque chose d’anodin, nous confronte à sa manière, à la peur de lâcher ce qu’on connaît pour ce que l’on ne connaît pas. L’idée est de regarder les tendances aux automatismes qui nous coupent de la présence. Cela ne signifie pas qu’il faut tout changer dans sa vie pour vivre l’instant présent, loin de là! il y a des enracinements bénéfiques qui génèrent bien-être, protection et stabilité et sont un bon terreau pour la pratique. La répétition des mêmes gestes et l’ennui jouent aussi un rôle dans l’entraînement spirituel quotidien. Ceci afin de stabiliser une expérience dont le propos est justement de rester ouvert et frais, présent à l’instant. C’est là le paradoxe. Une pratiquante me demandait dernièrement comment ne pas s’ennuyer dans la pratique de la méditation tous les jours? en observant celui ou celle qui s ‘ennuie en nous, et voudrait de la nouveauté factice et plus excitante. La fébrilité de l’ego veut brûler la chandelle par les deux bouts,même à 7h du matin. Or la pratique nous ramène au cercueil. Vous paraissez mort mais en fait vous êtes bien vivant et vous vous relevez décidé à le rester pour toute la journée. Ne pas s’identifier à celui ou celle en nous qui s ‘ennuie, ne pas prendre l’habit, le rôle mais juste regarder ces faux désirs de changement comme de l’agitation face à la possibilité de n’être rien si notre vie n’est pas trépidante. C’est un peu le mal de l’époque.
Par contre, lorsque nous sommes dans certaines activités lénifiantes de la journée, rappelons nous de rester frais en n’étant pas toujours si prévisible dans notre manière de gérer le quotidien. Encore une maxime de l’Entraînement de l’esprit qui me vient à ‘l’esprit : ne sois pas si prévisible. Donc aujourd’hui, observez quel automatisme vous pourriez et aimeriez changer de sorte à vous sentir plus libre, frais et neuf dans l’instant. En général nous en avons facilement l’intuition sauf que nous ne passons pas à l’acte. Ce n’est peut-être pas grand-chose mais cela ramène de la fraîcheur et de la joie dans l’esprit. Bonne journée sous le signe des morts qui s’éveillent, avec du cuisiné sur place plutôt que du réchauffé d’hier.


Aujourd’hui est un jour propice pour commencer un autel des ancêtres. Cela n’exige rien de compliqué.
Dans un endroit de votre maison, au calme, sur une étagère vide par exemple ou au-dessus d’un petit placard, faites une place pour installer de petits objets ayant appartenu aux membres de votre famille des générations précédentes. Cela peut être des photos, des bijoux, des objets quelconques.
Si vous n’avez rien, vous pouvez aussi décider de choisir des symboles qui vous inspirent pour représenter la présence des ancêtres.
Vous pouvez aussi faire participer les éléments, mettre une bougie (feu), un caillou (terre), un coquillage ou une coupelle d’eau (eau), de l’encens (air). Vous pouvez compléter avec des objets liés aux pays, aux cultures, aux lieux dont sont originaires vos ancêtres. Suivez votre inspiration. Faites confiance à votre coeur.
Chaque jour vous penserez à rafraîchir vos offrandes. Si vous avez mis une coupelle d’eau, la vider le soir et la renouveler le lendemain. Vous allumerez une nouvelle bougie et un nouvel encens. vous ne laisserez pas la poussière s’installer. Bref vous serez présent et respectueux.
Si vous ne pensez pas pouvoir chaque jour entretenir cet espace alors vous exprimerez clairement que vous ne faites cette installation que pour aujourd’hui ou pour une semaine par exemple. Car il n’est pas bon, pour les morts comme pour les vivants d’ailleurs, de ne pas honorer ses promesses et de laisser les maisons sales et vides, en y abandonnant les êtres que l’on y avait invités.
Puis vous vous inclinerez et adresserez une prière, demandant à vos ancêtres de veiller sur vous, votre famille et tous ceux avec lesquels vous avez des liens, les remerciant pour la vie qui vous a été transmise, leur assurant que vous leur faites une place dans votre coeur, qu’un jour vous les rejoindrez mais pas tout de suite, qu’ils veillent sur vous et vous aident à accomplir votre destinée pour le bien de tous.
Cette prière n’est qu’un exemple de l’esprit avec lequel nous pouvons nous adresser à nos ancêtres, que nous les ayons connus ou pas.
Je vous invite à faire la vôtre avec des phrases simples, essentielles, qui partent du coeur dont vous pourrez vous rappeler et redire à l’occasion.
Vous pourrez ainsi vous reconnecter à la source originelle de la vie, grâce aux ancêtres et bien au-delà d’eux encore.
Si vous le souhaitez, vous pouvez partager en commentaire, votre prière qui sera, à n’en pas douter, source d’inspiration pour nous tous. Merci à vous.

2 novembre

Certaines personnes pensent que vivre dans le présent est une idée séduisante mais qu’elles n’ont pas les conditions qui le leur permettent. Comment vivre dans le présent quand on est dans une relation difficile, dans une situation précaire ou que l’on déteste son travail?
Bien sûr, nous pouvons nous sentir, à certains moments de notre vie, dans des conditions qui sont difficiles et que nous ne désirons pas. Que faire? les conditions extérieures peuvent vraiment être décourageantes.
A l’inverse, nous pouvons nous demander : est-ce que les gens qui ont des conditions qui nous semblent idéales sont vraiment heureux et vivent dans l’instant présent pour autant? les choses sont plus complexes que leurs apparences. Nous avons tendance à être fascinés par les conditions extérieures et surtout celles que nous n’avons pas.
Il est possible d’apprendre à regarder nos attentes, nos exigences, les contrats que la vie ne remplit pas et qui nous laissent sur le quai de la gare sans jamais prendre le train de l’instant présent comme des conditions que nous nous mettons à nous-mêmes plus paralysantes que les vraies.
Evidemment, nous pouvons souhaiter améliorer les choses, ce n’est pas la question. La question est comment ne pas se bloquer soi-même dans une impasse par manque de nuances.
Même si nous vivions comme dans un rêve, nous ne serions pas heureux ad vitam aeternam car les conditions sont toujours défectueuses et changeantes.
Cela ne signifie pas que nous ne devons pas chercher à améliorer notre situation. Justement en lâchant prise sur nos attentes et en nous concentrant sur ce que nous avons à accomplir maintenant, la petite tâche que nous avons à faire, nous avançons en cessant de nous comparer, l’esprit libre de frustration, et nous sommes plus à même pour faire bouger les choses.
Il arrive que nous nous sentions démunis, mal lotis, désavantagés, au fond du trou. Répétons le : si nous pouvons faire quelque chose pour sortir de cette situation faisons le.
Et sinon, ne laissons pas le poison de la jalousie s’immiscer dans des comparaisons, des attentes et des exigences qui peuvent être sans fin. La jalousie nous empêche d’apprécier nos propres qualités et nous fait croire que d’autres nous dépouillent de ce que nous pourrions avoir. Ne nous laissons pas paralyser par l’impuissance que nous nous imposons à nous même. Celle-ci est plus terrible que toutes celles que nous subissons. Elle nous fait renoncer à nous même, à notre propre pouvoir.
Peut-être y-a-t-il des éléments positifs autour de soi que nous ne voyons pas car notre esprit est accaparé par le fait d’attendre quelque chose sans toujours savoir quoi précisément. Et cela peut durer longtemps de passer à côté de sa vie, celle qui est la nôtre maintenant.
Aujourd’hui nous pouvons régulièrement nous dire quand notre esprit s’assombrit, sous le poids de la fascination des conditions extérieures ou de celles que nous n’avons pas : pourquoi ne pas être heureux maintenant? pourquoi ne pas retrouver notre propre pouvoir?
à cette invitation, peut-être le ciel de votre esprit se dégagera et vous vous sentirez apaisé, réalisant que de petites choses anodines dans votre environnement peuvent vous apporter du soutien, vous reconnecter au moment présent avec simplicité. Ne passons pas notre vie à attendre ou à nous comparer à d’autres, soyons heureux maintenant. Trouvons des ressources, là où nous sommes, sur place, plutôt que de les fantasmer.
Bonne journée, dans l’attention et l’appréciation de tout ce qui nous entoure au quotidien et que nous ne voyons pas d’habitude. Chant d’oiseau sur aile de givre.

3 novembre

Chaque jour, nous perdons beaucoup d’énergie et de temps dans la parole. Parler des autres, donner son avis sur tout alors que l’on n’en a pas forcément, commenter systématiquement l’actualité, bref nous agissons parfois comme si nous masquions un grand vide, un grand trou de peur d’y tomber.
Le silence nous met mal à l’aise, nous angoisse, nous panique. Nous le voyons comme un manque de communication, une gêne, quelque chose qui ne devrait pas être surtout si nous sommes avec d’autres. Il est fréquent que nous cherchions quelque chose à dire alors que nous n’avons rien à dire de spécifique. Ce n’est pas pour autant que nous ne sommes pas là.

Le silence n’est pas l’absence de communication, d’ailleurs souvent il dit beaucoup de choses. Il peut être le signe d’un malaise avec nous-même, un peu comme si nous toute cette énergie dispersée à l’extérieur dans la parole nous empêchait de rentrer chez nous, à l’intérieur, une fois la fête terminée. Nous n’avons rien à dire, nous en voulons pas rentrer seul à la maison, nous voulons encore des amis pour continuer à rester loin de nous même créer un bonheur artificiel. Bien sûr cette tendance n’est pas consciente jusqu’à ce qu’elle se découvre justement lorsque nous acceptons de nous donner au silence. C’est une forme de dépouillement, de renoncement à la toute puissance fascinante de la parole.

Si nous savons être présent, détendu et bienveillant, alors le silence, même entre deux personnes, est une communication subtile et vivante, de présence à présence, d’esprit à esprit, de coeur à coeur, selon les situations.
Nous avons tous fait l’expérience de la difficulté à communiquer, à savoir mettre des mots et les bons pour être entendus avec facilité et bienveillance. Le silence aide souvent à y voir clair, comme le rappelle l’adage bien connu, de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Les mots ne sont pas anodins, il est bon qu’ils composent avec le silence pour sonner juste.

Revenir au silence dans une journée est une bonne pratique qui teste l’amitié avec soi. Vous pouvez revenir à vous-même dans l’immobilité de votre nature profonde, sans peur. la vie extérieure peut continuer à bouger, peut continuer son mouvement, vous restez stable et spacieux.
Nous pouvons ressentir, en nous y abandonnant, combien cette expérience du silence est forte et nous enracine dans un profond sentiment de paix intérieure.
Lors des retraites de méditation, nous pratiquons le silence. Il est possible alors de voir comment la parole est puissamment investie de toutes sortes de stimulations et d’automatismes relationnels. Passées ces phases d’excitation et de frustration, il est fréquent de découvrir que la connexion au silence apporte une détente inattendue et libératrice. Plus besoin de chercher des contacts artificiels, ni de se soucier de l’image de soi, ni de maintenir des codes relationnels sociaux pesants devenus des entraves à la confiance en soi et en autrui.
Nous voyons alors que le silence partagé va au-delà des clivages quelque soit la nature de ces clivages, et que la bienveillance, la paix, la gentillesse, le respect de soi et d’autrui circulent librement. Nous nous faisons plus confiance car libérés de tout ce que la parole véhicule en fait aussi de contraintes, nous nous retrouvons libre de laisser le silence défaire les artifices et nous pouvons nous relier à nous même avec plus de vérité.
Aujourd’hui essayez de garder le silence pendant une heure par exemple, ou le temps que vous décidez qui est possible pour vous. Nu de parole, dans la vérité du silence, touchez votre être profond. Sentez les qualités qui émergent du silence et comment ensuite vous serez attentif à reprendre la parole, quel sera le premier mot ou la première phrase que vous allez dire? A quoi ou à quoi est-elle destinée? D’où émerge-t-elle en vous? vous pourrez écrire le retour de cette expérience, le soir tranquillement, dans le silence, sur votre cahier ou carnet, confident sur votre chemin.
Bonne pratique de la reconnexion à l’écoute du silence qui vous ramène chez vous, à votre vraie nature paisible et sans artifices.

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